Télé d'antan & Outils d'aujourd'hui

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dimanche 11 juillet 2010

La culture du meilleur (moyen): Internet et acquisition des savoirs

simultané Lecture ce matin d'un article du New York Times: The Medium is the Medium, signé David Brooks (8 juillet).

Il y est question d'études menées auprès d'étudiants et d'enfants scolarisés, soulignant l'importance de la lecture et d'environnements (familiaux, culturels) riches en livres, qui favorisent une meilleure réussite scolaire et une meilleure éducation/acquisition des savoirs.

Il y est donc aussi question de l'influence de l'usage grandissant d'Internet et du Web sur l'acquisition des dits savoirs auprès du même public. Extrait de la conclusion (traduction rapide et libre):

Right now, the literary world is better at encouraging this kind of identity. The Internet culture may produce better conversationalists, but the literary culture still produces better students.

Actuellement, l'univers de la littérature est encore le meilleur moyen pour développer ce type d'identité (ie: savoir distinguer ce qui est plus important de ce qui l'est moins). La culture Internet peut sans doute favoriser des communicants, mais la culture littéraire produit toujours de meilleurs apprenants.

Il s'agit aussi bien-sûr d'interrogations sur culture classique (occidentale) vs culture numérique, Internet vs Livres ...

Excepté le fait que...

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lundi 7 décembre 2009

Science et Histoire

Schrodinger Titre explicite, non? D'aucuns vont peut-être me dire que je sors de mes sujets de prédilection en m'avançant sur le terrain qui serait glissant des sujets d'opinion.

Je fais en tout cas référence aux discussions en cours sur la proposition qui consisterait en France à supprimer les cours d'Histoire pour les terminales scientifiques

Le problème est que ceci, finalement, n'est pas tant un sujet d'opinion qu'un sujet de fond et qui ne date pas d'hier - loin s'en faut!

Il entraine à sa suite tellement de fondamentaux que cela va être difficile de les organiser pour vous en rendre compte.

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lundi 16 novembre 2009

Calendrier Maya

calendrier_Maya S'il est une chose que je ne peux passer sous silence en ce moment, c'est la vague qui déferle - si j'ose dire! - avec la sortie du film 2012, et le florilège d'incongruités sur les Mayas qui l'entoure.

Je suis allée voir le fameux film ce week-end, entrainée par ma progéniture.

En ce qui me concerne, j'ai plutôt tendance à éviter les films dits "catastrophe", où les scénarios se répètent à l'identique, aussi reconnaissables que la catastrophe qui va anéantir la terre ou la galaxie, c'est selon.

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jeudi 23 juillet 2009

Twitter, c'est pour les vieux!

family Échanges et discussions récentes - et familiales - avec des jeunes (28-30 ans) et des plus jeunes (13-15 ans) autour d'Internet.

Ce qu'ils utilisent et comment ils l'utilisent.

Utilisateurs familiers, mais modérés (infos, blogs, forums, partage de photos, écoute de musique, jeux en ligne, vidéo).

Le but n'étant pas de faire une pseudo étude marketing, non, juste de pointer deux, trois choses. Un petit billet comme ça, un peu léger - (en attendant de prochains instantanés numériques!).

Évidemment, Facebook, vient rapidement dans la discussion (pour les trentenaires, les plus jeunes ne s'y intéressant pas et heureusement), puis Twitter.

(30 ans) - Ah! Oui, j'en ai entendu parlé. Est-ce que c'est comme ces trucs sur Facebook où les gens racontent ce qu'ils font? Du genre "j'ai bien dormi", "il fait beau chez moi"? Quel intérêt?!

(14 ans) - Oui, on connaît, mais on n'y va pas.

(moi en direction des 30 ans) - Venez, je vais vous montrer un peu Twitter, c'est autre chose, ça dépend de qui vous lisez/suivez, il y a des tas de choses très différentes, etc.

Démonstration faite, 10 minutes plus tard:

(30 ans) - Ah! ben oui, c'est bien ce que je pensais: Twitter, c'est pour les vieux!...

Bon, d'accord! Quelqu'un a-t-il un outil pour les jeunes alors? Parce que là, oui, j'ai pris un coup de vieux!! (<-et je ne "suis"(follow) pas que des "vieux", je vous rassure).

