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  <title>Télé d'antan &amp; Outils d'aujourd'hui - Communauté</title>
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  <description>Recherche d'emploi dans Multimedias/Web TV</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Sun, 20 Jul 2008 22:41:36 +0200</pubDate>
  <copyright></copyright>
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    <title>Dimanche(s) soir(s)</title>
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    <pubDate>Sun, 20 Jul 2008 17:44:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Véronique Rabuteau</dc:creator>
        <category>Communauté</category>
        <category>humeur</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Pour préparer la semaine qui s'annonce, petit rappel: nous sommes toujours en mode &quot;concours&quot; des blogs emplois! Ne nous oubliez pas, en rentrant de la plage, venez voter!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous sommes 86 (à découvrir &lt;a href=&quot;http://moderateur.blog.regionsjob.com/index.php/post/2008/06/24/Les-inscrits-au-concours-de-lete&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) et tout se termine au 31 juillet.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Rien d'autre à ajouter pour aujourd'hui; il m'arrive aussi de n'avoir pas envie d'écrire. Une sorte de torpeur estivale du billet. Une pensée aussi pour ceux qui cherchent du travail tout azimut. Dimanche soir, voilà!&lt;/p&gt;

&lt;center&gt;&lt;iframe src=&quot;http://www.countdownr.com/external.html?logo=clock.png&amp;amp;alert=&amp;amp;time=2008_07_31_00_00&amp;amp;title=Concours%20Blogs%20emplois&amp;amp;repeat=0&amp;amp;url=&amp;amp;background=transparent&quot; frameborder=&quot;0&quot; width=&quot;320&quot; height=&quot;130&quot; scrolling=&quot;no&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.countdownr.com&quot;&gt;Countdownr&lt;/a&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/center&gt;


&lt;p&gt;... bon, et pour finir sur une &quot;happy touch&quot;, une vidéo en plus pour illustrer ce qu'il ne faut surtout pas faire dans une compétition!&lt;/p&gt;

&lt;object width=&quot;425&quot; height=&quot;344&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/2RiAN3IKGSM&amp;hl=fr&amp;fs=1&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&quot;http://www.youtube.com/v/2RiAN3IKGSM&amp;hl=fr&amp;fs=1&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; allowfullscreen=&quot;true&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;344&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;
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    <title>Spot publicitaire</title>
    <link>http://rabuteau.blog.ouestjob.com/index.php/post/2008/07/17/xx</link>
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    <pubDate>Thu, 17 Jul 2008 18:09:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Véronique Rabuteau</dc:creator>
        <category>Communauté</category>
        <category>feuilleton de lété; blogs emplois</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://rabuteau.blog.ouestjob.com/public/algorithme-1.jpg&quot; alt=&quot;algorithme&amp;amp;&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;
Nouvel épisode de &lt;em&gt;Drôle d'emploi&lt;/em&gt; à découvrir sur le &lt;a href=&quot;http://droledemploi.blog.regionsjob.com/index.php/post/2008/07/17/Episode-16%3A&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;blog&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour information, il s'agit de la saison 1- épisode 16/60 (non, je plaisante pour 60!). Nous sommes maintenant 7 à participer, et l'été ne fait que commencer!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Si, comme nous, vous n'êtes pas en vacances et chercheurs d'emplois assidus; si vous voulez emprunter cette &quot;aire de repos&quot; virtuelle comme l'écrit si bien &lt;a href=&quot;http://jurkew.blog.parisjob.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Joëlle&lt;/a&gt;, n'hésitez pas, et participez à l'écriture de l'histoire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vous y trouverez:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- de l'aventure (au 25ème sous-sol d'une multinationale française; dépaysant, non?);&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- des tests de recrutement (comme manger cinq fois du chocolat à la framboise sans avoir mal au coeur);&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- de la science fiction (sous forme de &quot;lumière blanche&quot; et de codex secret, si, si);&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- de l'humour ( les bons mots de Sarah, par exemple);&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- pas de sexe (désolée, il s'agit tout de même de blogs emploi!);&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- de la musique (les goûts et les couleurs...)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- de la gastronomie (des recettes inédites? l'histoire du chocolat de ses origines à nos jours?)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;...et tout ce que chacun y apportera! Bonne découverte.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;EDIT: l'épisode 18 vient d'être mis en ligne! (samedi 19/07).&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Drôle d'emploi: épisode 10</title>
    <link>http://rabuteau.blog.ouestjob.com/index.php/post/2008/07/14/Drole-demploi%3A-episode-10</link>
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    <pubDate>Mon, 14 Jul 2008 18:12:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Véronique Rabuteau</dc:creator>
        <category>Communauté</category>
        <category>blogemploi</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://rabuteau.blog.ouestjob.com/public/vote.jpg&quot; alt=&quot;concours blogsemplois&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;
Suite de notre feuilleton estival &quot;Drôle d'emploi&quot; (saison 1- ép.10), dont vous pouvez découvrir l'épisode précédent chez &lt;a href=&quot;http://touline.blog.ouestjob.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Touline&lt;/a&gt;, et l'intégralité
&lt;a href=&quot;http://droledemploi.blog.regionsjob.com/index.php/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A ce jour, nous sommes cinq à écrire, mais rappelons que tout le monde peut participer, car c'est le principe même de cette fiction! N'attendez pas la saison 2 pour écrire, cette histoire dure le temps d'un été.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sinon, en ce 14 juillet, nous sommes la veille du 15 (...) ce qui veut dire: demain clotûre des inscriptions au &lt;strong&gt;concours&lt;/strong&gt; des blogs emplois!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;80 inscrits déjà! La lutte est âpre, la concurrence féroce, la stimulation incessante! Non, je plaisante (quoique..) N'oubliez pas de &lt;strong&gt;voter&lt;/strong&gt; si ce blog vous plaît, c'est en haut, à droite.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bonne découverte ci-dessous de l'épisode 10...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Le voilà. Je doute un peu qu'il y ai du réseau au 25ème sous-sol, mais j'essaie quand même en désespoir de cause... Si, un réseau, faible, mais un réseau!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je m'empresse de composer le numéro de mon frère. Lui &quot;à l'extérieur&quot; pourra tenter quelque chose; et puis il y a ce copain - comment s'appelle-t-il déjà? - Patrick, Patrice, ce copain dans les RG que j'ai croisé chez lui. A eux deux...Tonalité. Une, puis deux. A la troisième ça décroche, mais, ce n'est pas mon frère!!