Télé d'antan & Outils d'aujourd'hui

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vendredi 24 avril 2009

@Web 4 bonnes raisons

PE Le temps passe... plus que quatre billets avant le 28 avril, et un week-end entre! Mais bon, j'imagine que ceux qui ont décidé de le faire travaillent dans l'ombre, et ce efficacement, en tout cas avec leurs convictions et réseaux.

A propos, je vous conseille la lecture de ceci, qui explique ce qui se passe autour de l'amendement 138/46-135.

Avec une pensée pour Madame Catherine Trautmann (eurodéputé, et notamment ancien Ministre de la Culture et de la Communication) et un rappel des efforts constants du Parlement Européen sur le sujet de la défense des libertés, de l'accès à la culture et de la protection des usagers et des auteurs sur Internet.

Pour connaître un peu la question de prés, rappelons que le Parlement est un haut lieu de pressions politiques et de lobbyisme, mais n'oublions jamais que ce qui fait aussi sa force ce sont les députés (élus) qui y siègent (les élections, c'est en juin prochain!). Certains y passent leurs jours et leurs nuits, arpentent les couloirs, discutent avec les autres, se bagarrent pour leurs convictions, n'ont de cesse de convaincre, et d'essayer de faire changer les choses.

Ainsi, doit-il en être de même à l'Assemblée nationale, les élus peuvent et doivent se mobiliser - à ce sujet voir le texte de la Chronique d'Olivier Duhamel en annexe de ce billet -, ainsi devrait-il en être de la démocratie.

Texte reproduit avec l'aimable autorisation de son auteur.

Crédit Illustration

EDIT: voir le calendrier prévisionnel parlementaire du déroulement du vote via La Quadrature du Net.

jeudi 23 avril 2009

@Web 5 bonnes raisons

livre-coeur Discussion entre une mère et son fils de 14 ans.

- Tu sais, j'écris une série de billets en ce moment sur Internet et le Web. A cause du projet de loi HADOPI. J'essaie d'expliquer les côtés positifs du Web, pourquoi et comment ça fait partie de nos vies aujourd'hui, pourquoi il faut préserver et développer l'accès au plus grand grand nombre.

- Oui, je sais pour HADOPI. Et alors?

- Alors, je voudrais savoir quel est le meilleur usage du Web pour toi. Qu'est-ce qui t'apporte le plus dans les services, dans ce qu'on trouve, comment tu t'en sers?

Deux secondes de silence, et puis:

- Wikipédia, qu'est qu'on ferait sans ça!

- Tu sais qu'il faut être vigilant sur ce qu'on y lit?

- Tu me prends pour qui maman! Pour un noob! D'ailleurs, désolé, mais tout ce que j'y ai lu, c'était sérieux.

- Bon, et comment tu t'en sers?

- Ce qui est grand, c'est que quand tu cherches, tu peux cliquer sur les liens qui t'intéressent. Ça te renvoie à une autre explication. Et, si ça t'intéresse, tu cherches encore. Et ainsi de suite. J'ai appris des tas de trucs comme ça.

Sourire de la mère, pas peu fière satisfaite. Et il reprend:

- Et toi, dis-moi, c'est quoi tes quatre endroits préférés. Tes quatre sites préférés? Ceux où tu vas tout le temps.

Je ne vous donne pas ma réponse cette fois ci ce n'est pas l'objet du billet! Passons à ses réponses.

- Eh bien, il y a Dofus, pas trop pour le design du site, mais parce que j'y joue. Deezer pour la musique. Wikipédia, je l'ai déjà dit. Ah! et Youtube.

- Oui, et pourquoi tu aimes bien y aller.

- A part Dofus avec les potes copains, les autres c'est parce que je découvre des choses.

Inutile de dire qu'il y a beaucoup d'autres sites sur lesquels il va. Que Twitter par exemple, il en a entendu parler, mais ça ne l'intéresse pas. De ce qu'il en a compris, Skype c'est plus utile, et qu'il ne supporte pas FaceBook (à quoi ça sert?).

Tout ceci bien-sûr est destiné - outre l'intéressante micro étude sur le comportement de certains adolescents sur le Web!! - à insister sur le fait que l'outil, pour cette génération, est précieux en matière de curiosité d'esprit et d'interactions.

Souvent, il vient me voir pour me parler de tel ou tel sujet sur lequel il a lu quelque chose sur le Web et qui l'intrigue. Occasion parfois de retourner chercher ensemble. Occasion d'accrochages vifs parfois aussi! Réfléchir, discuter d'une source (qui dit quoi et pourquoi), vérifier son origine, contre argumenter, mais aussi partager un jeu, une blague, une découverte musicale.