Poursuite, sur la question de l'identité numérique.

(30 ans) - Oui, je "protège" souvent mon profil, je fais attention à ce que je publie. Ah! Mais je ne savais pas qu'on pouvait trouver autant d'informations sur quelqu'un en cherchant sur Internet, quand même! (<- après une petite démonstration).

(14 ans) - Tu nous prends pour des nubs!! - <-à ne pas confondre avec noobs, donc -. On est au courant. Et puis l'exemple "tu ne sais pas ce que tu seras dans 20 ans", OK, et alors, on a le droit de changer, non?

Et vos mots de passe?

- (30 ans) - Heu, ben j'en ai un seul pour tous les sites où je vais.

- (14 ans) - Ils sont tous différents, des fois qu'on se fasse hacker un compte, pas la peine de simplifier les choses!

Et la musique, vous l'écoutez comment:

- (30 ans) Deezer

- (14 ans) Deezer

- (moi) Blip.fm (<- ben oui, quoi!)

Moralité: y-en-t-a-il une à ces petits échanges familiaux? Je ne sais pas.

La génération 13-15 ans semble bien avertie en tout cas, et la 28-30 ans ne semble pas exploiter toutes les possibilités offertes, mais, tous s'en servent et y tiennent, et considèrent aussi que c'est un formidable outil d'échanges et de liens.

Moi, je dis ça comme ça...

Crédit Illustration: photo Luigi Diamanti - copyright photoXpress

vendredi 10 juillet 2009

Burn after viewing

Merry Et voilà... les ministres changent, Hadopi reste, c'était prévisible.

Pour le détail des mesures qui ont été adoptés par le Sénat le 8 juillet concernant Hadopi 2 - comme on l'appelle maintenant - , voir par exemple par ici, ou bien ici .

Je ne sais pas si c'est parce que je viens de regarder un film des frères Coen - en DVD, acheté, dois-je préciser -, Burn after reading (excellent, au demeurant), mais, pour ceux qui le connaîtraient, son côté surréaliste doit m'influencer: Hadopi 1, Hadopi 2 et leurs ajustements, leur lots de rebondissements, la gestion de crise,...

En tout cas, si vous me lisez et que vous n'avez seulement qu'une vague idée de ce qu'est la loi dite Hadopi - 1 & 2 à ce stade, donc -: poursuivez, vous êtes concernés.

Car, voilà encore un des paradoxes de ce projet de loi qui fini par ne plus en être un (projet): dans l'esprit, ces textes sont censés faire - disons, diminuer à défaut d'éradiquer - le téléchargement illégal des œuvres audiovisuelles sur Internet, en France.

Finalement, c'est un peu comme les radars signalés sur les routes: la peur du gendarme a fait ses preuves.

Le problème ici c'est qu'Internet est - peut-être - un peu plus complexe qu'une voiture (non?!).

Prenons par exemple la mesure qui nomme "le délit de négligence caractérisée"(<- oui, le politique devrait savoir que ceci va faire long feu): si votre connexion n'est pas assez sécurisée, vous êtes (serez) considéré comme responsable, si il y a téléchargement illégal depuis votre ordinateur, enfin, votre adresse IP, dont - j'espère - vous savez ce que c'est. Sinon, il ne vous reste plus qu'à suivre des formations accélérées (certains vont se frotter les mains), d'ailleurs, c'est peut-être une sorte de pédagogie moderne pour favoriser l'accès au numérique après tout, ou le développement des sociétés informatiques, allez savoir!

Mais, reprenons.

Du côté "sécuriser votre connexion":

- c'est simple, et il est entendu que c'est de bon sens - voyons - il faut que chacun apprenne à être responsable et à faire attention.

- mais... ça se complique, car ceux qui savent, savent (que depuis bien longtemps c'est assez facile "d'emprunter" l'adresse IP de quelqu'un d'autre, ou de télécharger ni vu, ni connu, et, qu'en matière de sécurité d'accès Wifi le niveau est équivalent à, disons, un vieux cadenas sur une porte branlante).