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&quot; Salut Capucine. Ne dites rien surtout, c'est Flav. J'ai réussi à détouner le réseau 5 minutes. Il faut que je fasse vite sinon le service technique va me repérer. Ecoutez-moi: 1. ne mangez surtout plus ces chocolats; débrouillez-vous comme vous voulez.2. Il faut qu'on arrive à se rencontrer. Ca va pas être évident. Il y a un ordi. dans l'endroit où vous êtes en ce moment et ils vont vous demander de vous en servir. Sais pas encore comment, mais je vais m'arranger pour vous filer des codes pour un contact, et...je dois raccrocher là; tenez bon&quot;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bien!Il semblerait que j'ai un allié dans la place! Pourvu que ce ne soit pas encore un piège ou une chausse-trappe!Non, je me souviens avoir vu Flav repasser discrètement son chocolat à Ju. Mais pourquoi avait-il fait ça? Si c'est une drogue...Je cherche l'odinateur des yeux. Oui, à gauche sur un petit bureau en face de la fausse fenêtre (certainement pas l'endroit d'où &quot;je rêve de bloguer&quot;!). Avant d'aller voir de plus prés, j'essaie à nouveau de composer le numéro de mon frère.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Répondeur cette fois - et presque plus de batterie!-:&quot;Paul, c'est Capucine. Ecoute, je fais vite. Il m'arrive un truc pas croyable. Suis à la société Fernstone, un entretien d'embauche, mais, ce n'est pas ce que je croyais. Préviens ton copain Patrice, enfin, celui des RG. Il se passe quelque chose, suis retenue contre mon gré, trop long à expliquer. Ne me rappelle surtout pas tu risques de me faire repérer, utilise les SMS. C'est sérieux mon frère. T'embrasse fort.&quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Maintenant, garder la tête froide. Pas d'issue autre que l'entrée. Le bureau et l'ordinateur. Un petit lit à droite. Un lavabo à côté. Trois cadres sur les murs blancs: au-dessus du bureau le logo Fernstone, bleu et blanc, entouré d'un gris métalisé; prés du lit une photo prise dans les rues d'une grande ville: buildings, l'arrière d'un taxi jaune, un groupe d'hommes qui semble poser (qu'est-ce que me rappelle cette image?), un panneau lumineux et une pub en anglais; et aussi, prés de la porte, une veille affiche pour... un concert de...oui! un concert de Tears for Fears! Le mot &quot;Change&quot; est écrit en grandes lettres blanches.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voilà tout ce qui compose l'univers de ce qui pourrait bien finalement ressembler à une cellule...Je m'assied devant l'ordinateur et l'allume.&lt;/p&gt;

&lt;div style=&quot;width:220px;height:55px;&quot;&gt;&lt;object width=&quot;220&quot; height=&quot;55&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=186345&amp;colorBackground=0xFF6600&amp;textColor1=0x333333&amp;colorVolume=0x7A3000&amp;autoplay=0&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&quot;http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=186345&amp;colorBackground=0xFF6600&amp;textColor1=0x333333&amp;colorVolume=0x7A3000&amp;autoplay=0&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;220&quot; height=&quot;55&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br&gt;&lt;font size='1' color ='#000000' face='Arial'&gt;D&amp;eacute;couvrez &lt;a href='http://www.deezer.com/fr/tears-for-fears.html'&gt;Tears for Fears&lt;/a&gt;!&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;




&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://abdoumenfloyd.a.b.pic.centerblog.net/zpwt7lke.jpg&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Crédit photo&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Qui prend la suite?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Rencontre de(ux) blogueuses!</title>
    <link>http://rabuteau.blog.ouestjob.com/index.php/post/2008/07/13/cc</link>
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    <pubDate>Sun, 13 Jul 2008 11:49:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Véronique Rabuteau</dc:creator>
        <category>Communauté</category>
        <category>Brest 2008</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://rabuteau.blog.ouestjob.com/public/Brestvoilesjaunes.jpg&quot; alt=&quot;brest2008voiles jaunes&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En direct de Brest 2008! Hier, rencontre de(ux) blogueuses à Brest! &lt;a href=&quot;http://rabuteau.blog.ouestjob.com/index.php/post/2008/07/13/caroletissier.blog.ouestjob.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Carole&lt;/a&gt; est venue jusqu'ici découvrir les grands voiliers, occasion de se rencontrer.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ballades, discussions, échanges de nouvelles sur &lt;em&gt;La&lt;/em&gt; plateforme et ses hôtes, questions sur &quot;Drôle d'emploi&quot; (nous aurions pu coécrire un petit chapitre, mais, pas le temps!) et surtout, des bateaux plein les yeux, voiles sur l&quot;horizon, équipages émerites et même...un dragon, croisé sur les quais!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quelques photos pour partager un peu (Carole en aura surement d'autres!).
&lt;img src=&quot;http://rabuteau.blog.ouestjob.com/public/Brestsouslevent.jpg&quot; alt=&quot;Brestsousle vent&quot; /&gt;&lt;img src=&quot;http://rabuteau.blog.ouestjob.com/public/Brestdragon.jpg&quot; alt=&quot;Brestdragon&quot; /&gt;&lt;img src=&quot;http://rabuteau.blog.ouestjob.com/public/Brestle_grand.jpg&quot; alt=&quot;Brestle+grand&quot; /&gt;&lt;img src=&quot;http://rabuteau.blog.ouestjob.com/public/Brestvoile.jpg&quot; alt=&quot;Brestvoiles&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;...et un clin d'oeil à &lt;a href=&quot;http://touline.blog.ouestjob.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Touline&lt;/a&gt;, qui ne s'invente pas!&lt;img src=&quot;http://rabuteau.blog.ouestjob.com/public/Bresttouline.jpg&quot; alt=&quot;Bresttoutline&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Le Tigre et la Télévision</title>
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    <pubDate>Sat, 12 Jul 2008 07:05:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Véronique Rabuteau</dc:creator>
        <category>Communauté</category>
        <category>Bruce Schneier; sécurité; heuristique</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://rabuteau.blog.ouestjob.com/public/TigreTV.jpg&quot; alt=&quot;TigreTV&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Non, je n'oublie pas la suite de la traduction de Bruce Schneier &quot;Sécurité et comportement humain&quot;. J'aimerais vous y voir! Surtout quand l'auteur se prend à parler de &quot;Probabilités&quot;, mot qui a tendance à me faire fuir aussi sûrement que si je rencontrais un tigre à dents de sabre au détour d'une rue (vous comprendrez en lisant la suite!).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette partie est encore passionnante et nous concerne de près dans nos rapports à l'information qui nous entoure. Vous remarquerez également à sa lecture que l'auteur applique à sa démonstration les procédés qu'il décrit afin, sans doute, que nous mémorisions ses propos et retenions son argumentaire (mais le contraire eut été étonnant et absurde, non?). C'est très efficace. Bonne lecture et souvenez-vous de l'exemple du tigre...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Probability Heuristics / Heuristique des Probabilités&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La seconde aire qui peut contribuer à formuler de mauvais compromis en matière de sécurité, c’est la probabilité.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Si nous faisons un mauvais calcul de probabilité, alors nous obtiendrons le mauvais compromis.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Généralement parlant, nous – en tant qu’espèce – ne sommes pas doués pour les grands nombres.
Une quantité phénoménale d’écrits porte sur le sujet, due à des auteurs comme John Paulos (ref 27) et d’autres.
La phrase qui dit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;1,2,3, beaucoup&amp;nbsp;» prend tout son sens en terme d’évolution.  Nous nous débrouillons beaucoup mieux avec les petits nombres qu’avec les grands. Qu’il y ait une ou dix mangues est une distinction importante, mais qu’il y en ait 1.000 ou 5.000 l’est beaucoup moins – pour le dire autrement&amp;nbsp;: ça fait beaucoup de mangues.
La même chose arrive avec les probabilités. Nous savons évaluer 1 sur 2 vs 1 sur 4 vs 1 sur 8, mais sommes beaucoup moins bons quand il s’agit de 1 sur 10.000 vs 1 sur 100.000.