Bref, le Web est un formidable outil d'apprentissage, pour qui a la chance d'y accéder, je ne le dirai jamais assez!

Crédit Image Blog à maths

mardi 21 avril 2009

@Web 7 bonnes raisons

Le 28 avril* se rapproche - pour ceux qui auraient oublié. Aujourd'hui un billet sous forme de quizz pour tester un peu (sans se prendre trop au sérieux, et avec un soupçon de militantisme) quelques connaissances sur Internet et le Web.

C'est ce billet qui m'en a donné l'idée. C'est aussi pour mesurer la distance qui existe entre les utilisateurs avertis, dilettantes ou occasionnels. Pour, toujours, tenter de contribuer à expliquer et partager cette culture numérique.

Bien-sûr, ce quizz n'engage que moi et mes connaissances, et il se veut à plusieurs niveaux. Pour ceux qui ne connaissent pas bien le principe: il suffit d'entrer un nom - c'est anonyme donc puisque vous pouvez choisir n'importe lequel ! - puis de répondre. En fonction des résultats, je ferai une synthèse pour vous dire ce qu'il en est.

Bonne découverte! (et n'oubliez pas que vous pouvez continuer à vous documenter en cherchant plus avant des explications sur Internet).

Internet & Web, que savez-vous?
1) Que signifie www?
World Wild Web
World Wide Web
West Wild Web
Wonderful Willing Web
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  • Le Mardi 28 avril 2009 est la date à laquelle le projet de Loi H.A.D.O.P.I devrait être présenté à nouveau au vote des parlementaires, malgré le rejet du 9 avril dernier.

Option musique pour ce billet: Rufus Wainwright - Across the Universe - Nothing 's gonna change my world.

vendredi 17 avril 2009

@Web 11 bonnes raisons

satellites Un billet par jour d'ici au 28 avril, cela fera 11 occasions, et bonnes raisons de parler du Web. C'est à la fois peu et beaucoup. Je me demandais hier par où commencer - vu la taille du sujet! - pour tenter d'expliquer la rupture qu'il représente.

Et puis, je me suis arrêtée sur les mots temps et espace. Voilà deux notions qui représentent un vrai changement dans la société.

Temps: rien que dans le cadre de ma propre vie sur une période très courte - 30 ans - j'ai d'abord écrit des lettres destinées à une personne à la fois, qui mettaient, disons, deux ou trois jours à parvenir à leur destinataire, et il me fallait attendre encore deux ou trois jours pour recevoir la réponse - en imaginant qu'elle soit "immédiate" (et je n'évoque même pas l'époque où les cavaliers de Gengis Khan parcouraient la Mongolie à cheval pour porter les courriers, ou celle du 16è siècle ou certaines lettres mettaient 7 ou 8 ans à parvenir à un - hypothétique - destinataire!).

Ensuite, j'ai utilisé les e-mails courriels (courriers électroniques), d'abord professionnellement, puis à titre personnel. Réponse possiblement immédiate. Et possibilité d'envoyer un message, ou des nouvelles - et des photos, textes, etc - à plusieurs personnes simultanément. Ceci c'est Internet qui le permet dans un premier temps. Inventé pour pouvoir relier et transporter des données à partager dans un langage commun entre machines.

Aujourd'hui, si j'utilise Twitter j'envoie de l'information (au sens premier) et des contenus de diverses natures à - potentiellement - plusieurs centaines de personnes. Ceci c'est le Web qui le permet, et le Web dit 2.0, la version qui permet aux utilisateurs d'échanger et de collaborer sans même se soucier de la technique utilisée.

Espace: le Web est un espace à part entière. Une dimension nouvelle. Il permet aussi d'abolir les frontières géographiques (pas toutes). Instantanément aujourd'hui, je lis et communique avec des personnes de nationalités différentes. J'ai donc un accès rapide et simple à d'autres formes d'esprit et de raisonnements. D'autres cultures. A conditions de maîtriser au moins l'anglais, c'est sûr.

On peut s'interroger sur le bien fondé de tout cela (les sociologues je l'espère s'y intéresseront) et il y aurait beaucoup à dire, mais le fait est que c'est une réalité.