- et ceux qui ne savent pas alors? A savoir justement, beaucoup de parents (et rappelons que la population qui utilise Internet - par chez nous - est de plus en plus âgée, tendance qui sera amenée à s'accentuer). Sans parler de ceux qui savent, sans savoir: évidemment qu'il ne faut pas télécharger illégalement, donc, ils posent l'interdiction, mais, si elle n'est pas respectée par leur progéniture, comment faire? (posez un cadenas sur l'ordinateur, si, si).

Les dits parents qui ont aussi connu l'époque - soit dit en passant - où l'on copiait des VHS (je te fais une copie?), sans toujours trop savoir, et où l'on croyait également, par ailleurs, que ceci allait faire disparaître cela.

Les dits parents qui regardent la télévision en payant certes - normalement - une redevance qui est quand même globale, permettant une offre large.

Ce qui supposera donc in fine en cas de délit, une suspension d'abonnement, ce qui voudra dire que l'ensemble d'un foyer français sera privé d'accès à Internet. C'est dissuasif, non? Espérons que cela n'arrivera pas trop souvent, sinon le développement du numérique (France numérique 2012), risque d'être quelque peu malmené. Comment? Je grossi le trait? C'est vrai. Mais, attendons de voir les cas de figures générés, qui ne manqueront pas de soulever bien des questions ubuesques (<- pour les juges notamment, dont on aurait préféré que les créations de poste soient portées sur d'autres domaines de la vie civile ou pénale car, vraiment, il y a des manques plus importants).

La seule chose qui soit quelque peu différente, c'est cette petite phrase de notre nouveau ministre de la Culture (cité par o1net. ), qui déclare qu'après le 21 juillet et le passage de la loi devant l'Assemblée, ce sera « l'étape de la discussion pour la meilleure rémunération des créateurs et pour la meilleure diffusion des offres à l'usage des internautes ».

L'inverse eu été plus simple (en 1 la réforme, et non l'urgence répressive). Enfin, si ceci veut dire, chantier ouvert pour mettre fin aux résistances et aux positions arqueboutées (ie moderniser notre gouvernance du numérique?), alors, tout n'est peut-être pas perdu... il serait temps car, ce faisant, d'autres n'attendent pas, inventent, mettent en place des contenus et une économie, proposent des accès gratuits et légaux (et pas uniquement quelques "best sellers" toutes catégories confondues).

Allez, en guise de conclusion, une bande annonce du film cité plus haut: Burn after reading... Espérons que non pour ce billet!

EDIT: un petit ajout en provenance de PC inpact sur la "sécurisation de son réseau" et la "négligence caractérisée", à lire.

Crédit Illustration Photo Aaron Kohr - copyright PhotoXpress.

mercredi 17 juin 2009

Explication de texte

next_generation Lu hier soir - grâce à Playmogeek sur Twitter - un article paru dans l'édition électronique de Le Point, signé Emmanuel Berretta dans Media 2 (daté du 16 juin): Hadopi: ce que mijote Christine Albanel.

Je ne vais pas entrer ici dans ce qu'explique très clairement l'article du Point sur les sanctions maintenant envisagées (pénal et suspension d'abonnement), qui seront le 24 Juin soumises au Conseil des ministres. Non, je vais m'arrêter sur deux citations.

La première est du Ministre de la culture, extrait de l'article:

Il n'a jamais été question d'empêcher 100 % du piratage", répète-t-on rue de Valois. "Nous sommes bien conscients qu'il y aura toujours des petits malins ou des férus de logiciels pour contourner la loi. Nous espérons que le père ou la mère de famille dont les enfants piratent les œuvres sera responsabilisé par les avertissements et prendra les mesures de protection nécessaires afin d'empêcher que le téléchargement illégal se renouvelle.

Alors, reprenons, dans le texte (ce doit être mon côté littéraire!):

- "les petits malins" ou les "férus de logiciels", certes, il y en a, mais cela fait dix ans que les informaticiens, programmeurs, développeurs, dépanneurs informatique, ingénieurs - et j'en oublie - peuvent vous expliquer "comment craquer une Livebox pour les nuls", par exemple (et d'ailleurs certains l'ont largement fait sur le net). Les 24 chiffres des clés, et des combinaisons limitées de 0 à 9 et de A à F - je ne rentre pas dans le détail! - , font que c'est quasi un jeu d'enfant que de se glisser ensuite sous votre IP (générée par la dite Livebox). Ils le savent tous, ne s'en portent pas plus mal, et ne sont pas paranoïaques - c'est plutôt souvent le contraire d'ailleurs.

