Grilles de rentrée
Par Véronique Rabuteau le vendredi 15 août 2008, 10:18 - Médias - Lien permanent

Selon une dépêche de l'AFP(reprenant une information du journal Les Echos), Patrick de Carolis, actuel PDG de France Télévisions pourrait rester en poste jusqu'à la fin de son mandat en 2010. Je vous livre ci-dessous mon analyse de l'information.
Rapellons qu'en juillet dernier Patrick de Carolis s'est frontalement opposé à la présidence de la République à la suite, non pas de la remise du rapport dit "rapport Coppé" sur la réforme du financement de l'audiovisuel public, mais pour répondre à la formule suivant laquelle les programmes du service public ne différeraient pas de ceux du privé.
Depuis sa nomination en 2005, Patrick de Carolis a publiquement affiché sa volonté d'une mise en valeur de la diversité du service public et des valeurs dites culturelles qui doivent l'animer. Il a également mis son poste "dans la balance" si les moyens financiers nécessaires au bon fonctionnement des chaînes de France Télévisions, suite au projet de supression de la publicité après 20H n'étaient pas mis en oeuvre par le gouvernement.
Qu'indiquent donc les informations contenues dans la dépêche de l'AFP? (parue en plein milieu du mois d'août, avant la "rentrée" et la mise en avant des nouvelles grilles de programmes).
''La loi sur l'audiovisuel public qui doit être examinée mi-octobre, ne mettra pas fin avant terme à leur mandats respectifs (1), croit savoir le journal. "C'est en tout cas ce qui figure dans l'avant-projet du gouvernement destiné à supprimer la publicité des antennes publiques en deux étapes", révèle le journal (Les Echos)".
(1)(référence également au mandat de J.P Cluzel, président de RadioFrance)
Très probablement, une volonté de "calmer le jeu". L'audiovisuel public et ceux qui y participent (notamment, les producteurs) sont depuis quelques mois plongés dans une sorte de "no man's land" quand aux conditions dans lesquelles ils vont pouvoir exercer leur profession. Sans oublier les salariés de France Télévisions (et notamment ceux de France 3 et France 2) qui ne savent pas de quoi demain sera fait.
Ces conditions peu constructives ne sont, à l'évidence, pas favorables à la production de contenus de qualité, ni à des prises de décision (de fond, de forme, de financements) sereines. Il serait temps que chacun puisse poursuivre ses missions et son travail...



