Télé d'antan & Outils d'aujourd'hui

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lundi 17 août 2009

L'homme orchestre

producer Je reviens sur la définition de ce métier après quelques échanges avec les uns ou les autres (dont Christophe Lefevre, que je remercie ici).

Pourquoi?

Parce que assez peu de gens connaissent les compétences d'un producteur et ses savoirs faire.

Parce que, cela peut être utile à ceux qui souhaiteraient s'engager dans cette voie.

Parce que cela peut m'être utile pour démontrer les compétences que je peux exporter dans d'autres domaines.

Parce qu'il s'agit d'une profession qui doit repenser ses fonctionnements et s'intéresser au monde connecté d'aujourd'hui.

Et, non, un producteur n'est pas un homme avec un gros cigare! Sauf s'il s'appelle Georges Lucas et est producteur indépendant de blockbusters (et encore, fumet-t-il d'abord?)

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mercredi 29 avril 2009

Télé d'antan & Outils d'aujourd'hui: tribune libre

meilleur_profil Moi, blog emploi, profitant de l'absence nocturne de mon auteur ai décidé de reprendre un peu les choses en main pour elle.

J'ai changé son header (le bandeau, là, en haut!) à son insu - provisoirement c'est sûr. A l'heure où l'on parle de l'identité numérique, pour un chercheur d'emploi, je pouvais bien m'en servir un peu, non? Bon évidemment, en tant que blog, mes compétences sont plutôt l'écriture, alors ce header, je l'ai fabriqué avec l'outil que j'ai trouvé sur son ordinateur et, je suis loin d'être graphiste et web designer! (d'ailleurs, si de bonnes volontés veulent l'aider à faire quelque chose de mieux, n'hésitez pas, parce que là, bon, passons).

Mon auteur donc est plutôt discrète (<- ce qui ne l'empêche pas d'avoir de la personnalité!). Qui plus est, cela fait plus de dix jours qu'elle écrit ici sur un sujet unique: Internet & le Web (je me demande pourquoi?).

Tous les matins elle m'enregistre des billets, hop, Web par ci, Internet par là, et il faut parler de cette culture numérique, expliquer, explorer, réfléchir, échanger... non mais! Moi blog emploi, je dis qu'il serait temps qu'elle parle de ses compétences et du fait qu'elle recherche - activement - un emploi!

Voyez-vous, elle vient de l'audiovisuel (l'image, le son, produire des films, les vendre, chercher des financements, tout ça...) et, depuis quatre ans, elle s'intéresse au Web. Elle a suivi une formation technique, pour comprendre un peu mieux les outils, puis est allée expérimenter et comprendre. Ce qui l'intéresse par dessus tout c'est écrire, communiquer, analyser, transformer et adapter et - tiens, au passage - travailler en équipe. Elle apprend vite, s'adapte, est rigoureuse et créative et est toujours de bonne humeur (<-non, pas toujours!).

Mon auteur est quelqu'un qui sait être à l'écoute, qui aime travailler avec les autres, qui est déterminée et volontaire. Elle sait guider et faire travailler les créatifs (et les repérer aussi), avoir - et faire aboutir - des idées. Elle écrit des projets et sait effectuer des recherches documentaires sur le Web comme ailleurs. Elle sait aussi s'occuper des relations presse et de la rédaction de communiqués, et maîtrise l'organisation d'évènements.

Côté sous - elle ne le dit pas assez - elle sait aussi effectuer des recherches de partenariats et de financements (plus de dix ans d'expérience), trouver des sponsors, négocier, conclure des accords, gérer un budget et même, rédiger des contrats (dans l'audiovisuel) et clarifier les droits.

Ah, et j'oubliais: elle parle ou comprend plusieurs langues et a beaucoup travaillé "à l'international" comme elle dit.

Elle habite la Bretagne - et y tiens, c'est un choix - mais peut être mobile professionnellement: Rennes, Lorient, Nantes, voire Paris.