Si j'insiste sur cela, c'est pour rappeler que, d'une part, il ne s'agit pas que d'exceptions ou uniquement de "petits malins" (je vais y revenir), et, d'autre part, que la preuve sera bien difficile à faire si ça vous arrive (comme beaucoup l'on déjà souligné, mais enfin, je pense qu'il convient de le dire à nouveau).

Sur la seconde partie qui concerne "le père ou et la mère de famille": je me sens concernée puisque j'en suis une (mère de famille!). Mais, en ce qui me concerne, si j'explique à ma progéniture qu'il est hors de question de pirater, ce n'est pas grâce ou à cause de cette loi et de "la peur du gendarme". Et si d'aventure je devais, - comment déjà - "prendre les mesures de protection nécessaire", je n'en vois guère qu'une: ne plus avoir d'ordinateur (c'est à peu prés la seule absolument sûre). Parce que sinon, quoi?

Et, en ce qui me concerne, j'ai la chance d'avoir pu poursuivre des études! A Bac+5, je suis un peu "outillée". Mais, imaginez ceux qui le sont moins. Ceux qui connaissent moins Internet et qui ont des enfants (et des adolescents, parfois plus que difficiles), il y a de fortes chances que ça "leur tombe dessus", et ce sont encore eux qui seront les plus démunis face au juge ou à l'expert. Sans oublier bien-sûr qu'il n'y a pas que les enfants qui téléchargent, loin de là.

Et puis, surtout, tout ceci ramène sans cesse à tout cela, à savoir, cette seconde citation, que l'on doit au directeur général de la SACD (Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques), Pascal Rogard*:

(...) C'est justement en ramenant vers l'offre légale une partie des internautes que la loi Hadopi crée les conditions économiques d'un essor des plates-formes payantes. C'est par ce biais que la création artistique trouvera de nouvelles ressources.

Je suis loin d'avoir son expertise en la matière, mais cela m'étonnerait beaucoup. C'est "prendre le problème" à l'envers. Quand on sait par exemple qu'aujourd'hui en matière d'audiovisuel sur Internet (de production de contenus aidés) le CNC (Centre national de la cinématographie) ne peut subventionner que s'il y a au préalable une télédiffusion "classique".... Pourquoi? Parce que les taxes prélevées le sont traditionnellement auprès de ces médias (ces taxes financent les aides). Donc, pour produire du contenu audiovisuel subventionné sur Internet, il faut d'abord une diffusion télé!

C'est un exemple - parmi d'autres - du chemin qu'il faut parcourir et des réformes à mener (et celle du droit d'auteur et des modes de rémunération adaptés), qui ne sont toujours pas faites, en concertation, en y associant l'ensemble des acteurs concernés. Les travaux qui ont été menés jusqu'ici sont restés en cercle fermé (si, trop fermé).

Et puis "création artistique", qu'entend-t-on par là? Les plateformes payantes en question ne seront pas dédiées aux "créations originales" mais plutôt aux séries, fictions, etc, très largement "grand public". Qu'est-ce qui est piraté? Spiderman ou un portrait d'écrivain français?!! Allons. De quoi parle-t-on?!

Faites le tri.

EDIT * Pascal Rogard, dont le fils, Martin Rogard est Directeur France de Daily Motion (source janvier 2009).

Crédit Illustration everystockphoto.com

vendredi 24 avril 2009

@Web 4 bonnes raisons (bis repetita)

Réforme Je viens de lire via Twitter, Slate.fr qui publie aujourd'hui la réponse de Jean-François Coppé au courrier de Plume, pseudonyme de Nolwenn Tavarson (Bretagne), jeune lycénne de 17 ans, qui le lui avait adressé via le site.

Les commentaires étant fermés, je commente d'une certaine façon ici, parce qu'il est important de décrypter et d'échanger sur la question.

