Débat du mois: candidature spontanée
Par Véronique Rabuteau le mardi 22 janvier 2008, 10:50 - Débat du mois - Lien permanent
J'ai sur la question un double point de vue: celui du cadre possiblement amené à réaliser une embauche, et celui qui est le mien aujourd'hui, en recherche d'emploi.
- Du point de vue du "récepteur".
Il m'est arrivé fréquemment de recevoir des candidatures spontanées dans les différentes sociétés dans lesquelles j'ai travaillé. Je dirais même que cela arrive très souvent, soit pour des demandes de CDI, soit pour des collaborations ponctuelles car mon milieu professionnel s'y prête (production audiovisuelle). Je n'ai pas d'expertise sur la question, mais une expérience:
- Très souvent, à la première lecture on sait à qui "l'on a affaire" (façon dont la lettre est rédigée, tournures de phrases, emphase ou non, etc) qu'il s'agisse ou non d'un jeune diplômé ou de quelqu'un qui a plus d'expérience. Je ne m'arrête jamais à une lettre et regarde toujours le CV joint(quelle que soit la façon dont il est joint, généralement en pièce du même nom quand il arrive par courriel!), car chacun n'a pas les mêmes capacités de rédaction ou pour solliciter quelqu'un. - Il m'est arrivé de conserver des candidatures et/ou d'essayer de les orienter vers quelqu'un d'autre si elles ne correspondent pas à ce que je recherche ou si il n'y a rien à pourvoir. - Il m'est arrivé, disons peut-être une fois sur dix, de rencontrer quelqu'un et une fois sur quinze, vingt, d'embaucher (ce n'est pas facile d'établir des proportions comme ça). - Et, en tout état de cause, je me suis fixée comme objectif de toujours répondre, même avec un peu de retard, parfois par courriel aussi.

- Du point de vue de la recherche d'emploi.
- Je réponds de temps en temps de cette façon à des annonces. Compte tenu de mon parcours professionnel, elles sont rarement complètement adéquates. J'aprends à adapter mon CV, plutôt pour mieux distinguer les compétences que j'ai et qui peuvent intéresser potentiellement mon interlocuteur ( et ce n'est pas toujours facile, la fréquentation de cette plateforme m'a enseigné beaucoup de choses sur la question, en observant comment font les uns et les autres et en lisant des conseils). Mais, je crois que c'est la limite de l'adaptation. On est ce que l'on est, et rien ne sert à long terme de faire autrement.
- Le taux de retour est plutôt faible (mais là, je n'apprends rien à personne), mais je pense qu'il faut toujours tout tenter.

Sur l'aspect psychologique des choses, soulevé par certains d'entre nous: il est évidemment peu motivant de faire tout cela; je me dis qu'à chaque fois, j'aprends quelque chose, en tout cas, j'essaie. Et si, vraiment, je n'ai pas le moral, je vais par exemple faire un tour sur les blogs des autres, découvrir des choses, ou essayer des outils internet nouveaux et facétieux, à tord et à travers, ça change les idées, avant que de repartir!




Commentaires
Véronique,
Bravo pour ta réactivité immédiate au débat du mois. Je pense qu'effectivement l'adaptation de son CV à l'annonce a ses limites et que le "On est ce que l'on est" transparaît à l'entretien lorsque l'on en décroche un.
Il se peut que le profil que l'on s'est forgé au fil des ans ne correspondent plus au marché d'aujourd'hui, je parle du mien !
Mais non Sylvie, je ne suis pas d'accord sur la deuxième partie: laissons de côté le "marché", le profil forgé au fil des ans veut dire: richesse, expérience, capacité surement à transmettre, et beaucoup d'autres choses qui peuvent, aussi, être nécessaires à une entreprise.
bonjour,
dans le cadre d'un projet pour mon bac, j'aimerais connaitre les limites pour une entreprise à l'utilisation des candidatures spontanées.
merci d'avance .