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Tag - énergies marines renouvelables

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jeudi 27 novembre 2008

Qui a coupé le courant?

circulation_thermohaline

Une découverte faite aujourd'hui que je souhaite vous faire partager pendant cette semaine spéciale anniversaire (toutes les occasions sont bonnes!).

Elle est un peu compliquée à communiquer justement, car il s'agit d'un phénomène naturel et complexe. J'ai nommé de le upwelling et le downwelling!

De quoi s'agit-il? Je vais essayer de vous restituer ce que j'en ai compris (pardon aux experts pour les approximations).

Tout a commencé lorsque j'ai appris qu'un courant avait "disparu" (le long des côtes californiennes)...

Car ces phénomènes concernent la circulation des courants dans les océans, histoire complexe liée à de nombreux processus: températures, densité (et salinité de l'eau), rotation de la terre , vents et force de Coriolis, structure des côtes et des fonds marins, ...tout un programme pour l'Océan mondial (oui, c'est ainsi qu'il se nomme).

Il s'agit d'un phénomène dans lequel les masses les plus denses "coulent" et les plus légères vont en surface: les plus denses étant ici les eaux froides (et plus denses si elles sont chargées en sel) et les plus légères, les eaux chaudes.

Le couplage des deux (upwelling et downwelling) forme ce que l'on appelle la circulation thermohaline.Elle constitue d'immenses courants ascendants ou descendants à la verticale en différents endroits du globe. Pour citer quelques - courants de surface et courants profonds:

Les courants froids: comme le courant circumpolaire antarctique; le courant de Californie, qui est perturbé par l'apparition du courant El Nino. C'est celui dont je parlais au début: le courant El Nino (qui contribue au phénomène climatique épisodique du même nom) empêche la remontée des eaux profondes froides et riches en plancton qui permettent la pêche sur ces zones - ; le courant du Labrador; le courant du Benguela ( Afrique Australe) ...

Les courants chauds comme: Le Gulf Stream; Le Kuro-Shivo, le courant des Aiguilles (Océan Indien)....

L'importance de ces grands mouvements des océans se situe notamment dans la nature des eaux froides et chargées en nutriment qui constituent des zones de pêche concentrées; ils ont aussi une influence sur les migrations des poissons et, bien sûr, sur le climat des côtes qu'ils longent.

D'où les interrogations sur les effets du réchauffement climatique sur ces grands équilibres, si complexes.

Je ne vous livrerai pas ici les scénarios catastrophes, mais ce bref aperçu des grands courants de l'Océan est aussi une occasion de rappeler notre part de responsabilité en tant que locataires de la planète...

banc depoisson Ressources:

- Belles pages sur l'upwelling et les écosystèmes sur le site de l'IRD- Institut de la Recherche et du Développement.

- Explications claires et concises pour anglophones sur le site Ocean explorer

Crédit Illustration 1 (et ressource), et illustration 2

samedi 18 octobre 2008

Brest, the Town from Ipanema


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Non, ce n'est pas une douce mélodie (The Girl from Ipanema) mais une forte initiative en faveur du développement des énergies marines!

Hier à Brest l'initiative IPANEMA (Initiative partenariale nationale pour l’émergence des énergies marines) a été mise en lumière.

Le MEEDAT (ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de l'aménagement du territoire), l'ADEME (Agence de l'Environnement et la maîtrise de l'Energie), les régions Bretagne, Haute Normandie, Basse Normandie, Pays de Loire, PACA, Rhône Alpes, Ile de la Réunion, des entreprises ( EDF, DCNS, POWEO...), l'IFREMER (recherche), le CMF (Cluster Maritime Français) se sont rassemblés pour annoncer leur engagement de travailler ensemble à l'essort des énergies marines renouvelables. Un groupe de travail est constitué et devra remettre ses conclusions au printemps 2009.

Au milieu de tous ces cigles et abréviations, en clair cela veut dire qu'au sein de ce groupe (qui, peut-être sera amené à s'élargir) les principaux acteurs nécessaires à l'émergence des énergies marines renouvelables en France sont présents, accompagnés par l'Etat, sans qui rien n'est possible pour ce type de développement.

goeland

Hier aussi, j'écoutais pendant une conférence, le Préfet maritime de l'Atlantique (un marin donc) rapeller que 80% de l'économie mondiale passe par la mer... et surtout, rapeller trois mots "savoir, vouloir, pouvoir", tout trois nécessaires lorsque l'on veut faire avancer quelque chose.

Que j'interprète et résume ainsi: connaître la mer et ses ressources, savoir la préserver pour le futur, diffuser les connaissances; vouloir s'investir et se donner les moyens de réussir; pouvoir le faire avec les structures adéquates, l'ensemble des acteurs nécessaires et les moyens financiers adaptés.

Au passage, rappellons aussi que ce secteur des énergies marines est porteur d'emploi pour l'avenir dans de nombreux domaines.

Alors, si nous allons vers un monde marin et maritime engagé, vous l'imaginez, cela me réjouis!

Hier encore, j'ai eu l'occasion de passer une vingtaine de minutes (en travaillant!) devant un gigantesque aquarium tropical.