Qui parle: Jean-François Coppé, député, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, promoteur, s'il en est, du projet de Loi Hadopi.

A qui parle-t-il: A une jeune fille de 17 ans (terminale S) qui défend la culture numérique à laquelle elle appartient.

Politiquement: choisir de répondre (même s'il a été - après tout, pourquoi pas - touché par ce courrier) à la jeune génération est potentiellement:

- voulu et affiché comme pédagogique (jeune public + la piraterie n'est pas bien).

- pensé pour marquer une démarche positive et ouverte (et pas, répressive et non réformatrice).

- fait juste avant le week-end, et la semaine prochaine qui va marquer le retour de cette proposition devant le Parlement - sans compter la publication concomitante du livre de Jean-François Coppé: "Un député ça compte énormément" (Albin Michel) où, d'après A.Duhamel (RTL - 7:45), l'auteur, tout en défendant le Parlement, se prépare un "profil de présidentiable" ).

Un court extrait (droit de citation) du texte de Jean-François Coppé:

Chère «Plume», je vous avoue qu'il aurait été beaucoup plus facile pour moi de dire que le piratage n'est pas grave et que tous les internautes ont le droit d'écouter de la musique ou de regarder des films gratuitement sans rien payer aux artistes. Certains ont fait ce choix, non sans démagogie. Ils se disent sans doute qu'il y a plus d'électeurs qui téléchargent illégalement que d'artistes spoliés. Parce que je suis comme vous fan de jazz, parce que comme vous, mon idéal est l'accès à la création musicale pour tous, j'ai justement choisi de soutenir la loi «Internet et Création». Au nom de la révolution culturelle en cours.

Mr Coppé, sincèrement, au-delà de cette réponse circonstanciée, ne nous infantilisez pas! Croyez-vous que les usagers et clients (d'Internet s'entend) que nous sommes pensent aux vilains pirates ici? Qu'aucune maturité n'est issue de ce qui existe depuis plus de 15 ans? Que personne ne réfléchisse à un modèle qui inclue inévitablement les données marketing et économiques nécessaires?

Il convient d'entamer le chantier de la réforme du droit d'auteur adapté à ces usages. Voilà ce qui est primordial. Quand allez-vous l'entendre? Enfin, encore une fois, Internet génère des paradoxes: un Président de la République qui se revendique réformiste et son groupe parlementaire qui refuse la réforme. Il faudra m'expliquer...

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mercredi 18 mars 2009

Identité numérique et les autres

guidelineToujours en train de réfléchir à l'aide du débat du mois.

Cette fois, je pense plutôt comportement:

''Le comportement d'un être vivant et, plus généralement, de tout autre système est la partie de son activité qui se manifeste à un observateur.

Le comportement des animaux, humains et non-humains, peut être décrit comme l'ensemble des actions et réactions (mouvements, modifications physiologiques, expression verbale, etc) d'un individu dans une situation donnée.''

Bon évidemment, enlevez ici la partie "modifications physiologiques". Enlevez aussi les "non-humains", on en parlera une autre fois (quoique)!

On en revient toujours à la même chose, il en va de l'identité numérique comme de la vie quand même, vous pouvez être élégant et discret ou ostentatoire et bavard, par exemple. A ceci prés qu'ici, ça va d'une certaine façon beaucoup plus vite, que les écrits restent et qu'il y a aussi une distance et, parfois, un décalage.

Avec les blogs et Twitter par exemple, je pense souvent à l'histoire que raconte l'écrivain Italo Calvino dans Cosmicomics (un livre à découvrir si vous ne connaissez pas!) avec le personnage de Qfyfq :

Qfyfq est, disons, un habitant de l'univers depuis la nuit des temps. Un jour, regardant dans son télescope il aperçoit, dans une galaxie située à des milliards d'années lumière, une pancarte qui dit "Je t'ai vu".

Commence alors pour lui une longue série d'interrogations pour essayer de savoir ce qu'il faisait précisément ce jour là, deux cent millions d'années plus tôt! - avec de savants calculs sur le temps et la vitesse de la lumière - Il n'est pas sûr de ne pas avoir été irréprochable, consulte son journal, observe les autres galaxies pour essayer de voir d'autres signes, au cas où d'autres auraient vu aussi, et savoir ce qu'ils peuvent bien penser de lui. Finalement, après une longue introspection, il hésite entre deux pancartes "Et alors?!", " Est-ce que tu as tout vu, ou seulement une partie?"...

