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Tag - énergies marines renouvelables

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lundi 8 juin 2009

Ocean's 8

ocean La Journée mondiale des Océans est le résultat d'un processus entamé en 1992 lors du sommet de Rio et maintenant entériné par une résolution des Nations Unies qui fait du 8 juin une journée dédiée aux Océans à partir de 2009.

Une journée de commémoration de plus? Sans doute. Peut-être sommes-nous en train de rattraper le temps perdu et de dédier ainsi des journées à des causes qui auraient dues être retenues depuis longtemps...

ocean_day_logo

En ce qui me concerne, j'ai toutes les bonnes raisons de ne pas laisser passer celle-ci.

J'aime les océans et la Planète Bleue, et je vis aux bords de l'Atlantique. J'ai grandis auprès d'eux et ai été sur l'eau bien souvent sur toutes sortes de choses flottantes - voiliers, planches à voiles, bateaux de pêche - y compris sous d'autres latitudes, côté Caraïbes; j'ai travaillé récemment dans le secteur des énergies marines renouvelables; et puis, j'avais un père marin qui m'apprenais à lire ma position sur terre dans les étoiles!

Je vous invite à découvrir quelques initiatives - anglophones et francophones - et des ressources pour que cette journée placée sous le signe one ocean, one climate, one future dure un peu plus longtemps:

- Sur The Global Forum on Oceans Coasts and Islands : un gros rapport (196 pages, en anglais, mais passionnant d'après les premières lectures que j'ai pu faire) réalisé à l'occasion de la préparation de la World Ocean Conference (11 au 15 mai 2009 en Indonésie) qui aborde les points critiques et les préconisations destinées à la protection des océans, des zones côtières et à l'analyse des changements climatiques liés.

- Sur The Ocean Project: organisation qui rassemble plus de 900 aquariums, musées et zoo, dans un même but, la protection et la découverte des océans, de leur faune et flore. Beaucoup d'actions chez eux, dont une initiative pour le 8 Juin "Wear Blue and Tell Two": ils proposent à chacun de s'habiller en bleu et de dire à quelqu'un d'autre deux choses qu'il ne connaîtrait pas sur les océans! (<- bon pour moi, ça devrait aller, mon blog est déjà assez bleu comme ça!).

- Sur Acroporis: cette association est engagée de longue date dans la protection des récifs coralliens et la sensibilisation au milieu marin. Elle propose plusieurs animations pour les enfants à Paris, Nice, La Rochelle, Boulogne-sur-Mer, Monaco ( voir communiqué de presse). Voir également leur programme et le site Oceansemble.

- A Paris, à l'Aquarium de la Porte Dorée, une exposition "Les énergies de la mer: L'or Bleu" se tient du 9 au 14 Juin, dans le but de sensibiliser un large public et permettre de mieux comprendre les différentes formes d'énergies marines renouvelables.

- A Paris toujours, au Museum national d'histoire naturelle, conférence gratuite à 18H par son directeur Gilles Boeuf "La Vie dans les océans, biodiversité et ressources".

- A Brest, dans le cadre des "Journées de la Mer" du 8 au 14 Juin - (communiqué de presse et détail des évènements) - de nombreuses découvertes, activités ou manifestations. Et à Océanopolis, c'est une nouvelle et superbe exposition qui débute le 9 Juin consacrée aux Mammifères marins.

En complément, le programme des 244 manifestations de J'apprends la mer, partout en France.

- L'ONG Réseau Océan Mondial et le site World Ocean Day sont une mine d'informations et de ressources sur la journée et au-delà. On y trouve notamment un Ocean Info Pack - boîte à outils pédagogique- avec différents degrés de complexité (on peut par exemple s'engager à devenir Citoyen des Océans).

- Pour se tenir informé côté droit maritime, pollutions marines, législation sur l'aménagement du littoral, une petite "pub" - familiale mais très sérieuse - vers le site juridique Allegans.com et le blog Envmar.

- Pour les surfers, sur Surfrider Foundation Europe, une invitation à s'habiller en bleu, prendre des photos avec la mention WOD et les publier sur une page dédiée FaceBook, et - si vous êtes dans les parages - se retrouver sur la Grande Plage de Biarritz à 18H (pendant que d'autres feront de même à San Sebastian)!

- Pour les enfants, le site de l'association BREACH, Mon école, Ma baleine est un bel endroit pédagogique pour découvrir les océans (avec des jeux pour les 2 à 12 ans).

Et, pour finir, côté lectures (j'en profite!), je vous suggère juste deux livres pour l'occasion:

- "La Machine Océan" de Jean-François Minster (Champs-Flammarion,1997). C'est un "classique" et un livre indispensable pour mieux comprendre comment fonctionnent toutes ces interactions liées aux océans.

- "Les enfants de la planète bleue" de Andri Snaer Magnason (Gallimard jeunesse, 2003), un conte pour enfants vraiment plein de poésie.

Bonne découverte! De mon côté, j'irai surement faire une saut jusqu'à la mer histoire de la saluer en ce jour dédié!

livre_enfants_ocean

jeudi 27 novembre 2008

Qui a coupé le courant?

circulation_thermohaline

Une découverte faite aujourd'hui que je souhaite vous faire partager pendant cette semaine spéciale anniversaire (toutes les occasions sont bonnes!).