C’est comme la plaisanterie&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;la moitié du temps, un quart de temps, un huitième de temps, presque jamais ». Et si ce que vous mesurez arrive 1 fois sur 10.000 ou sur 10 millions, c’est la même chose&amp;nbsp;: presque jamais.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Qui plus est, il y a des systèmes heuristiques associés aux probabilités. Ils ne sont pas spécifiques au risque, mais ils peuvent contribuer à sa mauvaise évaluation. Il est clair que la capacité de notre cerveau à estimer rapidement des probabilités rencontre toutes sortes de problèmes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;The Availability Heuristic / Heuristique de la Disponibilité&lt;/strong&gt; (ou disponibilité heuristique?)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce terme est très large et va assez loin dans l’explication de la façon dont nous composons avec le risque et les compromis.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A l’origine la «&amp;nbsp;disponibilité heuristique&amp;nbsp;» signifie «&amp;nbsp;évaluer la fréquence d’une classe ou la probabilité qu’à un évènement d’advenir en utilisant les occurrences et les exemples par lesquels il vous viennent à l’esprit&amp;nbsp;»
(“assess the frequency of a class or the probability of an event by the ease with which instances or occurrences can be brought to mind.”) (ref28).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dis autrement&amp;nbsp;: dans chaque processus de décision, les choses dont on se souvient facilement (qui sont “disponibles) ont plus de poids que les données dont on a du mal à se souvenir. En général cette heuristique de la disponibilité est un bon raccourci. Toutes choses étant égales, il est plus facile de se souvenir des évènements communs de ceux qui ne le sont pas. Donc, il est normal de ce servir d’un tel système. Mais, comme dans tous les systèmes heuristiques, il y a des zones où ils ne fonctionnent pas et conduisent à des biais.
Il y a d’autres raisons que l’occurrence (la fréquence) qui font que certaines données sont plus accessibles. Les évènements qui sont les plus récents sont les plus accessibles. Ceux qui sont plus chargés émotionnellement le sont aussi. Ceux qui sont plus vivants également. Etc.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il n’y a rien de nouveau à considérer les systèmes heuristiques de la disponibilité et leurs effets sur la sécurité. J’ai écris sur la question dans «&amp;nbsp;Beyond Fear&amp;nbsp;» (ref 29), même si je ne les appelais pas ainsi. Le professeur de sociologie Barry Glassner a consacré presque un ouvrage entier à expliquer comment ils affectent notre perception du risque (ref 30). Chaque livre dédié aux processus d’élaboration des décisions aborde la question.
Pour ne citer qu’une seule expérience simple&amp;nbsp;: on a posé la question suivante à 31 sujets&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Dans un l’échantillon d’un texte tout à fait basique en anglais est-il plus probable d’avoir un mot qui commence par la lettre K, ou bien de trouver la lettre K en troisième position dans le mot (sans tenir compte des mots de moins de trois lettres)&amp;nbsp;? » Environ 70% des gens ont répondu qu’il y  avait plus de mots commençant par K que de K en 3ème position, même si, de fait, il y a presque le double de mots dans ce cas. Mais, simplement parce que les mots commençant par K viennent plus facilement à l’esprit, les gens ont surestimé leur fréquence relative.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lors d’une autre expérience, plus en prise avec la réalité, 32 personnes furent divisées en deux groupes. On demanda à l’un des groupes de passer un peu de temps à imaginer que son équipe de foot universitaire allait réussir pendant la saison à venir, et on demanda à l’autre groupe d’envisager la possibilité que son équipe allait perdre. Ensuite, les deux groupes furent interrogés sur les perspectives de leurs équipes. Pour les sujets qui avaient imaginé une équipe performante, 63% prédirent une excellente saison. Pour les autres, seulement 40% firent la même prévision.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le même chercheur fit une autre expérience avant l’élection présidentielle de 1976. Les personnes à qui l’on avait demandé d’imaginer la victoire de Carter étaient plus enclins à penser qu’il allait gagner, et ceux qui imaginaient la victoire de Ford étaient plus enclins à croire qu’il allait gagner.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce type d’expérience a été répété plusieurs fois et démontre uniformément que le fait d’imaginer une issue particulière la fait apparaître plus probable par la suite.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’incarnation des souvenirs est un autre aspect de la disponibilité heuristique qui a été étudié.
Les décisions des gens sont plus marquées par des informations «&amp;nbsp;vivantes&amp;nbsp;» (concrètes) que par des concepts ou des statistiques. (ref33)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voici simplement une expérience parmi de nombreuses autres qui démontre ceci.
Dan la première partie de l’expérience les sujets ont lu un rapport de justice décrivant un accident qui met en cause un conducteur en état d’ivresse. L’accusé a grillé un stop en sortant d’une fête et a percuté un camion poubelle. Aucun alcotest, ni aucune prise de sang n’a été faite, c’est simplement un faisceau de circonstances. Après avoir lu le rapport, les sujets sont divisés en deux groupes et on leur donne 18 rapports de preuves à lire&amp;nbsp;: neuf sont écrits par la partie adverse qui prouve la culpabilité du conducteur et neuf par l’avocat de la défense qui prouve qu’il n’est pas coupable.
Les sujets du premier groupe  prennent connaissance du rapport de la partie adversaire écrit dans un style neutre et de deux de la défense écrit dans un style incarné, pendant que les sujets du deuxième groupe ont l’inverse.
Voici un exemple d’une description neutre et d’une description incarnée du même fait&amp;nbsp;:
-	En allant vers la porte de sortie Sanders (l’accusé) s’est heurté à une table renversant un bol qui est tombé sur le sol.
-	En allant vers la porte de sortie Sanders s’est heurté à une table renversant un bol de guacamole qui est tombé sur le sol et s’est répandu sur le tapis blanc.
En voici une autre de la défense&amp;nbsp;:
-	Le propriétaire du camion poubelle a admis après enquête croisée que son camion est difficile à voir de nuit à cause de sa couleur grise.
-	Le propriétaire du camion poubelle a admis après une enquête croisée que son camion est difficile à voir de nuit à cause de sa couleur grise. Le propriétaire du camion a déclaré que ses camions sont gris parce que «&amp;nbsp;sa cache la saleté », et il a ajouté «&amp;nbsp;vous voudriez quoi, que je les peigne en rose&amp;nbsp;? »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après tout ceci, on a demandé au sujets de se prononcer sur le taux d’alcoolémie de l’accusé, sa culpabilité, et le verdict que le jury devrait rendre. Les résultats furent intéressants. Les rapports incarnés versus les rapports neutres n’eurent aucune incidence sur le jugement des sujets juste après leur lecture mais, quand on leur reposa la question 48 heures plus tard, - on leur demanda de se prononcer comme s’ils jugeaient l’affaire pour la première fois – ils étaient plus marqués par les arguments incarnés. Les sujets qui avaient lu les arguments incarnés de la défense et les arguments neutres de la partie adverse étaient plus portés à conclure à l’innocence du défendant, et les sujets qui avaient lu une description neutre de la défense et incarnée de la partie adverse étaient plus portés à juger l’accusé coupable.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La morale de cette histoire est que les gens sont plus convaincus par une histoire incarnée, personnelle que par des faits et des statistiques possiblement parce que ils se souviennent mieux de ces arguments.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(…) Un souvenir peut être particulièrement vivace également parce qu’il provient d’une éventualité extrême et qu’il a par conséquence peu de chance de se produire (exemple d’expérience donné sur une maladie, ndt).
Plus généralement ce genre de choses est appelé «&amp;nbsp;négligence de probabilité&amp;nbsp;» : la tendance qu’ont les gens d’ignorer les probabilités dans ce qui est chargé émotionnellement. Les risques liés à la sécurité rentrent certainement dans cette catégorie et notre obsession envers les risques liés au terrorisme par rapport aux risques plus communs en est un exemple.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La disponibilité heuristique explique aussi des biais internes. Des événements qui se sont déjà produits sont, presque par définition, plus faciles à imaginer que des évènements qui ne se sont pas produits, et les gens, rétroactivement, surestiment leur probabilité de se produire.
