Web et TV - Partie I
Par Véronique Rabuteau le lundi 28 septembre 2009, 12:33 - Un autre regard sur le Web - Lien permanent
Web et TV, plutôt que Web TV. Au fil de mes découvertes j'ai compris que le terme était finalement assez peu adapté, tant il est large, tant l'offre est diversifiée.
Alors, je partage ici mes réflexions, en commençant par celles-ci: Quelles sont les interactions qui existent? De quoi parle-t-on - ou peut-on parler - aujourd'hui en matière de Web TV?
Un billet en deux parties, pour explorer plusieurs facettes du sujet, réfléchir, partager des découvertes, recueillir vos avis et opinions. Car beaucoup - du simple curieux aux entreprises - parmi ceux qui moins familiers d'Internet, se demandent comment s'y retrouver dans les offres en streaming (auxquelles je me tiendrai ici), et, finalement, ce qui existe.
Que croise-t-on aujourd'hui? De quoi est-il question?
- Des chaînes de télévision qui diffusent sur le Web? Séances de rattrapage, "replay", extraits pour attirer l'attention d'un public.
- De programmes spécifiquement conçus (ils sont encore rares). Certains ont cependant l'intelligence de proposer sur un même site des formats différents (durées et qualité).
- De diffusion de plateaux enregistrés ou d'interviews. Le premier rappelle les débuts de la télévision - mais la formule a fait recette. Le second convient parfaitement car il peut être réalisé à coût réduits et découpé par chapitrage. Les nouveautés sont collaboratives ou associatives (au sens premier).
- De retransmissions d'évènements en direct sur le Web, du plus modeste au plus élaboré.
- De diffusion de vidéos par thématiques entourées/accompagnées d'autre contenus pour approfondir tel ou tel sujet: liens, e-books associés, forums, blogs, etc.
- D'intervention filmées à différentes occasions (conférences, etc) ou des cours délivrés par les plus prestigieuses institutions, universités ou écoles.
- De votre propre canal de diffusion ou vous pouvez aussi bien vous filmer que marquer vos préférences vers d'autres sources (de YouTube à Viméo, sans parler des nouveaux venus comme Stupeflix.TV, qui entend jouer sur le temps réel - merci à @eogez pour la source).
- Des reportages courts, qui permettent de rendre compte d'une actualité ou de mettre en valeur des acteurs locaux.
Bref, et je laisse ici volontairement de côté tout le secteur lié à la téléphonie mobile et aux interactions téléphonie/Internet. Un chapitre à part entière, même si, à l'évidence, il y a des recoupements.
Ce qui est certain, c'est qu'il y a autant de variantes que d'initiatives, dont certaines très réussies. La plupart sont accessibles gratuitement - parfois sur inscription - incluant, ou non, de la publicité. La question du financement est évidemment centrale, mais je ne l'aborderais pas ici dans un premier temps.
Je laisse volontairement l'appellation Web et TV même si certaines formes relèvent tout simplement de l'utilisation de l'outil vidéo via l'outil Internet. A partir du moment où ces formes sont regroupées à un "endroit" unique et dédié (site), c'est - me semble-t-il - ce qui peut recouvrir Web et TV.
Il est intéressant de regarder comment se composent et évoluent les choses au royaume de la flexibilité et de l'adaptation (ie le Web).
Là où sélection, choix et échanges sont prédominants. Pour réfléchir également à des spécificités et des allers-retours entre lieux de diffusion (qui ne sont plus justement un canal à sens unique).
Nous sommes dans un moment de mix et de mélange, versatile et malléable. Les choses s'y construisent de plus en plus par "morceaux" (pas fragments), petites actions qui s'agrègent. C'est peut-être par là qu'il faut également regarder pour développer ces usages.
Ce sont des questions que se posent aussi les professionnels (voir par exemple le programme du prochain Mipcom, salon professionnel international): mais comment faire pour s'adapter? "Rethink your business" disent-ils. Et c'est en effet urgent.