Elle est un peu compliquée à communiquer justement, car il s'agit d'un phénomène naturel et complexe. J'ai nommé de le upwelling et le downwelling!

De quoi s'agit-il? Je vais essayer de vous restituer ce que j'en ai compris (pardon aux experts pour les approximations).

Tout a commencé lorsque j'ai appris qu'un courant avait "disparu" (le long des côtes californiennes)...

Car ces phénomènes concernent la circulation des courants dans les océans, histoire complexe liée à de nombreux processus: températures, densité (et salinité de l'eau), rotation de la terre , vents et force de Coriolis, structure des côtes et des fonds marins, ...tout un programme pour l'Océan mondial (oui, c'est ainsi qu'il se nomme).

Il s'agit d'un phénomène dans lequel les masses les plus denses "coulent" et les plus légères vont en surface: les plus denses étant ici les eaux froides (et plus denses si elles sont chargées en sel) et les plus légères, les eaux chaudes.

Le couplage des deux (upwelling et downwelling) forme ce que l'on appelle la circulation thermohaline.Elle constitue d'immenses courants ascendants ou descendants à la verticale en différents endroits du globe. Pour citer quelques - courants de surface et courants profonds:

Les courants froids: comme le courant circumpolaire antarctique; le courant de Californie, qui est perturbé par l'apparition du courant El Nino. C'est celui dont je parlais au début: le courant El Nino (qui contribue au phénomène climatique épisodique du même nom) empêche la remontée des eaux profondes froides et riches en plancton qui permettent la pêche sur ces zones - ; le courant du Labrador; le courant du Benguela ( Afrique Australe) ...

Les courants chauds comme: Le Gulf Stream; Le Kuro-Shivo, le courant des Aiguilles (Océan Indien)....

L'importance de ces grands mouvements des océans se situe notamment dans la nature des eaux froides et chargées en nutriment qui constituent des zones de pêche concentrées; ils ont aussi une influence sur les migrations des poissons et, bien sûr, sur le climat des côtes qu'ils longent.

D'où les interrogations sur les effets du réchauffement climatique sur ces grands équilibres, si complexes.

Je ne vous livrerai pas ici les scénarios catastrophes, mais ce bref aperçu des grands courants de l'Océan est aussi une occasion de rappeler notre part de responsabilité en tant que locataires de la planète...

banc depoisson Ressources:

- Belles pages sur l'upwelling et les écosystèmes sur le site de l'IRD- Institut de la Recherche et du Développement.

- Explications claires et concises pour anglophones sur le site Ocean explorer

Crédit Illustration 1 (et ressource), et illustration 2

samedi 18 octobre 2008

Brest, the Town from Ipanema


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Non, ce n'est pas une douce mélodie (The Girl from Ipanema) mais une forte initiative en faveur du développement des énergies marines!

Hier à Brest l'initiative IPANEMA (Initiative partenariale nationale pour l’émergence des énergies marines) a été mise en lumière.

Le MEEDAT (ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de l'aménagement du territoire), l'ADEME (Agence de l'Environnement et la maîtrise de l'Energie), les régions Bretagne, Haute Normandie, Basse Normandie, Pays de Loire, PACA, Rhône Alpes, Ile de la Réunion, des entreprises ( EDF, DCNS, POWEO...), l'IFREMER (recherche), le CMF (Cluster Maritime Français) se sont rassemblés pour annoncer leur engagement de travailler ensemble à l'essort des énergies marines renouvelables. Un groupe de travail est constitué et devra remettre ses conclusions au printemps 2009.

Au milieu de tous ces cigles et abréviations, en clair cela veut dire qu'au sein de ce groupe (qui, peut-être sera amené à s'élargir) les principaux acteurs nécessaires à l'émergence des énergies marines renouvelables en France sont présents, accompagnés par l'Etat, sans qui rien n'est possible pour ce type de développement.

goeland

Hier aussi, j'écoutais pendant une conférence, le Préfet maritime de l'Atlantique (un marin donc) rapeller que 80% de l'économie mondiale passe par la mer... et surtout, rapeller trois mots "savoir, vouloir, pouvoir", tout trois nécessaires lorsque l'on veut faire avancer quelque chose.

Que j'interprète et résume ainsi: connaître la mer et ses ressources, savoir la préserver pour le futur, diffuser les connaissances; vouloir s'investir et se donner les moyens de réussir; pouvoir le faire avec les structures adéquates, l'ensemble des acteurs nécessaires et les moyens financiers adaptés.

Au passage, rappellons aussi que ce secteur des énergies marines est porteur d'emploi pour l'avenir dans de nombreux domaines.

Alors, si nous allons vers un monde marin et maritime engagé, vous l'imaginez, cela me réjouis!

Hier encore, j'ai eu l'occasion de passer une vingtaine de minutes (en travaillant!) devant un gigantesque aquarium tropical.