Allez, c'est tout pour aujourd'hui.

Moi blog emploi, il fallait bien que je m'exprime un peu, car mon auteur veut rejoindre une entreprise et une équipe - un projet auquel elle va adhérer et qu'elle servira du meilleur d'elle-même - et trouver un emploi sans tarder (au lieu de lire et d'écrire des choses sur le Web à longueur de journée).

Crédit Illustration: Isabelle Gatzler, illustratrice et graphiste, Blog: Un Geek à la maison.

mardi 24 mars 2009

Web TV & Entreprises

regard_Web Un dossier consulté ce matin sur Stratégies.fr, intitulé La communication éditoriale (daté du 19/03/09).

Et un article qui m'intéresse plus particulièrement Les Web TV dans la mire des entreprises, puisqu'il est à la croisée de mes centres d'intérêts et compétences.

Un extrait qui résume parfaitement les choses:

''La Web TV n'est pas la télévision. Par sa matrice Internet, elle s'inscrit de plain-pied dans une logique de réseau. Elle actionne les techniques de captation d'audience et de création de trafic offertes par la toile : diffusion maximisée des contenus, exploitation des communautés virtuelles, présence sur les réseaux sociaux, etc. Une Web TV, c'est du rich media. Un mode de communication avec des codes et une puissance d'impact propres. Selon Brainsonic, le taux de mémorisation au bout de 48 heures est de 60 % pour le rich media, contre 40% pour l'audiovisuel et seulement 12% pour le texte.

Le rich média, c'est surtout un métier en soi, construit autour d'un bataillon d'expertises : industrialisation des processus de production, référencement vidéo, animation des communautés, production et organisation des contenus.''

De fait, évidence côté marketing (cf l'article et les références données), et, pour les entreprises, je partage l'analyse: un moyen assez simple, et pas nécessairement très couteux, de s'adapter et de communiquer (ie dans les deux sens, entreprise et salariés).

Cela pourrait même aller au-delà et être un véritable outil d'aujourd'hui pour l'entreprise, s'il est accompagné, construit avec rigueur et professionnalisme - il y a des compétences, des codes et des savoirs faire issus de l'audiovisuel qui peuvent apporter une valeur ajoutée. Je prêche pour ma chapelle, mais pas seulement: une vidéo est d'autant plus efficace si elle est bien réalisée.

Les Web TV d'entreprises pourraient aussi être un outil participatif fort.

Pour ce faire, il me semble qu'il faut parfois déployer une bonne dose de créativité.

Les interviews filmés sont certes nécessaires (mais on peut les mettre en scène de diverses manières), et il est bien d'autres chemins de forme et de fond, de ceux qui passent aussi, pourquoi pas, par l'humour, par la fiction documentaire, par l'implication des salariés sur un projet thématique, etc (valoriser des actions de bénévolat, aider à l'accompagnement de travailleurs handicapés, partager des compétences et des expériences, favoriser la prévention, encourager l'entraide, par exemple).

Mille et une façons de décliner cet outil et son environnement.

Alors, si vous cherchez des idées, n'hésitez pas à m'embaucher me contacter.

Crédit Illustration

mardi 2 décembre 2008

Une reconversion

PlateauTel est le thème du débat du mois de décembre sur RJ.

Comme aujourd'hui, 2 décembre, est réellement "le" jour anniversaire de ce blog, je trouvais qu'un billet s'imposait car c'est exactement ce que j'ai effectué depuis un an: une reconversion!

Je ne développerai pas ici un billet technique et/ou documenté - je pense que d'autres le feront avec talent -, mais plutôt une expérience.

Issue du monde de l'audiovisuel, dans lequel j'étais productrice, je travaille aujourd'hui dans le conseil et la communication scientifique, dédiés notamment aux énergies marines renouvelables.

