hommetlamer

Etant immergée (sans jeux de mots) parmi les problématiques des énergies marines renouveblables à longueur de journées, envie de vous restituer ce qui s'y passe, étant entendu que ce point de vue est le mien et n'a de valeur qu'un regard à un temps T.

Je croise ou discute tous les jours avec des universitaires (biologistes, géomaticiens, juristes...), des enseignants (qui sensibilisent les jeunes générations à l'importance du milieu marin et à sa connaissance), des industriels, des écoles d'ingénieurs, des journalistes scientifiques, des marins, des pêcheurs, des ONG environnementales, des élus...

Je lis des publications (majoritairement en anglais, encore une fois), consulte les calendriers des manifestations qui se tiennent de part le monde, visionne des vidéos pleines de vagues, de turbines, de pales, de fonds marins; ingère des rapports denses (pas forcément indigestes), des études, des statistiques...

J'assiste, me semble-t-il à la naissance de ce qui pourrait bien être une industrie (de demain?) encore aux portes des R&D (recherche et développement) et prête à se déployer. Rappellons au passage que beaucoup des principes employés (comme l'énergie thermique des mers) ne datent pas d'hier et que depuis les années 60 des chercheurs étaient déjà en train d'inventorier et de dresser des scénarios pour le futur. Sans oublier les connaissances nécessaires à la conception, la mise en place et la maintenance de ces technologies en milieu marin, issues des compétences des constructeurs navals par exemple, ou des spécialistes de l'offshore.

Comme tout secteur "nouveau", celui des énergies marines renouvelables est aussi générateur d'emplois.

L'Europe par exemple oeuvre beaucoup au rapprochement des compétences, des capitaux, et à la mise en place de mesures qui favorisent le développement de ces recherches, et maintenant de leurs applications industrielles.

Le charbon et les pétrole (les énergies fossiles) appartiennent à l'ère de la révolution industrielle, celle qui est derrière nous; au cas où nous ne l'aurions pas remarqué, nous sommes passés à une autre ère; les énergies marines renouvelables en font partie. Elles ne résoudront pas tout (il faut par exemple penser à maîtriser et résorber ce que nous laissons derrière nous, comme les émissions de CO2; et je n'évoque même pas le nucléaire qui n'a pas dit son dernier mot), mais elles contribueront très certainement à renouveler les choses (dans "renouvelables", il y a renouveler, au cas où l'on ne le verait pas!).

Quant aux volontés politiques (gouvernementales) qu'en est-il? Dans le discours, plus ou moins volontariste, on retrouve les mots développement, synergies, collaborations, formation, impacts environnementaux (prise en compte des)...mais, pour pouvoir réellement donner de l'essort à tout ce qui précède, il faut aussi instaurer les conditions financières (lourdes pour certaines) de ce déploiement.

Un exemple précis (parmi d'autres), est ce que l'on appelle le "tarif de rachat", de l'énergie produite par ces sources. Pour les favoriser les gouvernements peuvent mettre en place (ce qui est déjà fait dans certaines régions) des tarifs préférentiels pour le rachat de l'électricité ainsi produite; ceci a une incidence directe par rapport aux coûts d'exploitation. Or, même ce type de mesures ne semblent pas acquises.

Et puis (je prêche pour ma chapelle), il faut aussi penser à communiquer: combien d'entre nous connaissent ces énergies et ce qu'elles représentent? Il serait peut-être nécessaire d'accompagner l'avenir par de l'information et de l'explication, non?

Et pour finir, une pub (trouvée ici), venue des Etats-Unis, version conquête de l'espace, très futée.

EDIT sur le tarif de rachat et une décision du Conseil d'Etat