J'avais une vue en contreplongée par une baie vitrée sur les fonds blancs, des bancs de poissons multicolores qui "broutaient" les algues sur les arrêtes rocheuses, de grands requins dans une ronde assez peu rassurante à frôler la vitre...j'étais au même niveau qu'eux, c'est à dire sous la surface de l'eau, ce qui, d'une certaine façon, me donnait l'impression d'adopter leur "point de vue": un autre monde, parallèle au nôtre; d'autres formes, d'autres usages. Un monde vaste et fluide, celui de la planète bleue!

Le développement des énergies marines, s'il est mené comme il promet de l'être, devrait permettre de le respecter mieux, car aujourd'hui aucun projet n'est développé sans prendre en compte les impacts et l'interaction qu'il peut avoir avec l'environnement marin (et il serait temps, car si je vous raconte ce qui se passe sous l'eau avec nos rejets, déchets, transformations....sauvages).

Pour finir, je reviens vers Ipanema, et ne résiste pas à citer l'un des auteurs de la fameuse chanson, Vinícius de Moraes: « le paradigme de la Carioca pure et dure : une fille bronzée, entre la fleur et la sirène, pleine de lumière et de grâce mais avec un fond de tristesse, aussi portait-elle en elle, sur le chemin de la mer, le sentiment de ce qui passe, d'une beauté qui n'est pas seulement nôtre — c'est un don de la vie que son bel et mélancolique flux et reflux permanent. »Source Wikipédia

Autre info. sur Ipanema, article du journal Le Télégramme

samedi 4 octobre 2008

Humeur Marine

hommetlamer

Etant immergée (sans jeux de mots) parmi les problématiques des énergies marines renouveblables à longueur de journées, envie de vous restituer ce qui s'y passe, étant entendu que ce point de vue est le mien et n'a de valeur qu'un regard à un temps T.

Je croise ou discute tous les jours avec des universitaires (biologistes, géomaticiens, juristes...), des enseignants (qui sensibilisent les jeunes générations à l'importance du milieu marin et à sa connaissance), des industriels, des écoles d'ingénieurs, des journalistes scientifiques, des marins, des pêcheurs, des ONG environnementales, des élus...

Je lis des publications (majoritairement en anglais, encore une fois), consulte les calendriers des manifestations qui se tiennent de part le monde, visionne des vidéos pleines de vagues, de turbines, de pales, de fonds marins; ingère des rapports denses (pas forcément indigestes), des études, des statistiques...

J'assiste, me semble-t-il à la naissance de ce qui pourrait bien être une industrie (de demain?) encore aux portes des R&D (recherche et développement) et prête à se déployer. Rappellons au passage que beaucoup des principes employés (comme l'énergie thermique des mers) ne datent pas d'hier et que depuis les années 60 des chercheurs étaient déjà en train d'inventorier et de dresser des scénarios pour le futur. Sans oublier les connaissances nécessaires à la conception, la mise en place et la maintenance de ces technologies en milieu marin, issues des compétences des constructeurs navals par exemple, ou des spécialistes de l'offshore.

Comme tout secteur "nouveau", celui des énergies marines renouvelables est aussi générateur d'emplois.

L'Europe par exemple oeuvre beaucoup au rapprochement des compétences, des capitaux, et à la mise en place de mesures qui favorisent le développement de ces recherches, et maintenant de leurs applications industrielles.

Le charbon et les pétrole (les énergies fossiles) appartiennent à l'ère de la révolution industrielle, celle qui est derrière nous; au cas où nous ne l'aurions pas remarqué, nous sommes passés à une autre ère; les énergies marines renouvelables en font partie. Elles ne résoudront pas tout (il faut par exemple penser à maîtriser et résorber ce que nous laissons derrière nous, comme les émissions de CO2; et je n'évoque même pas le nucléaire qui n'a pas dit son dernier mot), mais elles contribueront très certainement à renouveler les choses (dans "renouvelables", il y a renouveler, au cas où l'on ne le verait pas!).

Quant aux volontés politiques (gouvernementales) qu'en est-il? Dans le discours, plus ou moins volontariste, on retrouve les mots développement, synergies, collaborations, formation, impacts environnementaux (prise en compte des)...mais, pour pouvoir réellement donner de l'essort à tout ce qui précède, il faut aussi instaurer les conditions financières (lourdes pour certaines) de ce déploiement.

Un exemple précis (parmi d'autres), est ce que l'on appelle le "tarif de rachat", de l'énergie produite par ces sources. Pour les favoriser les gouvernements peuvent mettre en place (ce qui est déjà fait dans certaines régions) des tarifs préférentiels pour le rachat de l'électricité ainsi produite; ceci a une incidence directe par rapport aux coûts d'exploitation. Or, même ce type de mesures ne semblent pas acquises.

Et puis (je prêche pour ma chapelle), il faut aussi penser à communiquer: combien d'entre nous connaissent ces énergies et ce qu'elles représentent? Il serait peut-être nécessaire d'accompagner l'avenir par de l'information et de l'explication, non?

Et pour finir, une pub (trouvée ici), venue des Etats-Unis, version conquête de l'espace, très futée.

EDIT sur le tarif de rachat et une décision du Conseil d'Etat