J'avais une vue en contreplongée par une baie vitrée sur les fonds blancs, des bancs de poissons multicolores qui "broutaient" les algues sur les arrêtes rocheuses, de grands requins dans une ronde assez peu rassurante à frôler la vitre...j'étais au même niveau qu'eux, c'est à dire sous la surface de l'eau, ce qui, d'une certaine façon, me donnait l'impression d'adopter leur "point de vue": un autre monde, parallèle au nôtre; d'autres formes, d'autres usages. Un monde vaste et fluide, celui de la planète bleue!

Le développement des énergies marines, s'il est mené comme il promet de l'être, devrait permettre de le respecter mieux, car aujourd'hui aucun projet n'est développé sans prendre en compte les impacts et l'interaction qu'il peut avoir avec l'environnement marin (et il serait temps, car si je vous raconte ce qui se passe sous l'eau avec nos rejets, déchets, transformations....sauvages).

Pour finir, je reviens vers Ipanema, et ne résiste pas à citer l'un des auteurs de la fameuse chanson, Vinícius de Moraes: « le paradigme de la Carioca pure et dure : une fille bronzée, entre la fleur et la sirène, pleine de lumière et de grâce mais avec un fond de tristesse, aussi portait-elle en elle, sur le chemin de la mer, le sentiment de ce qui passe, d'une beauté qui n'est pas seulement nôtre — c'est un don de la vie que son bel et mélancolique flux et reflux permanent. »Source Wikipédia

Autre info. sur Ipanema, article du journal Le Télégramme

samedi 4 octobre 2008

Humeur Marine

hommetlamer

Etant immergée (sans jeux de mots) parmi les problématiques des énergies marines renouveblables à longueur de journées, envie de vous restituer ce qui s'y passe, étant entendu que ce point de vue est le mien et n'a de valeur qu'un regard à un temps T.

Je croise ou discute tous les jours avec des universitaires (biologistes, géomaticiens, juristes...), des enseignants (qui sensibilisent les jeunes générations à l'importance du milieu marin et à sa connaissance), des industriels, des écoles d'ingénieurs, des journalistes scientifiques, des marins, des pêcheurs, des ONG environnementales, des élus...

Je lis des publications (majoritairement en anglais, encore une fois), consulte les calendriers des manifestations qui se tiennent de part le monde, visionne des vidéos pleines de vagues, de turbines, de pales, de fonds marins; ingère des rapports denses (pas forcément indigestes), des études, des statistiques...

J'assiste, me semble-t-il à la naissance de ce qui pourrait bien être une industrie (de demain?) encore aux portes des R&D (recherche et développement) et prête à se déployer. Rappellons au passage que beaucoup des principes employés (comme l'énergie thermique des mers) ne datent pas d'hier et que depuis les années 60 des chercheurs étaient déjà en train d'inventorier et de dresser des scénarios pour le futur. Sans oublier les connaissances nécessaires à la conception, la mise en place et la maintenance de ces technologies en milieu marin, issues des compétences des constructeurs navals par exemple, ou des spécialistes de l'offshore.

Comme tout secteur "nouveau", celui des énergies marines renouvelables est aussi générateur d'emplois.

L'Europe par exemple oeuvre beaucoup au rapprochement des compétences, des capitaux, et à la mise en place de mesures qui favorisent le développement de ces recherches, et maintenant de leurs applications industrielles.

Le charbon et les pétrole (les énergies fossiles) appartiennent à l'ère de la révolution industrielle, celle qui est derrière nous; au cas où nous ne l'aurions pas remarqué, nous sommes passés à une autre ère; les énergies marines renouvelables en font partie. Elles ne résoudront pas tout (il faut par exemple penser à maîtriser et résorber ce que nous laissons derrière nous, comme les émissions de CO2; et je n'évoque même pas le nucléaire qui n'a pas dit son dernier mot), mais elles contribueront très certainement à renouveler les choses (dans "renouvelables", il y a renouveler, au cas où l'on ne le verait pas!).

Quant aux volontés politiques (gouvernementales) qu'en est-il? Dans le discours, plus ou moins volontariste, on retrouve les mots développement, synergies, collaborations, formation, impacts environnementaux (prise en compte des)...mais, pour pouvoir réellement donner de l'essort à tout ce qui précède, il faut aussi instaurer les conditions financières (lourdes pour certaines) de ce déploiement.

Un exemple précis (parmi d'autres), est ce que l'on appelle le "tarif de rachat", de l'énergie produite par ces sources. Pour les favoriser les gouvernements peuvent mettre en place (ce qui est déjà fait dans certaines régions) des tarifs préférentiels pour le rachat de l'électricité ainsi produite; ceci a une incidence directe par rapport aux coûts d'exploitation. Or, même ce type de mesures ne semblent pas acquises.

Et puis (je prêche pour ma chapelle), il faut aussi penser à communiquer: combien d'entre nous connaissent ces énergies et ce qu'elles représentent? Il serait peut-être nécessaire d'accompagner l'avenir par de l'information et de l'explication, non?

Et pour finir, une pub (trouvée ici), venue des Etats-Unis, version conquête de l'espace, très futée.

EDIT sur le tarif de rachat et une décision du Conseil d'Etat