Dans le domaine qui est le sujet de ces billets, les œuvres (d'artistes, d'auteurs) autrefois exposées dans des musées ou sur des supports uniques, sériés, sont maintenant accessibles différemment. Le droit d'auteur (en France) qui avait bien-sûr commencé à s'adapter à des diffusions multiples (multidiffusions télévisées, VHS, DVD, VOD, pour ne citer que l'audiovisuel) se retrouve face au même paradoxe. Il doit s'adapter.

Pour moi, c'est un peu comme de penser que les relations familiales d'aujourd'hui, par exemple, sont encore régies par le Code civil voulu et conçu à l'époque de Napoléon! Heureusement qu'une réforme a été - enfin - entreprise! Le parallèle est limite, je vous le concède, mais quand même.

Pour finir, une petite citation:

Internet est un paradoxe...Personne n'a vraiment décidé de doter l'humanité d'un système universel permettant d'échanger à bas prix données, voix, sons, images fixes et animées. plus encore personne n'avait vu que de cette technique austère d'échange entre ordinateurs allait, par la magie d'un simple navigateur et d'une liaison téléphonique, naître un système qui allait conquérir en quelques années la planète entière et en bouleverser l'économie et la culture. Jean-Pierre Corniou - "Le Web, 15 ans déjà...et après" (Dunod, 2009).

Crédit Photo NOAA Photo Library

jeudi 9 avril 2009

Temps libre

lecture2 Quelques lignes ce matin pour proposer ici ce dont j'ai déjà parlé par ailleurs, à savoir un peu d'aide en matière d'écriture audiovisuelle.

Étant issue de ce milieu en tant que productrice, je possède (notamment!) une expertise sur la lecture des scénarios destinés à la réalisation de films et documents audiovisuels de tous formats (télévision ou Web).

Puisque j'ai du temps libre, étant en recherche d'emploi (<-), je propose à ceux qui en auraient besoin de les aider dans la lecture de scénarios ou dans le visionnage de leurs réalisations. Aide particulièrement destinée à ceux qui commencent bien-sûr.

Sachant le travail que représente l'aboutissement d'un projet pour qu'il puisse être viable et avoir toutes les chances de se réaliser, je peux partager mon expérience.

Regard extérieur et regard avisé. Voir, si besoin, donner des idées sur des sources possibles de financement (nerf de la guerre!). Ou simplement échanger, confronter les points de vue.

Alors, n'hésitez pas en passant par la rubrique contact de ce blog ou par les commentaires, ce sera volontiers.

Crédit Photo Tao le chat (allez le découvrir, belles photos).

lundi 6 avril 2009

Edit

free Au billet "Les grands débats parlementaires", car quelque chose me dit qu'il n'a pas été assez explicite.

Donc, j'y reviens, en mode plus direct. Dans ce billet j'essayais d'insister sur le fait que la loi dite Hadopi a été votée sans qu'aient été menées les débats de fond et les réformes nécessaires du droit d'auteur visant à s'adapter aux changements induits par l'usage du Web.

J'essayais de ramener sur le devant de la scène la tradition parlementaire française et, plus que ce mot "tradition" sa signification: l'un des garants de la démocratie sur les sujets dits de société.

Je m'estime particulièrement concernée à plus d'un titre: comme usager d'internet, comme issue du monde de l'audiovisuel (et donc connaissant ses enjeux, tenants et aboutissants), et comme formée au Web professionnellement. A la croisée de ces problématiques.

Soyons naïfs: pouvez-vous m'expliquer comment, alors que les rapports et questions sont sur le devant de la scène depuis au moins 2005, rien - ou presque - n'ai été entrepris visant à réformer le droit d'auteur afin qu'il soit adaptable à ces nouveaux usages?

Et, qu'au lieu de cela, un matin d'avril, l'annonce d'une "riposte graduée" envahisse les écrans? Laquelle riposte - je ne reviens pas dessus - est pour le moins faillible et inadaptée.

Nous ne sommes pas tous usagers du net au même niveau et certains en sont encore loin, mais quand même: comment ignorer à ce point vingt ans d'usage d'un outil qui arrive aujourd'hui à un point de maturation technologique qui permet à un grand nombre d'y trouver une infinité d'applications, de savoirs, de créativité, d'échanges?

Un outil qui ne remet pas en cause "la culture". C'est une culture contemporaine qui, à ce titre, intègre d'autres fondamentaux. Et non, ni le livre, ni le cinéma, ni la vente de CD ne vont disparaître! Au passage, je n'ai jamais acheté autant de CD que depuis que j'écoute de la musique sur internet. Parce que j'y fait des découvertes. Parce que certains ont bien compris que le net justement était un formidable outil de promotion en la matière.