Cette reconversion s'est effectuée de deux façons:

- avec l'aide de l'ANPE et de la Région;

- avec l'aide de mon réseau;

Avec l'ANPE, j'ai pu suivre une formation (outil intitulé "cheque-force" avec un financement de la Région Bretagne) de Webmaster. Il est évident que l'on ne devient pas Webmaster avec une formation d'environ 120 heures, mais cela m'a permis de mieux connaître certains outils; c'est également une valeur ajoutée dans mon CV côté communication et outils d'aujourd'hui: connaissance du Web, des blogs, des réseaux, des usages, que je continue à approfondir sur le Web francophone et anglophone. Cela a été un atout pour la société qui m'a recrutée.

Côté réseau: c'est celui d'où je viens (l'audiovisuel) qui m'a permis de faire un certain nombre de rencontres, y compris dans d'autres secteurs.

Après, il faut bien sûr savoir s'adapter (à d'autres usages, d'autres codes, d'autres méthodes), et apprendre, vite, et donc travailler beaucoup, mais c'est possible.

Il faut pouvoir arriver rapidement à un degré de connaissance d'un milieu professionnel, de ses acteurs, de ses enjeux, d'une certaine façon, en "rattrapant" le niveau, afin d'atteindre une certaine finesse de compréhension des stratégies et des actions. Il faut donc se documenter, pratiquer de la veille d'information, lire, écouter, observer, etc.

Pour tenter un bilan, provisoire, je dirai que le plus difficile en matière d'emploi et de reconversion est sans doute de faire valoir - ou plutôt faire comprendre - que l'expérience et les compétences acquises dans un milieu sont "exportables" dans un autre.

entretien d'embauche Entretien d'embauche chez Ikea (trouvé chez Blog à Tout Faire)

Cette démarche est facilitée lorsqu'elle se fait par "rencontre", elle l'est beaucoup moins si elle se fait, dans un premier temps, en réponse à une annonce . Je ne développe pas, je pense que l'on comprend pourquoi.

Ensuite, et c'est légitime, il est difficile de reconnaître les compétences et savoir-faire inhérents à une profession donnée si on ne la connais pas, ou pas bien.

Prenons la production audiovisuelle. Mes capacités en management ou en recherche de partenariats financiers sont assez facilement compréhensibles.

Le fait que je sois également une commerciale, l'est moins. Savoir vendre est pourtant l'une des grandes caractéristiques du producteur. La dimension communicante n'est pas non plus toujours évidente pour tous; pourtant, le métier de producteur consiste également à savoir passer des messages, des informations et/ou à savoir les traduire dans une forme compréhensible au plus grand nombre (parfois!). Un producteur est également créatif (voir innovant pour certains). Il suppose également des capacités d'écoute, voir d'empathie, et, dans le même temps, une certaine fermeté. Un esprit ouvert et attentif, la prise en compte de multiples critères, la remise en question et la détermination.

Bref. Il est cependant clair que la reconversion était ici possible - ce qui n'est pas toujours le cas - surtout en ayant déjà travaillé et comme producteur, et parfois comme auteur, dans la domaine des documentaires scientifiques.

Compte tenu du contexte dans lequel évolue le monde du travail d'aujourd'hui, il n'est pas exclu non plus que d'autres reconversions m'attendent (nous attendent, en tant que salariés, au même titre que la mobilité).

Si tel est le cas, ce seront autant d'aventures et d'investissements à mener! Mais, dans l'intérêt du plus grand nombre, plus elles seront accompagnées mieux elles se feront, car elles sont aussi parfois délicates (je pense aux personnes qui sont dans l'obligation de se reconvertir après avoir travaillé de nombreuses années dans un secteur donné).

Vague2

Crédit Illustration 1, et 2.

dimanche 2 novembre 2008

Is there something rotten in this state of Web 2.0?

Vaticanbiblio

Le dernier billet de notre Modérateur qui fait un point sur la loi Hadopi (et les commentaires qui suivent) m'ont donné envie de me documenter un peu plus sur la question, qui nous concerne tous et qui trouve écho dans mon milieu professionnel d'origine.