&lt;em&gt;(exemples)&lt;/em&gt;
Comme je l’ai dit au début de ce chapitre, la plupart du temps la «&amp;nbsp;disponibilité heuristique&amp;nbsp;» est un bon raccourci mental. Mais, dans notre société moderne, nos sens sont très marqués par les médias. Cela souligne (screws up) les facteurs d’accessibilité, d’évènements incarnés et frappants, et signifie que les systèmes heuristiques commencent à échouer. Quand les gens vivaient dans des tribus primitives si l’idée d’être mangé par un tigre à dents de sabre était plus probable que celle d’être écrasé par un mammouth, il est raisonnable de penser que, pour les gens qui vivaient à cet endroit précis, ils seraient effectivement plus sûrement mangés par un tigre à dents de sabre qu’écrasés par un mammouth.
Seulement, maintenant que nous avons des informations qui nous sont fournies la télévision, les journaux et Internet, ce n’est plus nécessairement le cas. Ce que nous lisons, ce qui devient incarné pour nous peut être quelque chose de rare et de spectaculaire. Cela peut être une fiction&amp;nbsp;: un film ou un show télévisé. Il peut s’agir d’un message marketing, commercial ou politique. Et, souvenez-vous, les médias visuels sont plus vivaces que les médias écrits (imprimés).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’ heuristique de la disponibilité est moins performante car les souvenirs incarnés sur lesquels elle fonctionne de sont pas pertinents dans notre situation. Et, pire, les gens ont tendance à ne pas souvenir où ils ont entendu parler de quelque chose, ils se souviennent juste du contenu. Donc même si au moment où on leur délivre un message il estiment que la source n’est pas fiable, leur mémoire ne se souviendra probablement pas dans le temps de la source de l’information au profit du message en  lui-même.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous, dans l’industrie de la sécurité, avons l’habitude des effets de cette heuristique de la disponibilité. Ils contribuent au «&amp;nbsp;risque du jour&amp;nbsp;»  (en français dans le texte) que l’on voit si souvent dans l’esprit des gens. Cela explique pourquoi les gens surévaluent les risques rares et sous-estiment les risques communs (ref 39). Cela explique pourquoi nous passons tant de temps à nous défendre contre ce qu’ont faits les «&amp;nbsp;mauvais garçons&amp;nbsp;» la dernière fois, et à ignorer quels nouveaux trucs ils pourraient bien faire la prochaine fois. Cela explique pourquoi nous nous inquiétons des risques qui sont exposés dans les actualités au dépend de ceux qui ne le sont pas, ou de risques rares qui viennent d’histoires personnelles et chargées d’émotion au dépend de risques qui sont tellement communs qu’ils sont présentés sous forme de statistiques.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;A suivre: Représentativité&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://imagesforum.doctissimo.fr/mesimages/1387908/haremdiego1.jpg&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Crédit illustration&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Drôle d'emploi</title>
    <link>http://rabuteau.blog.ouestjob.com/index.php/post/2008/07/10/Drole-demploi</link>
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    <pubDate>Thu, 10 Jul 2008 16:47:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Véronique Rabuteau</dc:creator>
        <category>Communauté</category>
        <category>drole demploi; blogs;</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://rabuteau.blog.ouestjob.com/public/Lumi_re.jpg&quot; alt=&quot;lumiere&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De blog en blog, le roman de l'été se poursuit! &lt;a href=&quot;http://touline.blog.ouestjob.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Touline&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://caroletissier.blog.ouestjob.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Carole&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://duvernoisevelyne.blog.rhonealpesjob.com/index.php/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Evy&lt;/a&gt; ont tissé l'histoire, que dis-je, la saga de &quot;Drôle d'emploi&quot;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vous pouvez la découvrir ci-dessous et, surtout, la poursuivre! Quelques lignes suffisent, c'est selon, en fonction des goûts de chacun et de son inspiration. Vous pouvez y glisser une illustration ou une vidéo, pourquoi pas.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A ce stade de notre histoire, nous avions laissé Me Rabulot (le premier qui se moque....) face à une &quot;lumière aveuglante&quot; concoctée par Evy... Retour sur ces péripéties et rebondissements...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;EDIT&lt;/strong&gt; Retrouvez dorénavant la suite de &quot;Drôle d'emploi&quot; sur &lt;del&gt;la chaîne&lt;/del&gt; le blog &lt;a href=&quot;http://droledemploi.blog.regionsjob.com/index.php/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Drôle d'emploi&lt;/a&gt;!&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Véronique&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&quot;La chercheuse d'emploi que je suis, franchit aujourd'hui les portes de la société Fernston. Malgré son nom à consonance anglo-saxonne, il n'en est rien. Il s'agit bien d'une société française, fusion-acquisition récente de deux entreprises. Vous imaginez mon sentiment en pénétrant pour la première fois dans ce hall, d'une démarche qui se veut assurée - mais pas trop - pour atteindre le comptoir d'accueil et demander les ressources humaines, Mr Christophe Chavalier, avec qui j'ai rendez-vous...&quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Touline&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;...&quot;Une collaboratrice du service ressources humaines me rejoint en souriant et m’accompagne au premier étage jusqu’à un salon d’attente. Elle me laisse après un énigmatique «&amp;nbsp;mettez-vous bien à l’aise ».
Seule dans la pièce, je jette un rapide coup d’œil sur mon environnement et remarque de nombreuses plantes vertes, un distributeur de café, une fontaine à eau, des fauteuils crapaud aux couleurs audacieuses, une table basse profilée avec quelques revues artistiquement entrelacées de plaquettes Fernston et aux murs des reproductions de fresques probablement étrusques.
Ce confort implique-t-il une longue attente&amp;nbsp;? Mon œil cherche celui d’une caméra inquisitrice éventuelle… sans succès, ce qui me rassure un peu.
Je prends place sur le crapaud violet et attrape le rapport d’activité de la société dans l’intention de le feuilleter quand je sens sur ma nuque un regard insistant qui me pousse à me retourner.
Mon premier tour d’horizon ne m’avait curieusement pas permis de découvrir, entre deux fresques, ce portrait qui me dominait. Tout droit échappé d’une galerie de portrait de famille ou d’un musée, ce personnage portait barbiche, monocle, haut de forme et son col à manger de la tarte lui donnait l’air hautain qui sied à un industriel arrivé et imbu de sa personne.
M’approchant pour tenter de découvrir son nom ou quelques indications de date ou de lien avec la société, j'entends la porte s’ouvrir&quot;…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Véronique&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;...&quot;Ah! Je vois que vous avez choisi le crapaud violet&quot;... me lance l'homme qui vient d'entrer dans la pièce. Comment a-t-il su&amp;nbsp;? Oui, mon sac à main posé juste à côté du fauteuil. Il s'avance vers moi. Costume gris bleu, chemise blanche, pas de cravate, belles matières et belles chaussures. Ah&amp;nbsp;! les chaussures, un détail qui classe un homme aussi surement que sa montre.
Rien à dire ici, tenue irréprochable, aisance, et poignée de main, cordiale. Sans doute se livre-t-il au même exercice rapide que moi. Ma vieille veste de tailleur va-t-elle passer l'épreuve?
&quot;Je plaisantais avec le fauteuil violet, rassurez-vous je n'en déduirai rien. Prenez place&quot;. Il me désigne la table impeccable et déserte, sortie tout droit du catalogue d'un designer italien, plantée au milieu de l'autre pièce.