Autre caractéristique, qui est tout de suite visible (et audible) ce sont les différences de qualité. Je ne parle pas du fond ou de la forme, mais tout simplement de l'utilisation de la technique et du matériel. Tous ces moyens étant accessibles à des coûts raisonnables pour le grand public chacun a pu se les approprier. Y compris, côté montage (virtuel). On y retrouve de grands écarts entre professionnels (ou presque) et amateurs, ce qui est inévitable. 
Une - petite - préconisation au passage quand même: tout dépend ce que vous comptez faire de ces utilisations. Si votre message est professionnel, mieux vaut qu'il mette toutes les chances de son côté: image, cadrage et son.
Si lorsqu'un interlocuteur intervient la caméra traîne dans un autre coin de la salle pendant trop longtemps, l'attention dérape vite. Si plusieurs interlocuteurs interviennent et que c'est inaudible, personne ne suivra. Si le montage n'a ni queue ni tête, si les raccords sont mauvais, le rythme décalé, le résultat s'en ressentira. Ce sont peut-être des banalités en la matière, mais je les ai croisées ici ou là. Ceci étant dit, sans même rentrer dans les subtilités qui font - aussi - la différence.
Bien-sûr, je prêche pour ma chapelle! Mais, ce que j'ai souligné ne sont que des rappels de "bon sens" et d'attention: mettez-vous à la place de vos spectateurs, tout simplement.
Je suis en train de préparer un second billet qui sera une sélection de différentes Web.TV, canaux de diffusion et/ou d'échanges sous différentes formes (francophones et anglophones).
N'hésitez pas à me faire part de vos intérêts ou coups de cœur si vous en avez en la matière. Je relaierai.
Photo 1 Simon Bradley - copyright photoXpress - Photo 2




Commentaires
Photos
J'ai réalisé cet été plusieurs enregistrements. Je dispose d'un appareil assez ancien un Fuji SZ620 équipé d'un grand angle. J'avais à l'origine un disque IBM de 1 Go. c'est un ancêtre des reflex numériques. Je pratique la photographie depuis 1976. Pendant longtemps je n'ai fait que de la photographie technique. J'étais astronome amateur. Je ne me sentais pas à l'aise dans la peau d'un photographe. J'avais des proches dont c'était le métier. Lors de la naissance de ma fille j'avais offert à mon épouse un appareil d'origine est allemande avec une optique Zeiss (marque ?) L'appareil ne disposait d'une ergonomie rustique, donc son utilisatrice du apprendre quelques rudiments d'optique. Il ne fallait pas trop compter sur moi pour les photos de portrait ou de groupes, j'ai toujours horreur de sourire au petit oiseau. J'ai rapidement arrêté la photo astronomique, le gaspillage de pellicule coûte cher. Cet appareil était d'une robustesse incroyable. Je l'emmenai avec moi dans des endroits assez difficile d'accès voire dangereux même interdits au public comme la montagne, le bateau ou les souterrains. Je me suis cassé la figure plusieurs fois, mais l'appareil a résisté jusqu'en juin 1991. Le rideau est définitivement tombé au dessus du Groenland. De la cabine du pilote avait été lancé un appel du genre: tous à vos appareils les conditions météorologiques sont fantastiques. Des habitués ont affirmé ne jamais avoir vu cela, d'autres ont fait remarquer que l'avion devait voler très haut. Très jolie vue en effet, mais l'appareil était coincé. Deux jours après un honnête commerçant d'une galerie commerciale de Phœnix m'expliquait que la réparation était peu probable et puis il y avait des offres spéciales sur des petits appareils modernes. J'étais en déplacement professionnel, le prix était tellement bas que cela passerait en note de frais (non mais). Tout nouveau, tout beau j'ai grillé des rouleaux de pellicules par dizaines. J'ai laissé sur place une partie de ces rouleaux dont un contraint et forcé. J'ai perdu une bonne partie de ces photos par négligence mais d'autres on été subtilisées par un employé d'une officine de développement en France. J'étais sûr d'avoir pris ces photos. Une relation amicale plus expérimentée m'a demandé les enveloppes remises avec les photos. Il a remarqué que les bandeaux de négatifs étaient incomplets. Je n'ai pas retrouvé mes négatifs mais quelqu'un a eu des ennuis. Suite à cela on m'a dit: tu vois que je n'étais pas étourdie quand je disais être sûre d'avoir pris des clichés dont on a jamais vu les tirages. Effectivement, investigations faites, il y a bien des voleurs dans les officines de développement photographique. On nous a dit si on vous vole des photos c'est que vous êtes de bons amateurs, merci du compliment. Ensuite nous avons réparti les tâches; à elle les portraits, à moi le minéral, chacun selon ses goûts. J'ai quelques milliers de photos sur papier dont beaucoup sont dans un état déplorable. Mon principal souci est le tri préalable, pour la numérisations il y a de bons moyens rapides et assez peu coûteux. Par ailleurs j'ai près de 50 Gigas de photos réparties sur différents disques. Je 'ai pas trouvé pas le logiciel qui va les trier à ma place, l'appréciation esthétique automatique n'est pas encore sur le marché. Si quelqu'un a une suggestion.