N'en va-t-il pas un peu ainsi de temps en temps?

Tiens, et prenons Twitter par exemple, si présent. Je ne sais pas comment font ceux qui ont 1000 ou même 100 personnes qui les "suivent" (ne vous retournez surtout pas!). Certains en ont besoin, ne serait-ce que de part leur activité, mais sinon? En ce qui me concerne, si je "suis" c'est parce que...je veux suivre justement. On peut aussi ne pas parler trop souvent et essayer d'écouter; non mais, c'est vrai!

Et, pendant que j'en parle, je pense aussi à tout ceux qui font des choses silencieusement sur le Web. Les discrets et élégants que je ne peux pas citer, et pour cause. Je crois que c'est une des choses que j'apprécie le plus dans les codes et usages en vigueur par ici.

J'ai vu des choses "magiques" (pour moi) auprès de ceux qui maîtrisent la technique et qui connaissent le Web et ses langages - presque - comme leur poche. D'aucuns vous donnent un coup de pouce sans rien dire (et parfois, c'est caché, il faut bien chercher!), d'autres pointent quelque chose qui va vous intéresser, mine de rien, mais s'arrangent pour que vous puissiez le voir, d'autres - bien plus occupés que vous - qui prennent le temps de vous répondre et d'adresser un signe (mais il ne l'affichent pas nécessairement). D'autres encore avec qui vous échangez et qui n'en diront jamais rien, juste présents aux bons moments. Dans ce monde où la visibilité prime, chapeau bas.

Alors, hommage à tout ceux là. Et que voilà de belles identités numériques...

Pour la musique, Gilbert O' Sullivan Alone again.

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lundi 9 mars 2009

J'aime les spams

cibleNon, parce que si j'écris je hais les spams, tout le monde va être d'accord! Ceux du lundi matin me laissent perplexe...je parle de ceux qui, bien-sûr, échappent aux filtres puisqu'ils sont faits pour cela.

Franchement, ça marche comment ces histoires de référencement "sauvage"? Ce sont des robots ou des esclaves modernes qui parcourent les blogs la nuit (du week-end) pour vous laisser des commentaires du genre (sans parler de l'orthographe):

d'accord avec toi :)

peut mieux faire, mais sinon c'est pas mal (<- si, si, c'est un spam!)

bravo, continue!

Et c'est fait comment? De façon automatique j'espère. En plus (les pauvres) les noms sont - généralement - affublés de numéros du genre carol972, brian397...non, c'est convivial!

Alors, vous qui errez de nuit parcourant inlassablement les blogs, écoutez, vous avez ma sympathie, parce que, franchement, c'est ingrat! Mais, la prochaine fois, je ne sais pas moi, essayez:

bonjour, c'est pour le référencement, faut bien vivre, désolé!

encore moi, oui, je sais, c'est pour le référencement, mais, je te lis quand même

Ou alors, changez de tactique (il y d'excellents billets sur le référencement un peu partout, mais, je ne mets pas de lien cette fois).

Allez, bonne journée!

Musique New Order - Leave Me Alone (cliquez ici)

Crédit Illustration

mercredi 18 février 2009

Ne coupez pas

take_a_ticket Un peu d'absurde ce matin. Confrontations que chacun connait, plus ou moins, et joies des conversations et démarches auprès des "administrations".

En ce moment, beaucoup de dossiers (assedic, assurances, sécurité sociale..) et donc - devrait-on dire inévitablement - quelques surprises. Entre les coups de fils au Pôle emploi pour mon inscription sur la liste des "demandeurs d'emploi" (non madame, je n'ai toujours pas reçu le dossier, oui, ça fait trois fois que j'appelle...oui, vous m'avez dit qu'il était parti, mais...il n'est pas arrivé...d'accord, vous me le renvoyez), les files d'attente à tickets, et , le dernier en date, une petite conversation avec mon fournisseur d'électricité.

Je vous la restitue ici car elle vaut son pesant...d'absurdité.

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