Quelques instants d'installation pendant lesquels mon esprit se concentre sur les gestes essentiels. Lui est déjà assis. La décoration de cette pièce est réduite à sa plus simple expression, à l'exception d'une grande photo représentant Moscou (?) On y distingue la silfhouette de quelques clochers dorés en forme de bulbes, des croix orthodoxes; un groupe d'hommes, qui semble poser pour la photo, mi souriant, mi sérieux. Mon interlocuteur n'a aucun papier devant lui, pas même mon CV.
Curieux. Ou bien cet homme a tout en tête, ou bien il ne m'accorde que peu d'importance. Le poste serait-il déjà pourvu? Non. Laissons-lui le bénéfice du doute. Il semble détendu (contrairement à moi). Il doit être très fort. Oui, c'est ça. Evidemment, c'est valorisant de penser que l'interlocuteur qui va s'intéresser à vous est un interlocuteur de qualité. &quot; Je dois vous avouer quelque chose&quot; reprend-t-il &quot;Le poste pour lequel vous avez postulé, n'est pas, disons, exactement celui dont vous avez pris connaissance...&quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Carole&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;...&quot;Tout d'abord, permettez moi de vous offrir quelques chocolats à la liqueur de framboise, mes préférés.&quot;
Cet homme a vraiment toutes les qualités&amp;nbsp;: subtil, homme de goût, mais que me cache-t-il donc, quelle est cette mystérieuse mission&amp;nbsp;? cet étrange travail qui doit m'être confié&amp;nbsp;? Le petit chocolat m'attendrit et me détend. Je commence à être en confiance...
&quot;- En effet, chère Madame, ce rendez-vous fait de vous une personnalité exceptionnelle&amp;nbsp;; vous avez été choisie parmi plus de 1000 personnes. La foudre s'est jetée sur vous en quelque sorte. Il s'agit d'une mission scientifique&amp;nbsp;; vous devez vous rendre dans l'espace dans un but précis, très précis.
- Mais je ne comprends pas !!! votre annonce proposait un poste de gestion administrative dans vos locaux de Rungis, et vous proposez de m'envoyer dans l'espace !!!&quot;
Je m'agrippe à mon sac à main et m'apprête à rebrousser chemin quand deux hommes encadrent la porte et m'empêchent de sortir. Je commence à paniquer, mon front transpire, mes mains également, tandis que mes dents et mes genoux s'entrechoquent...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Evy&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;...&quot;- Madame Rabulot, n'ayez pas peur, revenez vous assoir, j'ai plein de choses à vous dire...&quot;
Avec les deux molosses à la porte, impossible de sortir même en forçant le passage. Mon Dieu, mais qu'est-ce que je viens faire dans cette galère&amp;nbsp;? Il ne me reste plus qu'une seule chose à faire, retourner m'assoir et écouter ce que ce monsieur a à me dire.
&quot;- Je disais donc, chère madame, que vous faites partie d'une élite, d'une véritable élite. Vous êtes partie prenante d'un projet à haut risque, je ne vous le cacherais pas plus longtemps, mais pour le bien de l'humanité&amp;nbsp;!
- Comment ça Monsieur&amp;nbsp;? Je ne suis qu'une gestionnaire, une simple administrative, j'ai travaillé chez un tas de personnes mais je ne vois pas très bien en quoi mon profil est d'intérêt pour l'humanité... Vous devez avoir fait erreur ...
- Il n'y a pas d'erreur. Vous êtes celle qu'il nous faut. Madame Rabulot, je voudrais vous montrer quelque chose.&quot;
L'homme se leva et se dirigea vers la sortie. Les deux chiens de garde de l'entrée s'écartèrent, nous laissèrent passer et fermèrent la marche. Nous nous dirigeâmes vers les ascenseurs. L'homme sortit une clef de sa poche, et un cadran caché s'ouvrit. Il choisit l'étage -25&amp;nbsp;! -25 ?? Comment ça, il y a au moins 25 sous-sols dans ce bâtiment&amp;nbsp;? J'ai dû rêver. Pourtant, je suis sûre, le bâtiment ne fait pas plus de 5 étages en surface... J'attends donc la suite des événements.
La porte de l'ascenseur s'ouvre et me laisse apercevoir un long couloir blanc illuminé d'une lueur blafarde. Pendant que nous marchons dans le couloir, je ne vois aucune porte si ce n'est celle tout au bout, visiblement blindée, cette même porte vers laquelle nous nous dirigeons. Monsieur Chavalier sort alors une carte magnétique qu'il insère dans un petit boîtier près de la dite porte. Une trappe sort et laisse apparaître un clavier sur lequel il tape le code d'ouverture de la porte. La porte s'ouvre et une lumière aveuglante en jaillit...
&quot;_ Entrez, et vous découvrirez tout ce qu'il y a à savoir sur le projet. Ensuite, vous déciderez si vous voulez participer à cette œuvre majeure dans l'histoire de l'humanité !&quot;
...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Véronique:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Encore éblouie par cette lumière aussi soudaine que violente, je plisse les yeux au seuil de la salle. J'ai vaguement mal au coeur (le chocolat à la framboise? les émotions? l'ascenceur sur 25 étages?). Il sont 6 devant moi. Cinq hommes et une femme - en un magnifique exemple de parité! - assis autour d'une table. La &quot;lumière aveuglante&quot; provient de projecteurs derrière eux que quelqu'un à - enfin - la décence d'éteindre!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&quot;Asseyez-vous, je vous en prie&quot;. Christophe Chavalier me désigne un large fauteuil en face du &quot;comité d'acceuil&quot;. &quot;Bien, après la représentation, les présentations. Les noms que je vais vous donner sont des pseudonymes bien-sûr. Tant que vous n'avez pas accepté la mission, vous comprendrez qu'un minimum de discrétion s'impose&quot;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&quot; De gauche à droite, Sarah, et pour les hommes, Ephémère, Flav, Fram, Ju, et enfin, notre autorité suprême, JBoss. Tous sont partie prenante du projet. Chacun en a une connaissance parcellaire, afin de le préserver. Seul JBoss - évidemment - détient  presque l'ensemble des connaissances utiles. Je dis &quot;presque&quot; pour une raison précise que vous n'avez pas à connaître pour l'instant&quot;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je reste absolument silencieuse. Mais, de quoi s'agit-il? Une sorte de &quot;secte&quot;? Un comité secret? Il poursuit. &quot;Me Rabulot, savez-vous comment nous vous avons choisie?..Non, bien sûr. Vous croyez que c'est à la lecture de votre CV. Ah! les CV! Nous en recevons des centaines; des classiques, des bariolés, des vidéos, que sais-je encore! Il y a une semaine j'ai reçu un CV brodé sur un pull!! Non, sérieusement. Nous vous avons repéré - avec quelques autres d'ailleurs - grace à votre blog emploi!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Regard interloqué de ma part. &quot;Oui. Finalement voyez-vous, nous avons quelques compétences RH; je dirais même que les &quot;ressources humaines&quot;, ça nous connait! (sourires entendus et hochements de têtes aprobateurs des &quot;autres&quot;). Le dénommé Fram semble rigoler un peu plus. Sarah tapote sur un ordinateur tout en levant les yeux de temps en temps. Lueur bleutée sur son visage. Ephémère m'observe. Ju semble prendre des notes (c'est le seul à avoir un t-shirt , avec les lettres EVY marquées sur fond noir; bizarre, le sigle de l'organisation peut-être?); le dénommé Flav a deux ordinateurs devant lui, de la main gauche il pianote lui aussi sur l'un, pendant que de la main droite il actionne la souris de l'autre; dingue!); quand à JBoss il consulte son ordinateur de poche assez fréquemment.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&quot; Oui, votre blog emploi, donc. Un outil étonnant. Nous savons par exemple grace à lui que le 12 novembre dernier à 12h44 vous étiez devant votre ordinateur (nous vérifions les horaires de présence réels; c'est important, l'assiduité!). Nous savons également que vous aimez le chocolat (d'où la délicate attention du chocolat à la framboise!!). Nous savons...&quot;
Je l'écoute distraitement. J'essaie d'observer au maximum la configuration de la pièce. Une issue? Des grilles d'aérations? A ce stade, je ne suis pas sûre de vouloir connaître leur &quot;oeuvre majeure pour l'histoire de l'humanité&quot;...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Qui prend la suite?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://picasaweb.google.com/Memile15/WaitomoCaves/photo#5176692988782770034&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Crédit photo&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Drôle d'emploi</title>
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    <pubDate>Mon, 07 Jul 2008 19:35:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Véronique Rabuteau</dc:creator>
        <category>Communauté</category>