Beaucoup d'amateurs proposent en tant que professionnels des services de toutes natures sur le Web. Ce sont des imposteurs et beaucoup ne le savent pas eux-mêmes. En matière de photographie je suis un bon amateur, je pourrais peut être gagner un prix dans un concours cantonal de province. Je passe des heures sur les Web TVs. Je regarde la télévision classique moins d'un quart d'heure par jour. La plupart des Web TV sont soient vides de contenu soit techniquement à coté de la plaque. Il est possible que Web et TV et Book fusionnent, c'est même probable, beaucoup croiront y être, car il y en aura beaucoup. Beaucoup trop de monde veulent jouer les stars. La télévision classique faisait la promotion de ses stars préférées, le matraquage publicitaire et la censure n'auront aucun effet sur la diffusion de demain.
@Dominique Raboeuf: merci pour ce partage qui va de l'argentique au numérique. Mais, en ce qui me concerne, le mot clé est: vidéo. Vous avez tellement de choses à retracer, vous devriez ouvrir un espace/blog dédié.
@Dominique Raboeuf: je n'avais pas vu le second commentaire, nous devions être en train d'écrire en même temps. Vous êtes toujours aussi radical. Ce sont aussi des choses qui commencent; la question pour moi n'est pas de savoir si il y a des "imposteurs", mais de plutôt analyser. Et, là encore, ici pas plus qu'ailleurs: l'excellence est plutôt rare. Ce n'est pas pour cela que je balaie tout d'un revers d'opinion.
étonnant que tu traites ce sujet aujourd'hui.
RWW l'aborde aussi > http://fr.readwriteweb.com/2009/09/...
@arf: Merci, je vais aller lire tout de suite; j'ai vu l'article source ce matin de France 24. Bon, je ne m'appelle pas RWW
mais, ce sera intéressant puisque eux sont Web et moi issue de la TV!
@arf: je viens d'aller lire; en fait, c'est le même que j'ai lu ailleurs ce matin, mais, de toute façon, merci. C'est intéressant, car c'est le labo. France 24 qui publie sur RWW. Une démarche volontariste donc.
Je pense qu'on est encore au début, les autorités ne s'y retrouvent pas. En Belgique, j'appréciais Zattoo. Malheureusement, celui-ci nous est interdit d'accès depuis un an.. droit d'auteur? pub? Qui gère tout cela ? Pourtant nous n'avions droit qu'à 3 malheureuses petites chaînes francophones émettant en direct...Les frontières existent toujours! et parfois, même certaines vidéos Youtube ne sont pas accessibles d'ici.
@Michèle: merci à toi. Je ne savais pas pour YouTube et ne connaissais pas Zattoo. Effectivement, tu as raison de souligner ces frontières!
Très belle analyse @Véronique!
Il n'est pas aisé de s'y retrouver parmi l'ensemble des nouvelles technologies et les nouveaux supports!
Cela dit, comme l'indiquait @Michèle : "On est encore au début" et les choses devraient se clarifier prochainement en terme de possibilité de diffusion!
Le marché n'a pas encore atteint sa maturité!
Belle journée à toi et au plaisir de lire ta 2nde partie Web et TV!
@fredheas: merci à toi; oui, c'est vrai, beaucoup de tâtonnements et d'essais (dont certains plutôt réussis, cf partie II)