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Non, ce n'est pas une douce mélodie (The Girl from Ipanema) mais une forte initiative en faveur du développement des énergies marines!

Hier à Brest l'initiative IPANEMA (Initiative partenariale nationale pour l’émergence des énergies marines) a été mise en lumière.

Le MEEDAT (ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de l'aménagement du territoire), l'ADEME (Agence de l'Environnement et la maîtrise de l'Energie), les régions Bretagne, Haute Normandie, Basse Normandie, Pays de Loire, PACA, Rhône Alpes, Ile de la Réunion, des entreprises ( EDF, DCNS, POWEO...), l'IFREMER (recherche), le CMF (Cluster Maritime Français) se sont rassemblés pour annoncer leur engagement de travailler ensemble à l'essort des énergies marines renouvelables. Un groupe de travail est constitué et devra remettre ses conclusions au printemps 2009.

Au milieu de tous ces cigles et abréviations, en clair cela veut dire qu'au sein de ce groupe (qui, peut-être sera amené à s'élargir) les principaux acteurs nécessaires à l'émergence des énergies marines renouvelables en France sont présents, accompagnés par l'Etat, sans qui rien n'est possible pour ce type de développement.

goeland

Hier aussi, j'écoutais pendant une conférence, le Préfet maritime de l'Atlantique (un marin donc) rapeller que 80% de l'économie mondiale passe par la mer... et surtout, rapeller trois mots "savoir, vouloir, pouvoir", tout trois nécessaires lorsque l'on veut faire avancer quelque chose.

Que j'interprète et résume ainsi: connaître la mer et ses ressources, savoir la préserver pour le futur, diffuser les connaissances; vouloir s'investir et se donner les moyens de réussir; pouvoir le faire avec les structures adéquates, l'ensemble des acteurs nécessaires et les moyens financiers adaptés.

Au passage, rappellons aussi que ce secteur des énergies marines est porteur d'emploi pour l'avenir dans de nombreux domaines.

Alors, si nous allons vers un monde marin et maritime engagé, vous l'imaginez, cela me réjouis!

Hier encore, j'ai eu l'occasion de passer une vingtaine de minutes (en travaillant!) devant un gigantesque aquarium tropical.

J'avais une vue en contreplongée par une baie vitrée sur les fonds blancs, des bancs de poissons multicolores qui "broutaient" les algues sur les arrêtes rocheuses, de grands requins dans une ronde assez peu rassurante à frôler la vitre...j'étais au même niveau qu'eux, c'est à dire sous la surface de l'eau, ce qui, d'une certaine façon, me donnait l'impression d'adopter leur "point de vue": un autre monde, parallèle au nôtre; d'autres formes, d'autres usages. Un monde vaste et fluide, celui de la planète bleue!

Le développement des énergies marines, s'il est mené comme il promet de l'être, devrait permettre de le respecter mieux, car aujourd'hui aucun projet n'est développé sans prendre en compte les impacts et l'interaction qu'il peut avoir avec l'environnement marin (et il serait temps, car si je vous raconte ce qui se passe sous l'eau avec nos rejets, déchets, transformations....sauvages).

Pour finir, je reviens vers Ipanema, et ne résiste pas à citer l'un des auteurs de la fameuse chanson, Vinícius de Moraes: « le paradigme de la Carioca pure et dure : une fille bronzée, entre la fleur et la sirène, pleine de lumière et de grâce mais avec un fond de tristesse, aussi portait-elle en elle, sur le chemin de la mer, le sentiment de ce qui passe, d'une beauté qui n'est pas seulement nôtre — c'est un don de la vie que son bel et mélancolique flux et reflux permanent. »Source Wikipédia

Autre info. sur Ipanema, article du journal Le Télégramme