        <category>drole demploi</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://rabuteau.blog.ouestjob.com/public/AAAportrait2.jpg&quot; alt=&quot;droledemploi1&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt; Feuilleton de l'été ou plus joliment &quot;Conte estival&quot; comme le dit si bien &lt;a href=&quot;http://touline.blog.ouestjob.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Touline&lt;/a&gt;; voici donc la suite de notre histoire écrite à plusieurs mains (pour l'instant deux, enfin, quatre à deux, mais d'autres vont arriver, dont &lt;a href=&quot;http://evelynedevernois.blog.rhonealpesjob.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Evy&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Touline a planté le décors, installé une ambiance, et trouvé un titre: &quot;Drôle d'emploi&quot; qui, même s'il n'est que provisoire (quoique?), nous permet d'avancer.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le récit n'étant pas encore trop long, je le publie dans son intégralité.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&quot;La chercheuse d'emploi que je suis, franchit aujourd'hui les portes de la société Fernston. Malgré son nom à consonance anglo-saxonne, il n'en est rien. Il s'agit bien d'une société française, fusion-acquisition récente de deux entreprises. Vous imaginez mon sentiment en pénétrant pour la première fois dans ce hall, d'une démarche qui se veut assurée - mais pas trop - pour atteindre le comptoir d'accueil et demander les ressources humaines, Mr Christophe Chavalier, avec qui j'ai rendez-vous...&quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une collaboratrice du service ressources humaines me rejoint en souriant et m’accompagne au premier étage jusqu’à un salon d’attente. Elle me laisse après un énigmatique «&amp;nbsp;mettez-vous bien à l’aise ».&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Seule dans la pièce, je jette un rapide coup d’œil sur mon environnement et remarque de nombreuses plantes vertes, un distributeur de café, une fontaine à eau, des fauteuils crapaud aux couleurs audacieuses, une table basse profilée avec quelques revues artistiquement entrelacées de plaquettes Fernston et aux murs des reproductions de fresques probablement étrusques.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce confort implique-t-il une longue attente&amp;nbsp;? Mon œil cherche celui d’une caméra inquisitrice éventuelle… sans succès, ce qui me rassure un peu.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je prends place sur le crapaud violet et attrape le rapport d’activité de la société dans l’intention de le feuilleter quand je sens sur ma nuque un regard insistant qui me pousse à me retourner.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mon premier tour d’horizon ne m’avait curieusement pas permis de découvrir, entre deux fresques, ce portrait qui me dominait. Tout droit échappé d’une galerie de portrait de famille ou d’un musée, ce personnage portait barbiche, monocle, haut de forme et son col à manger de la tarte lui donnait l’air hautain qui sied à un industriel arrivé et imbu de sa personne.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;M’approchant pour tenter de découvrir son nom ou quelques indications de date ou de lien avec la société, j'entends la porte s’ouvrir&quot;…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&quot;Ah! Je vois que vous avez choisi le crapaud violet&quot;... me lance l'homme qui vient d'entrer dans la pièce. Comment a-t-il su? Oui, mon sac à main posé juste à côté du fauteuil.
Il s'avance vers moi. Costume gris bleu, chemise blanche, pas de cravate, belles matières et belles chaussures. Ah! les chaussures, un détail qui classe un homme aussi surement que sa montre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Rien à dire ici, tenue irréprochable, aisance, et poignée de main, cordiale. Sans doute se livre-t-il au même exercice rapide que moi. Ma vieille veste de tailleur va-t-elle passer l'épreuve?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&quot;Je plaisantais avec le fauteuil violet, rassurez-vous je n'en déduirai rien. Prenez place&quot;. Il me désigne la table impeccable et déserte, sortie tout droit du catalogue d'un designer italien, plantée au milieu de l'autre pièce.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quelques instants d'installation pendant lesquels mon esprit se concentre sur les gestes essentiels. Lui est déjà assis. La décoration de cette pièce est réduite à sa plus simple expression, à l'exception d'une grande photo représentant Moscou (?) On y distingue la silfhouette de quelques clochers dorés en forme de bulbes, des croix orthodoxes; un groupe d'hommes, qui semble poser pour la photo, mi souriant, mi sérieux. Mon interlocuteur n'a aucun papier devant lui, pas même mon CV.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Curieux. Ou bien cet homme a tout en tête, ou bien il ne m'accorde que peu d'importance. Le poste serait-il déjà pourvu? Non. Laissons-lui le bénéfice du doute. Il semble détendu (contrairement à moi). Il doit être très fort. Oui, c'est ça. Evidemment, c'est valorisant de penser que l'interlocuteur qui va s'intéresser à vous est un interlocuteur de qualité.
&quot; Je dois vous avouer quelque chose&quot; reprend-t-il &quot;Le poste pour lequel vous avez postulé, n'est pas, disons, exactement celui dont vous avez pris connaissance...&quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Qui prend la suite ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>La Bible de la Sécurité?</title>
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    <pubDate>Sun, 06 Jul 2008 10:03:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Véronique Rabuteau</dc:creator>
        <category>Communauté</category>
        <category>heuristique; Bruce Schneier</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://rabuteau.blog.ouestjob.com/public/Aimage-numbers.jpg&quot; alt=&quot;anumbers&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est dimanche, d'où mon titre, doublé de mon sentiment accru au fur et à mesure de ma traduction de Bruce Schneier &quot;Sécurité et comportement humain&quot;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A ce stade (après quelques heures passées dans la pensée de l'auteur!), mon cerveau de mammifère évolué bouillone dangereusement. Il est attelé à la triple tache de tenter de traduire un langage - parfois spécialisé - de comprendre la portée de ce qu'il traduit en même temps, et de découvrir toutes sortes de notions en parallèle!! Certains outils d'aujourd'hui sont plus difficiles à manier que d'autres!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur cette partie, il y aurait encore beaucoup de choses à dire. J'attendrais d'avoir fini cette traduction et pris un peu de temps à tête &quot;reposée&quot; avant d'y revenir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La partie centrale du texte porte sur l'heuristique (en anglais heuristics); bien connue des mathématiciens (algorithme), cette notion a aussi d'autres sens plus large en sciences, et je pense que l'intérêt de l'analyse de  Bruce Schneier est qu'il prend en compte plusieurs dimensions.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le danger de ce type de démarche est bien connu: à trop vouloir étreindre...mais, d'une part, je ne crois pas que ce soit le cas, d'autre part - comme dirait l'auteur - le &quot;gain potentiel &quot;apporté par cette approche est bien plus intéressant pour nous!!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Hier soir, en regardant un épisode de la nouvelle saison de la série &quot;Numbers&quot; qu'elle ne fut pas ma surprise de constater que:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;1. Certaines des méthodes d'investigation dans le film semblaient tout droit sorties de ce type d'analyses;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;2. D'y entendre le terme &quot;heuristique&quot;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bon, il est vrai que ça va dans le sens de la &quot;crédibilité&quot; grand public de la série (un génie des mathématiques qui aide son frère à mener des enquêtes pour le FBI.....), tout se joue sur la fascination et la non compréhension des mathématiques, enrobées ici pour le spectateur à grands traits &quot;scientifiques&quot; du style &quot;éclairs de génie&quot;(en clair: on ne comprend rien, mais c'est génial et...ça marche); mais c'est vrai aussi qu'un producteur de films de fiction pourrait tout à fait tirer partie des analyses données par Schneier pour construire des scénarios redoutablement efficaces!! A bon entendeur...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://rabuteau.blog.ouestjob.com/public/3824_1.jpg&quot; alt=&quot;potager&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je retourne quant à moi à la lecture d'un roman policier découvert hier &quot;Meurtres au potager du roy&quot; de Michèle Barrière (Agnès Viénot Ed.2008). Passionnant! Ou il est question de jardins, de recettes de cuisine anciennes, d'épices et d'intrigues(!), et je vous laisse découvrir le texte de Bruce Scheier.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Risque et Heuristique&lt;/strong&gt; (l'auteur donne de nombreuses références; je ne les indique pas ici; pour ceux que cela intéresse, je pourrai les joindre en annexe au dernier billet).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La première, et la plus commune, des grandes aires qui font que notre perception du risque diverge de sa réalité, c’est la perception du risque.
