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lundi 29 décembre 2008

L'imposex de la Nucelle

merl'hiver

Allez trouver un titre comme ça!

En cette fin d'année, un petit billet type "apprendre en s'amusant"!

Je vois d'ici les sourires entendus...en même temps, vous n'êtes pas loin, car il s'agit bien de sexe enfin, surtout, d'histoire naturelle (!) et des effets de la pollution en mer.

Côtoyer des biologistes marins ouvre des horizons insoupçonnés! C'est ainsi que j'ai découvert que les pollutions marines ne sont pas - même si c'est une évidence - uniquement celles que l'on connaît, c'est à dire, les plus visibles.

nucelle Il en est aussi d'invisibles qui font, hélas, leur bonhomme de chemin, jusqu'à trouver les Nucelles (Nucella lapillus), ces coquillages de nos côtes que l'on nomme communément (pour dire les choses vite), des bigorneaux, des escargots de mer en somme.

La femelle s’est mise à développer un organe sexuel masculin (mutation appelée: imposex) à cause d’une substance chimique, le TBT, contenue dans la peinture antifouling des bateaux. Voiliers comme bateaux de guerre, tous ont recours à cette peinture. Le TBT a été interdit a la suite de l’alerte donnée par des biologistes marins qui ont découvert cette mutation (les navires de guerre échappent, pour l’instant encore, à cette interdiction…).

Ces pollutions diffuses et méconnues sont plus courantes qu’on ne le soupçonne et la Nucelle n’est pas la seule concernée. Des populations de poissons dans certains estuaires font, elles, le contraire; les mâles se féminisent…Ailleurs, c’est la conchyliculture intensive qui provoque d’autres modifications: l’amas de coquilles dans l’eau fait augmenter le taux de calcaire qui modifie la composition de l’eau et les équilibres locaux.

Les biologistes marins font partie de ceux qui, les premiers, repèrent ces changements car, en dehors des marées noires tristement célèbres et des dégazages par trop courants, il existe nombre de pollutions du milieu marin qui, petit à petit, modifient l’environnement. Invisibles aux yeux des usagers que nous sommes, elles existent pourtant, liées aux activités de l’homme dans les zones littorales et sur la mer.

Bon, je doute que ceci nourrisse vos conversations le soir du Réveillon! Mais, bons préparatifs à tous!

Et merci à C. pour l'info!

Crédit Photo 2

jeudi 27 novembre 2008

Qui a coupé le courant?

circulation_thermohaline

Une découverte faite aujourd'hui que je souhaite vous faire partager pendant cette semaine spéciale anniversaire (toutes les occasions sont bonnes!).

Elle est un peu compliquée à communiquer justement, car il s'agit d'un phénomène naturel et complexe. J'ai nommé de le upwelling et le downwelling!

De quoi s'agit-il? Je vais essayer de vous restituer ce que j'en ai compris (pardon aux experts pour les approximations).

Tout a commencé lorsque j'ai appris qu'un courant avait "disparu" (le long des côtes californiennes)...

Car ces phénomènes concernent la circulation des courants dans les océans, histoire complexe liée à de nombreux processus: températures, densité (et salinité de l'eau), rotation de la terre , vents et force de Coriolis, structure des côtes et des fonds marins, ...tout un programme pour l'Océan mondial (oui, c'est ainsi qu'il se nomme).

Il s'agit d'un phénomène dans lequel les masses les plus denses "coulent" et les plus légères vont en surface: les plus denses étant ici les eaux froides (et plus denses si elles sont chargées en sel) et les plus légères, les eaux chaudes.

Le couplage des deux (upwelling et downwelling) forme ce que l'on appelle la circulation thermohaline.Elle constitue d'immenses courants ascendants ou descendants à la verticale en différents endroits du globe. Pour citer quelques - courants de surface et courants profonds:

Les courants froids: comme le courant circumpolaire antarctique; le courant de Californie, qui est perturbé par l'apparition du courant El Nino. C'est celui dont je parlais au début: le courant El Nino (qui contribue au phénomène climatique épisodique du même nom) empêche la remontée des eaux profondes froides et riches en plancton qui permettent la pêche sur ces zones - ; le courant du Labrador; le courant du Benguela ( Afrique Australe) ...

Les courants chauds comme: Le Gulf Stream; Le Kuro-Shivo, le courant des Aiguilles (Océan Indien)....

L'importance de ces grands mouvements des océans se situe notamment dans la nature des eaux froides et chargées en nutriment qui constituent des zones de pêche concentrées; ils ont aussi une influence sur les migrations des poissons et, bien sûr, sur le climat des côtes qu'ils longent.

D'où les interrogations sur les effets du réchauffement climatique sur ces grands équilibres, si complexes.

Je ne vous livrerai pas ici les scénarios catastrophes, mais ce bref aperçu des grands courants de l'Océan est aussi une occasion de rappeler notre part de responsabilité en tant que locataires de la planète...

banc depoisson Ressources:

- Belles pages sur l'upwelling et les écosystèmes sur le site de l'IRD- Institut de la Recherche et du Développement.

