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Tag - bretagne ; énergies marines; mer; énergies renouvelables

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mercredi 19 novembre 2008

Energies renouvelables...au boulot!

EnR

Le 17 novembre le MEEDDAT (Ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire) - dans le cadre de la 1ère semaine des énergies renouvelables, du bâtiment et la maîtrise de l'Energie - a annoncé les 50 points de son plan pour le développement des énergies renouvelables sur le territoire.

Rappelons que l'objectif est d'atteindre 23% de la part de la consommation d'énergie par des énergies renouvelables à l'horizon 2020.

Le programme est téléchargeable sur le site du ministère. Au programme, un développement accru du solaire photovoltaïque, de la géothermie, des bioénergies, de l'hydroélectricité, de l'éolien (mais mieux encadré), des simplifications administratives pour les particuliers comme les entreprises, et même un passage (et deux mesures la 46 et la 50) sur les énergies marines renouvelables.

Sur l'état des lieux (en métropole, les DOM et les TOM ne sont pas inclus), extrait de l'annexe au communiqué de presse:

En 2007, la production primaire de l’ensemble des énergies renouvelables (électriques et thermiques) s’élève à 18 Mtep (1), soit 13,2 % de la production nationale énergétique. Elle se répartit en 30 % (soit 5,4 Mtep) d’énergie primaire électrique (hydraulique, éolien et solaire photovoltaïque) et 70 % (soit 12,6 Mtep) d’énergie primaire thermique (solaire thermique, géothermie, pompes à chaleur, déchets urbains renouvelables, bois-énergie, résidus agricoles et agroalimentaires, biogaz et biocarburants).

(1) Mtep= millions de tonnes équivalent pétrole

La France arrive en 2e position en Europe en 2006 (Europe à 15), après l'Allemagne, dans la production d'énergies renouvelables (position due en grande part à l'historique de l'hydroélectricité). Du côté des énergies marines renouvelables nous avons vingt ans de retard sur certains pays! Et pour passer de 13.2% à 23% en l'espace de 11 ans, les efforts à déployer sont considérables. Car, comme toujours, il s'agit d'un ensemble de facteurs. Il faudra aussi utiliser plusieurs sources, ce que l'on surnomme le "mix énergétique" pour y arriver, et ce dont on retrouve l'illustration dans les 50 points en question.

Sans oublier le fait qu'il faut évidemment réduire en parallèle notre consommation de CO2...

Crédit Illustration

mardi 11 novembre 2008

Un nouveau site pour les activités maritimes

Allegans1 Une fois n'est pas coutume, un peu de publicité (familiale) pour un nouveau site, en l'occurrence, celui de mon frère, juriste, spécialisé en droit maritime. Occasion aussi de vous donner un (tout petit) aperçu de ce qui se passe côté juridique pour le développement durable et les océans.

YR Allegans Allegans, Activités maritimes, littorales et environnement marin, tel est son nom.

Formation, études, analyses, veille juridique, droit des pollutions, autant de domaines d'expertise auxquels entend répondre le réseau Allegans.

On y trouve une lettre d'information, dont le premier numéro est téléchargeable gratuitement sur le site; un blog, ENVAR (et un récent et très intéressant article, pour spécialistes, intitulé: Loi sur la Responsabilité Environnementale et rejets illicites à partir des navires : Avancées et incertitudes) , et bientôt une base de données, JURILIT, dédiée aux jurisprudences littorales.

Bien sûr, je suis de parti pris, mais on ne saurait trop rappeler l'importance, notamment pour le développement des énergies marines renouvelables de ce type d'expertise.

Petite explication pour les non spécialistes (et dans la limite de ma propre compréhension!): lorsqu'un projet s'implante aujourd'hui, immobilier ou industriel, sur le littoral ou en mer (ne souriez pas: immobilier pourrait bien être en mer un de ces jours futurs!), il faut au préalable obtenir des autorisations et prendre en compte tous les multiples paramètres qui entrent en jeu: impact sur l'environnement (faune, flore), interactions avec les activités préexistantes (pêche, aquaculture, activités portuaires, tourisme...), perception par les usagers, trafic maritime, etc...Sans oublier, les pollutions, accidentelles ou volontaires, véritable casse-tête juridique et vrai fléau international.