La sécurité est un compromis et si nous estimons mal la gravité du risque, nous ferons le mauvais compromis. Nous pouvons le faire de deux façons bien sûr&amp;nbsp;: nous pouvons sous-estimer certains risques, comme celui lié aux accidents de voiture. Ou bien, nous pouvons surestimer certains risques, comme celui d’un étranger entrant subrepticement la nuit chez nous pour kidnapper nos enfants.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le fait que nous puissions mal estimer le risque tient à quelques systèmes heuristiques spécifiques du cerveau.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;__La Théorie du Prospect/
Prospect Theory__&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voici une expérience qui illustre une paire particulière de systèmes heuristiques (ref).
Les sujets sont divisés en deux groupes. L’un d’eux a le choix entre ces deux alternatives&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;-	Alternative A&amp;nbsp;: un gain de 500$
-	Alternative B&amp;nbsp;: 50% de chance de gagner 1.000 $&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’autre groupe a le choix suivant&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;-	Alternative C&amp;nbsp;: une perte assurée de 500$
-	Alternative D&amp;nbsp;: 50% de chance de perdre 1.000$&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ces deux compromis ne sont pas les mêmes, mais ils sont très proches.
L’approche économique (traditional economics) permet de prédire que la différence ne fait pas de différence.
Cette approche est basée sur ce que l’on nomme la «&amp;nbsp;théorie de l’utilité », qui permet de prédire que les gens font des compromis en fonction d’un calcul qui leur permet de projeter la perspective de  leurs gains ou de leurs pertes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les alternatives A et B ont la même résultat attendu&amp;nbsp;: + 500$. Et, les alternatives B et C ont la même résultat escompté&amp;nbsp;: -500$.
La théorie de l’utilité prédit que les gens vont choisir les alternatives A et C et B et D avec le même taux de probabilité.
A la base, certains sont prêts à tenter leur chance et d’autres à choisir la sécurité. Le fait que l’un est un gain et l’autre une perte, n’affecte pas les mathématiques, et donc, n’affecte pas les résultats.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais les résultats de l’expérience contrecarrent cela&amp;nbsp;: quand un gain est en jeu la majorité (84%) choisi l’alternative A (sécurité du gain) de 500$ contre l’alternative B (choix à risque). Mais, quand les gens doivent faire face à la perspective d’une perte, la majorité (70%) choisi l’alternative D (perte risquée) contre la C (perte assurée). Les auteurs de l’étude expliquent cette différence en développant ce qu’ils appellent «&amp;nbsp;théorie du prospect ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Contrairement à la théorie de l’utilité, la théorie du prospect reconnaît un choix subjectif des valeurs dédiées aux gains et aux pertes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En fait, les humains mettent en jeu dans ce type de compromis une paire de systèmes heuristiques. Le premier est «&amp;nbsp;qu’un tient vaut mieux que deux tu l’auras&amp;nbsp;» (un gain assuré est préférable à la possibilité hasardeuse d’un gain supérieur). Et, le second est qu’une perte assurée est pire que l’éventualité d’une perte supérieure.
Bien sûr, tout cela n’est pas soumis à des règles infaillibles - si le choix consiste entre la possibilité de gagner à coût sûr 100$, à côté de 50% de chance de gagner 1.000.000 $, seul un fou prendra l’option 100$ - mais, toutes choses étant égales par ailleurs, ces systèmes affecteront la façon dont nous faisons des compromis.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Du point de vue de l’évolution la meilleure stratégie de survie – toutes choses étant égales par ailleurs bien sûr – est d’accepter de petits gains plutôt que de risquer de les perdre pour de plus grands, et risquer des pertes importantes plutôt que d’admettre de petites pertes.
Les lions chassent du gibier jeune ou blessé car l’investissement que cela leur demande pour les tuer est moins grand. Des proies adultes et en bonne santé seraient certainement une meilleure nourriture, mais le risque est bien plus grand de devoir se passer de déjeuner. Et même un maigre repas permettra au lion d’attendre le lendemain. Survivre aujourd’hui est plus important que la possibilité d’avoir de la nourriture pour le lendemain.
En terme d’évolution il est préférable de risquer une grosse perte plutôt que d’accepter une petite. Ces systèmes heuristiques sont tellement bien ancrés dans nos esprits que nous les utilisons parfois inconsciemment (…).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;(d’autres exemples sont donnés dans le texte d'origine à l’appui de cette théorie)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(…) Que donne la théorie des prospects en terme de compromis sécuritaires&amp;nbsp;? Bien que je n’aie trouvé aucun travaux de recherche qui étudie explicitement si ces compromis s’effectuent via les mêmes schémas que les schémas économiques, il me semble raisonnable in fine qu’ils le font au moins en partie. Ceci étant posé, la théorie des prospects implique deux choses.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La première est que les gens seront plus enclins à choisir des compromis en matière de sécurité qui leur laissent conserver quelque chose à laquelle ils sont accoutumés - un mode de vie, un niveau de sécurité, une fonctionnalité dans un produit ou un service – plutôt que de risquer de les perdre (than they were willing to risk to get it in the first place).
La seconde c’est que lorsqu’ils considèrent les choses d’un point de vue de gain de sécurité, ils auront plutôt tendance à accepter une augmentation du gain plutôt qu’une chance d’un gain plus important&amp;nbsp;; mais, en considérant les choses du point de vue d’une perte de sécurité, ils accepteront plus facilement le risque d’une perte plus importante que la certitude d’une petite.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;__Autres facteurs de biais au Risque/
Other Biases that Affect Risk__&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous avons d’autres systèmes heuristiques et d’autres biais aux risques. L’un des plus communs est appelé «&amp;nbsp;biais optimiste&amp;nbsp;» : nous avons tendance à croire que nous ferons mieux que les autres dans une même activité.
C’est ce qui fait par exemple que nous pensons que les accidents de la route n’arrivent qu’aux autres, et que nous pouvons, dans le même temps, avoir un comportement à risque en conduisant tout en nous plaignant du comportement des autres au volant.