Rappellons qu'elle concerne le droit d'auteur et certains droits voisins (ici les droits voisins des artistes interprètes, côté musique donc). J'ai passé deux bonnes heures sur Légifrance, J'aime les artistes, et certains sites européens, pour mieux comprendre.

Et puis, je me suis souvenue. Quand il y a quatre ans je commençais à m'intéresser à la VOD, j'ai pu entendre les réactions des producteurs qui m'entouraient.

Je me rapelle notamment d'une réunion professionnelle, lors d'un marché, ou un acteur ou deux du secteur qui avaient décidé de "se lancer" dans la VOD exposaient leurs point de vue et objectifs devant un parterre de professionnels de l'audiovisuel, plus que septiques.

A l'issue de cette rencontre je me suis précitée vers ce jeune chef d'entreprise pour lui demander sa carte et discuter plus avant avec lui. Mais, les réactions de mes "confrères" étaient dans la tonalité: "ça ne marchera pas", "et pour quelle économie?", "et la question des droits d'auteurs...".

Sans doute savez-vous que lorsqu'on produit un film, on doit en acquérir les droits d'exploitation (je parle ici, modestement du milieu de la télévision française, même pas du cinéma). Contrat avec les auteurs, les réalisateurs, les fournisseurs d'archives (filmées, photographiques), compositeurs de musique... chaque exploitation ultérieure doit être prévue: pourcentages sur les ventes, rétribution à la diffusion via les collectes des sociétés d'auteurs, etc. De plus, lorsqu'on produit un film, la chaîne de télévision (avec des statuts variables) à aussi des droits. Et puis, si l'on se met à plusieurs (producteurs), on partage aussi les droits...on appelle ça la chaîne des droits. Dans certains cas de figures, c'est un vrai casse-tête!

Ces cessions de droits et les rétributions qui s'ensuivent doivent s'adapter aux évolutions en cours; en fait c'est, en partie me semble-t-il, le sens du projet de loi en question: en réglementant il vise à sécuriser les acteurs du marché (producteurs, chaînes de téléivion, distributeurs) pour les inciter à aller dans le sens de l'adaptation (certains articles du code de la propriété intellectuelle sont abrogés et/ou aménagés, ce qui n'est pas rien, en France en tout cas).

Ca va sans doute vous sembler étrange, mais vu du côté des producteurs (pour une grande majorité), le Web est un monde parallèle auquel ils ne comprennent pas grand chose.
Ce ne sont pas des utilisateurs réguliers (il y a bien sûr des exceptions), beaucoup pensent que "ça ne va pas durer" (l"engouement), que les Web TV sont comme les radios libres (ça va se tasser), et que pourquoi regarder sur un petit écran ce que l'on fabrique exprés pour de plus grands écrans! Sans parler des DVD: quand on leur dit qu'ils sont amenés à disparaître, certains sont encore septiques...

Pour avoir une chance d'obtenir (ce dont personnellement je rêve) de vastes vidéothèques virtuelles accessibles à un grand nombre et à des coûts réduits, peut-être faut-il en passer par là. horacio

Pour le reste, le côté "risposte graduée" destinée à lutter contre le piratage et son arsenal qui se veut plus incitatif que répréhensif....

Et surtout l'obligation pour les opérateurs et les fournisseurs de service de donner accès aux données personnelles, telles que coordonnées postales, etc... pour moi c'était plutôt réservé à la grande criminalité... bienvenue à Gattaca, encore une fois, messieurs recoupez vos fichiers, nous allons avoir de beaux profils virtuels (quand je vous disais que la profession de Webprofiler était un métier émergent!!).

"Hamlet et Horatio au cimetière", Eugène Delacroix (1798 - 1863)

Crédit Photo Freemages, Christophe Eyquem Bibliothèque du Vatican

Et pour le titre du billet, c'est Hamlet (Marcellus) "Something is rotten in this state of Denmark"!