Or, le littoral et la mer ne sont pas des zones de "non droit", bien au contraire. La fameuse Convention des Nations Unies, dite de Montego Bay en est l'un des outils (cette convention aura 30 ans en 2012, avis aux amateurs de commémorations!) qui posent les bases de cette régulation:

Le 10 décembre 1982, la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer a été ouverte à la signature à Montego Bay (Jamaïque) et a fait l’objet, ce jour-là, du nombre record de 119 signatures. La Convention sur le droit de la mer — ou « Constitution de la mer » comme on l’appelle souvent — a été saluée comme l’un des instruments juridiques les plus importants du XXe siècle. Son champ d’application est vaste et couvre l’ensemble de l’espace marin et de ses utilisations, y compris la navigation et le survol, l’exploration et l’exploitation des ressources, la conservation des ressources biologiques, la protection et la préservation du milieu marin et la recherche scientifique marine.

Un article très complet est disponible sur ce site pour ceux qui veulent comprendre la base du découpage des différents accès, zones, etc...de la côte et de la mer: ce qui relève de l'international, ce qui relève de l'Etat, ce qui relève des collectivités territoriales.

Enfin, le concept et outil GIZC (Gestion Intégrée de la Zone Côtière), qui vise à prendre en compte quelqu'uns des différents facteurs énumérés plus haut, et à les intégrer en vue du développement durable de ces zones.

Bonne lecture et découverte de ce qui se passe sur les océans de la planète!

Crédit photos Allegans, avec l'aimable autorisation de leur propriétaire.

jeudi 4 septembre 2008

Bretagne, énergie marine!

horizonbretagne

Lolobo a sans doute raison quand il m'écrit dans un commentaire que je suis "blog régional": ce blog est sur une plateforme emploi intitulée Régionsjob (ce qui fait une de ses forces) et le travail que je vais commencer est aussi ancré dans une région et ses spécificités.

"Think globally, act locally" : slogan bien pratique qui, au passage ne date pas d'hier, et est à l'origine environnemental! D'ailleurs, dans la série "slogans", j'ai découvert de l'on utilise l'appellation "green tech" (technologies vertes, développement durable), mais pas "blue tech"...il serait peut-être temps de l'adopter pour les énergies marines!

Eolienenmer L'un des grands atout de la Bretagne (à part sa qualité de vie, ses sites naturels ou ses technologies télécom!!), est quand même l'Océan. 1.200 km de côtes...Ce qui veut dire: vents, courants, marées...autant de potentiels pour les ERM (énergies renouvelables marimes), avec des sites adéquats.

Je commence donc une nouvelle catégorie de billets destinée à vous faire découvrir cette énergie marine et ses ancrages locaux, au fil de mes propres aprofondissements!

Il faut bien commencer par la base. Qu'est-ce que l'énergie marine? Elle est en fait assez diversifiée, avec des possibilités de production à l'évidence différentes.

Voici les principales sources d'énergie recensées:

- Marémotrice: (comme l'usine de la Rance, crée en 1966), qui utilise l'énergie produite par les marées.

- Eolienne en mer (offshore): tout le monde connaît; l'énergie produite par le vent.

- Hydrolienne: des éoliennes sous l'eau; l'énergie produite par les courants.

- Energie thermique des mers: l'énergie produite par la différence de température entre les eaux de surface et les eaux profondes (par exemple sous les Tropiques).

- Houlomotrice: l'énergie produite par les vagues.

- Pression osmotique: "une membrane semi-perméable mise au contact avec de l'eau douce sur une face et de l'eau de mer sur l'autre face est soumise à une pression osmotique. Ce phénomène peut être mis à profit pour récupérer de l'énergie" Source MEDAD

- Biomasse marine: les micros algues et algo-carburants qui semblent très prometteurs.

Bien sûr, la question est aussi de connaître l'impact du développement de ces énergies sur l'environnement, mais les projets qui sont développés aujourd'hui semblent intégrer ces facteurs et des études sont faites tant à l'étranger (notamment pays nordiques plus engagés et avancés que nous semble-t-il) et en France.

Voilà pour ce premier essai! Et puis, je prends modèle sur Evy et ses excellents billets sur la bioinformatique: si l'un des sujets vous intéresse particulièrement, faites-le moi savoir, je développerai!

fond

Crédit photos ici, et ici