Il faut des lois pour gérer les droits numériques, puisqu'il y a une industrie, des producteurs de contenus et des auteurs. Une économie, aussi.

Et ce n'est pas faute d'avoir vu des propositions et des réflexions concrètes.

Il est encore et toujours temps de changer et de construire. Je ne sais pas ce que donnera l'initiative visant à saisir le le Conseil Constitutionnel. Rappelons quand même qu'existe une Cour européenne de justice et que le Parlement Européen a déjà signifié clairement ses réserves sur la question de la restriction de l'accès à internet.

Edit: Pour les non initiés, le titre de ce billet vient de l'usage d'indiquer ainsi sur les blogs lorsque l'on rajoute une information ou une mise à jour, a posteriori donc, où si l'on publie à nouveau. Voilà encore un mot qui doit venir directement de l'anglais edit=modifier, corriger. Est-ce qu'il vient des éditeurs HTML ou des éditeurs de textes? Un peu de tout cela peut-être!

past_is_prologue

Crédit Photo 1 VR - et Photo 2

vendredi 3 avril 2009

Les grands débats parlementaires

Victor_Hugo-orateur Il y a quelques années j'ai été amenée à découvrir la richesse et les enjeux des grands débats parlementaires.

Beaucoup des sujets concernant les fondements de notre société ont ainsi été portés par des orateurs remarquables, des défendeurs passionnés, des représentants du peuple (élus) qui, dans le cadre de la démocratie venaient avec toute la force de leurs convictions et de leurs arguments soutenir ce qu'ils jugeaient important devant leurs pairs.

Bien-sûr sous la V ème République, ils ont été aussi critiqués, mais il me semble qu'ils restent l'un des garants de la scène politique.

Nous devrions peut-être aller plus souvent consulter des sites comme celui de l'Assemblée Nationale pour suivre comment se passent les choses et nous informer. Peine de mort, avortement, esclavage, mais aussi réforme de la Constitution, des institutions, de l'enseignement. Il est des enjeux différents mais qui tous touchent aux fondamentaux de la société - et pour cause - et renvoient à une vision et une conception de cette dernière.

Ce matin grâce à Blogasty (via Informatique mobile), j'ai ainsi été lire le compte-rendu de la séance du jeudi 2 avril, dans le calendrier des débats portants sur la loi Hadopi (adoptée, mais qui doit encore passer devant le Conseil Constitutionnel, si j'ai bien compris). Je vous conseille vivement d'aller lire un peu pour suivre comment se font les échanges.

Pour ma part, je choisi de ne citer que ceci (qui est évidemment à relire et à situer dans le contexte du débat), que l'on doit à Christian Paul (Nièvre), Membre de la commission des affaires culturelles familiales et sociales. Je le cite sans parti pris politique, mais parce que ce qu'il énonce renvoie à une notion sur laquelle je souhaite insister:

''(...) Je pense d’ailleurs que cette loi va rester dans l’histoire, mais pas forcément pour les motifs que vous espérez. Ce sera une sorte de pont-aux-ânes que l’on étudiera très longtemps dans les facultés de droit, et sans doute aussi dans les écoles d’informatique.

(...) Ce n’est qu’un exemple, parmi mille autres, des dégâts collatéraux, d’ores et déjà colossaux, que ce texte infligera à l’économie informationnelle, à l’informatique, à l’Internet, et ce pour une cause – le soutien et le financement de la création – que nous aurions pu défendre ensemble. Un vrai débat public, non limité aux seuls initiés, nous aurait permis de trouver des solutions consensuelles. Les grandes lois sur le droit d’auteur, nous le répéterons inlassablement, ont été adoptées de façon consensuelle.''

Voilà, j'insiste sur ce dernier paragraphe qui, pour moi, relie avec la tradition parlementaire et démocratique: face à cette nouvelle société numérique il faut des débats qui permettent de réexaminer et d'adapter les fondamentaux. Cela prend du temps, mais c'est sans doute ainsi que l'on peut réformer en profondeur et non, parer "au plus pressé".

Que dire... je n'aurai de cesse de le répéter, mais ma voix n'a que peu de portée. C'est pour cela que je la confie aux représentants élus. Puissent-ils ne pas passer à côté et contribuer à construire une société - à l'ère du numérique - plus accessible, libre et ouverte au plus grand nombre. Qu'il faut encadrer, guider, certes. Sur laquelle il faut réfléchir, mais en prenant le temps de la connaître, et en la pensant à long terme. Et là, je suis déçue, sans plus grand chose à dire, si ce n'est que j'espère que d'autres voix se lèveront...