C’est ce qui fait que nous pouvons ignorer les entreprises spécialisées dans la sécurité tout en lisant que d’autres sociétés ont fait l’objet d’attaques.
C’est ce qui fait que nous pensons pouvoir réussir là où d’autres ont échoué.
Fondamentalement, les animaux ont évolué en sous-estimant la perte. Car ceux qui en ont fait l’expérience ont tendance à ne pas survivre, et ceux qui restent ont une expérience inverse qui tend à leur prouver que la perte n’arrive pas et que donc, ils peuvent prendre des risques.
En fait, certains ont même avancé que nous avons un «&amp;nbsp;baromètre à risque&amp;nbsp;» qui recherche le niveau optimal de risque eut égard aux facteurs extérieurs (ref).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Via cette analyse, si quelque chose est prévu pour réduire le risque - la législation sur les ceintures de sécurité par exemple - les gens compenseront en conduisant de manière plus risquée.
Et ce n’est pas seulement parce que nous pensons que les mauvaises choses ne peuvent pas nous arriver que nous croyons – toutes choses étant égales par ailleurs -  que les bonnes issues ont plus de chance de se produire que les mauvaises.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce biais a été régulièrement illustré par de nombreuses expériences, mais je pense que celle qui suit est particulièrement simple et élégante.
On montre des cartes aux sujets, l’une après l’autre, chacune avec un côté qui porte le dessin d’un visage souriant et l’autre un visage grimaçant. Les cartes sont mélangées et le sujet doit simplement deviner qu’elle visage est représenté sur la carte suivante avant qu’elle ne soit retournée. Pour la moitié des sujets, le deck proposé était constitué de 70% de visages souriants contre 30% de visages grimaçants. Les gens qui ont fait ce test avec ce deck ont eu des réponses très pertinentes sur la nature du visage à deviner&amp;nbsp;; ils ont eu 68% de réponses correctes. L’autre moitié a fait le test avec un deck constitué de 30% de visages souriants et 70% de visages grimaçants. Ceux là ont été beaucoup moins performants&amp;nbsp;: ils n’ont eu de bonnes réponses que dans seulement 58% des cas. La préférence des sujets pour les visages souriants a diminué leur attention.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une expérience plus réaliste a été menée au Collège Cook&amp;nbsp;: on a demandé à des étudiants de comparer sur une population de même sexe dans le même collège (au sens américain du teme, ndt) la chance que des évènements donnés avaient de leur arriver. On leur a fourni une liste de 18 événements positifs et 24 évènements négatifs (comme obtenir un travail après leurs examens, développer un problème d’alcoolisme, etc). Finalement ils ont estimés qu’ils avaient 15% de plus de chances que les autres d’expérimenter des choses positives et 20% de moins que les autres d’expérimenter des choses négatives.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La littérature sur le sujet nourri aussi des discussions sur ce que l’on appelle «&amp;nbsp;biais de contrôle », c'est-à-dire le fait que les gens soient plus enclins à accepter des risques dont ils pensent qu’ils ont quelque contrôle sur eux. Pour moi ceci est simplement une expression du biais «&amp;nbsp;optimiste », et ce n’est pas un autre biais.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un autre biais est celui que l’on nomme «&amp;nbsp;heuristique de l’affect&amp;nbsp;» qui dit en substance qu’il y a une évaluation automatique affective – je l’ai également trouvé sous le nom de «&amp;nbsp;la quotation émotionnelle d’une attitude&amp;nbsp;» -  qui est la base de beaucoup de jugements et de comportements.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Par exemple, une étude portant sur la réaction des gens à 37 différentes causes publiques a montré une très forte corrélation entre 1) l’importance de l’issue, 2) le fait que cela étaye des solutions politiques, 3) le montant des dons que les gens voulaient faire et, 4) la satisfaction morale liée à ces dons.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La réaction émotionnelle était un bon indicateur de la façon dont ces différentes décisions ont été prises.
Pour en revenir à la sécurité, l’heuristique «&amp;nbsp;affect&amp;nbsp;» indique qu’un bon sentiment global envers une situation tend à une perception diminuée du risque et un mauvais sentiment global tend à augmenter la perception du risque (…)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;(d’autres expériences sont données dans le texte d'origine)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Un autre biais est celui qui fait que nous sommes plus sensibles aux risques impliquant des gens. Cf le psychologue Daniel Gilbert, à nouveau (ref).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous sommes des mammifères sociaux dont les cerveaux sont extrêmement spécialisés pour penser aux autres. Comprendre ce que les autres s’apprêtent à faire- ce qu’ils savent et ce qu’ils veulent, ce qu’ils font et ce quelles actions ils envisagent - a été crucial pour la survie de notre espèce et nos cerveaux ont développé une obsession à ce sujet. Nous pensons aux autres et à leurs intentions&amp;nbsp;; nous parlons d’eux&amp;nbsp;; nous le recherchons et nous nous en souvenons.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans une expérience, 24 occurrences de risques susceptibles d’arriver dans des parcs naturels d’état étaient présentés&amp;nbsp;: les risques générés par les autres , comme se faire voler son portefeuille et autres marques de vandalisme, et des risques naturels, comme heurter un daim avec sa voiture sur la route. Ensuite, on demandait aux personnes quels étaient les risques qui demandaient plus d’attention de la part des officiels en charge des parcs. Rationnellement le risque qui va causer un plus grand dégât devrait être celui qui demande le plus d’attention, mais les personnes interrogées ont répondu uniformément en signalant les risques causés par les autres plutôt que ceux occasionnés par les daims. Même lorsque les éléments présentés montraient que le risque d’une collision avec un daim est plus important. Ce n’est que lorsque que les chercheurs présentèrent les dommages causés par les daims comme beaucoup plus importants que les autres que les sujets interrogés décidèrent d’y accorder plus d’attention.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les gens sont également beaucoup plus sensibles aux risques susceptibles de toucher leurs enfants. Cela fait également sens dans l’évolution. Il y a deux règles de base en matière de stratégie de sécurité adoptée par les formes de vie pour propager leurs gènes. La première, et la plu simple, est d’en produire beaucoup et d’espérer que quelques uns vont survivre. Les homards par exemple peuvent pondre de 10.000 à 20.000 œufs à la fois. Seulement 1 pour 20 vivront jusqu’à 4 semaines, mais c’est suffisant.
L’autre option consiste à produire peu mais en y accordant une attention accrue. C’est ce que font les humains et c’est ce qui fait que notre espèce mette autant de temps à atteindre la maturité (les homards en revanche grandissent très vite). Mais cela signifie aussi que nous sommes particulièrement attentifs aux menaces potentielles contre nos enfants, les enfants en général, et même les petites créatures.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y a beaucoup de travaux de recherche sur les gens et les biais au risque. Le psychologue Paul Slovic semble avoir fait sa carrière de leur étude (ref).
Mais la plupart des recherches restent anecdotiques et quelques fois les résultats semblent se contredire. J’aimerais beaucoup avoir connaissance d’études qui ne portent pas uniquement sur des systèmes heuristiques particuliers, mais plutôt sur comment les gens gérent les contradictions des systèmes heuristiques.
Je serai aussi vivement intéressé par des travaux de recherche qui s’intéressent à la façon dont ces systèmes affectent nos comportements dans le contexte d’une forte réaction à la peur&amp;nbsp;: quand ces systèmes peuvent prendre la pas sur l’amygdale* et quand ils ne le peuvent pas.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A suivre: Probabilité et Heuristique...&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;voir le billet &quot;Risque et Cerveau.&quot;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://worldclasspromotions.com/holograph/image-numbers.jpg&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Crédit illustration&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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