AOrdi

Aujourd'hui deux talents, pour une fois, extérieurs à la plateforme: ceux de Jérôme et Peter, que vous pouvez lire chez Playmobils Estropiés & Associés, dont ils sont co auteurs. Site dynamique et pleins d'informations.

Jérôme a réagi au billet de notre Modérateur dans le cadre de la semaine consacrée à Emploi et Handicap sur Régionsjob. Je vous invite à lire l'excellent billet qu'il a rédigé sur la question ici; il est étudiant en Master 2 Prisme (produits d'Information Spécialisée et Médiation Electronique) à Lille 3. Il recherche un stage dans les TIC/Veille/IE. Peter lui est étudiant en Master 2 Histoire et va lui aussi chercher un emploi.

De la lecture de ses billets et des quelques échanges que j'ai eu avec Jérôme, je peux vous dire qu'il sait ce qu'il veut, qu'il est charmant, qu'il a une bonne connaissance du Web et qu'il peut, dans le cadre de cette rubrique, vous aider pour un site ou un blog. Peter lui, son talent, est plutôt rédactionnel.

Je vous laisse découvrir un extrait ci-dessous, du billet de Jérôme:

(...) "Malgrès mon handicap, je suis étudiant en seconde année de Master PRISME, formation orientée veille. J’ai envoyé 3 candidatures spontanées (dont 4 messages à une société) et répondu à deux offres de stage. Sur mon CV, à “divers” j’ai mis “reconnaissance travailleur handicapé en cours” car après tout c’est les compétences qui comptent, non?. J’ai reçu une réponse négative à une de mes candidatures spontanées et une positive à une offre de stage. Et c’est là qu’on voit la limite du Web et des réseaux sociaux.

J’avais envoyé mon CV un dimanche à 1h du mat et la société m’a appelé le lendemain vers 11h30. Je venais de me réveiller y’avait pas longtemps et j’étais surpris de la rapidité de contact, et lorsque un inconnu appelle, j’essaye d’articuler pour bien me faire comprendre, ça demande effort et concentration, mais en véritable c’est pire: je laisse des gros blancs et je bafouille. On me proposait un entretien le lendemain et j’ai répondu “non” sans penser à expliquer que j’avais un dossier à présenter et que je pouvais être disponible pour une autre date. Ca c’est terminé par “on vous rappellera pour une date ultérieure”. Et ensuite j’ai senti que j’avais raté une opportunité. Et j’ai repensé à la fois où, j’étais en Première, et je suis allé à l’hotel de Police pour savoir comment devient-on enquêteur en criminalité informatique: on m’a expliqué qu’il fallait d’abord être policier de base et ensuite demander une mutation dans le service souhaité… et on a terminé en me disant “il faut savoir porter l’uniforme”. C’était violent car je pensais que comme y’avait des personnes de couleur, des femmes dans la police moi aussi je pouvais tenter ma chance… J’étais naïf. Pour revenir à l’entretien téléphonique, j’ai tout de suite pensé à de la discrimination, pensée facilité par le fait que je sois conscient de mon handicap, puis j’ai réfléchis et attendu un éventuel rappel. Comme je ne suis pas bête et que je n’hésite à me remettre en question, j’ai essayé de me mettre à la place de mon interlocutrice. Ainsi j’ai renvoyé un mail du vendredi en m’excusant et en expliquant mon handicap. On m’a répondu qu’on comprenait mon mail, mais que l’offre était déjà prise, mais que néanmoins ils pouvaient envisager une solution."(...).

(...) "Pour terminer, et pour revenir à la présence des entreprises dans les facs, pourquoi ne pas créer des pôles de formations adaptés et adaptables à l’image des pôles de compétivité ou technopoles sur des secteurs porteurs et qui permettrai une bonne qualifications des personnes handicapées: je pense aux métiers du Web et au secteur des Sciences de l’Information et de la Communication par exemple. Une sorte de CLIS (classe d’intégration scolaire) pour des BTS,DUT, Licence car l’emploi des personnes handicapées est lié à leur formation et à leur intégration."