Crédit Illustration - Assemblée nationale - Bicentenaire de la naissance de Victor Hugo - Paul Nadar (1884).

Victor Hugo sur le suffrage universel: « Inébranlable point d'appui qui suffirait à un Archimède politique pour soulever le monde » - Discours à l'Assemblée nationale législative du 31 mai 1850.

EDIT: à propos du vote Hadopi, voir ici chez keeg.fr

mercredi 11 mars 2009

Identité numérique

GattacaSi l'on m'avait dit un jour - pas si lointain - que je serai amenée à débattre de l'identité numérique et de e-réputation, j'aurais sans doute pensé à Bienvenue à Gattaca ou à 1984...

Le thème de ce débat du moi(s) sur Régionsjob me réjouit puisqu'il comporte côté-à-côte deux mots bien d'aujourd'hui, riche de problématiques. J'y consacrerai surement plus d'un billet.

Avant même d'évoquer le numérique, un petit détour par le mot identité s'impose.

Vaste sujet...si je puis dire. Des sociologues aux anthropologues en passant par la psychanalyse et la psychologie, il y à de quoi dire, surtout aujourd'hui.

Rappelez-vous, on nous a suffisamment souligné que nous étions dans une époque où le moi règne en maître. Celui qui cherche à s'exprimer, à s'exposer, à se mettre en valeur, à se conforter. On a aussi souligné combien les blogs (ces journaux de bord) étaient des divans ou des salons, c'est selon.

Seulement, plus je les fréquente, plus je pense que - même si certains fondamentaux demeurent, en fonction des individus - ces blogs contribuent plutôt à construire l'identité (numérique) justement.

Je m'explique. Il faut quand même des définitions, mêmes succinctes, et même si je croise volontairement psychanalyse et sociologie.

Sur le moi: La personnalité égoïste. (psychan.) Instance régulatrice de la personnalité, distincte du ça et du surmoi, et permettant à l'individu de s'équilibrer entre les pulsions et la réalité. (Source mediadico) - et, non, je ne donne pas les définitions du Ça et du Surmoi, je ne s'en sort plus (et, oui, les lacaniens peuvent sourire à ce stade!).

Sur l'identité, je vous renvois à cet article limpide de Dominique Wolton (sociologue, chercheur CNRS), dont je cite ici un passage (qui est un point de vue issu de l'anthropologie):

En fait, l'identité est un concept qui permet de définir le résultat de l'activité de constitu–tion du moi. L’identité est une synthèse du moi soumis à différentes aspirations et temporalités, à différentes stratégies et relations sociales.

Cette approche me semble bien adaptée à ce qui se passe avec l'identité numérique, car elle contient ces différentes dimensions.

Il y a aussi un concept finement élaboré par Winicott (pédiatre, psychanalyste), et qui semblerait bien approprié à ce vers quoi pourrait tendre l'identité numérique pour exister: le self. Si vous me lisez toujours, voici une explication:

Le self, c'est à la fois le Moi, le ça et une partie du Surmoi. C'est la partie la plus créatrice de notre personnalité, c'est celle qui imagine, qui joue. C'est le fondement du symbole, qui nous donne le sentiment d'exister. C'est la partie que nous reconnaissons comme étant nous-même, nous représentant spécifiquement. Le vrai self est un état où on a suffisamment confiance en soi et en l'environnement pour être soi-même. Le self nous donne l'impression de notre identité, de notre intimité.

Donc, pour résumer: construire (je ne dis pas maîtriser) une identité numérique suppose de savoir qui l'on est, ce que l'on veut, le tout en interagissant avec les autres dans des temporalités différentes, en étant créatif et attentif et, surtout, en étant soi-même!

Crédit Illustration

samedi 5 janvier 2008

Une intiative ARTE 2.0

Arte La chaîne de télévision ARTE France encourage la réalisation de projets audiovisuels interactifs spécifiquement destinés au Web. Elle reçoit 15 à 20 projets de ce type par an, qu'elle sélectionne ensuite avec les critères d'exigence éditoriale et de qualité formelle qui sont les siens, pour un financement final d'environ 30.000 euros (qui doit néanmois dépendre de la nature du projet).

Pour en savoir plus, lire l'article de Profession Film (ex Technicien du Film) au sommaire ici .