- Explications claires et concises pour anglophones sur le site Ocean explorer

Crédit Illustration 1 (et ressource), et illustration 2

mercredi 19 novembre 2008

Grandes profondeurs...

Toyama

Petite présentation de ce qui pourrait bien devenir une nouvelle tendance en matière d'eau minérale!

En cherchant des informations sur l'ETM (énergie thermique des mers, qui fonctionne - grossièrement - sur le principe de la différence de température entre les eaux chaudes de surface (26-28°) et celles froides des profondeurs (4-5°)), je suis tombée dans sur la Deep Sea Water! L'eau des grandes profondeurs...Tout un programme.

En fait, en mettant en place les technologies qui permettent de produire de l'électricité à partir de l'ETM, on peut également la remonter à la surface (et la déssaler!) à des fins de consommation. Certains y ont aussi pensé en dehors des ETM.

Cette eau - en-dessous de 200 mètres de profondeur - serait riche en minéraux, et exempte de pollution et d'agents pathogènes...

Il semble qu'au Japon et à Hawaï cette eau se vende (cher) et que chacun veuille y goûter. Au Japon visiblement, l'idée ne date pas d'hier, le créateur Shu Uemura (très intéressant personnage des cosmétiques) a de longue date intégré cette eau dans certains de ces produits. L'eau est par ailleurs extraite à Muroto (Shikoku, Ouest du Japon) et une politique en faveur de ce type d'exploitation a été développée dés les années 1990 (également dans la région de Toyama (Chùbu, Ouest du Japon), l'un des sites pionniers).

A Hawaï (Etats-Unis donc, et île de l'enfance du nouveau président), le marketing semble très au point et efficace, la marque MaHaLo Hawaïi Deep Sea (trademark), possède un site très convaincant!

C'est vrai qu'en y regardant d'un peu plus prés, l'idée est séduisante: l'image positive des océans, les grandes profondeurs (et les mythes des origines de la vie), la pureté, la nature, etc. Pour ce qui me concerne, je ne peux m'empêcher de penser aux pollutions qui traînent quand même (atomiques et nucléaires dans ces parties du monde), mais, je n'y connais pas grand chose. Et puis Haiwaï et la Polynésie française sont distants de plus de 4.000 kms tout de même.

Avis aux fournisseurs d'eau minérales donc.

Au-delà de ces considérations commerciales, la problématique est toujours d'actualité, l'eau douce étant précieuse dans de nombreux pays du monde, il est question depuis longtemps d'arriver à la déssaler pour la consommer; les procédés semblent couteux (procédés thermiques ou osmose inverse) et, si j'ai bien compris, seuls les pays riches peuvent essentiellement s'offrir ces systèmes (comme les pays du Golfe par exemple); à titre d'information, cet article sur Enerzine.com qui signale un procédé peu couteux, mais à petite échelle, mis en place par l'Université de Delft (Hollande).

Et, une question (je ne peux pas résister): pensez-vous que si nous nous mettons tous à boire l'eau des océans nous arriverons à réguler la montée des eaux promise par le réchauffement climatique!!!! Avis aux amateurs de problèmes mathématiques! (vous remplacez la baignoire par l'océan).

Crédit Illustration (et site très instructif) Toyama Council of Deep Sea Water.

Energies renouvelables...au boulot!

EnR

Le 17 novembre le MEEDDAT (Ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire) - dans le cadre de la 1ère semaine des énergies renouvelables, du bâtiment et la maîtrise de l'Energie - a annoncé les 50 points de son plan pour le développement des énergies renouvelables sur le territoire.

Rappelons que l'objectif est d'atteindre 23% de la part de la consommation d'énergie par des énergies renouvelables à l'horizon 2020.

Le programme est téléchargeable sur le site du ministère. Au programme, un développement accru du solaire photovoltaïque, de la géothermie, des bioénergies, de l'hydroélectricité, de l'éolien (mais mieux encadré), des simplifications administratives pour les particuliers comme les entreprises, et même un passage (et deux mesures la 46 et la 50) sur les énergies marines renouvelables.

Sur l'état des lieux (en métropole, les DOM et les TOM ne sont pas inclus), extrait de l'annexe au communiqué de presse:

En 2007, la production primaire de l’ensemble des énergies renouvelables (électriques et thermiques) s’élève à 18 Mtep (1), soit 13,2 % de la production nationale énergétique. Elle se répartit en 30 % (soit 5,4 Mtep) d’énergie primaire électrique (hydraulique, éolien et solaire photovoltaïque) et 70 % (soit 12,6 Mtep) d’énergie primaire thermique (solaire thermique, géothermie, pompes à chaleur, déchets urbains renouvelables, bois-énergie, résidus agricoles et agroalimentaires, biogaz et biocarburants).

(1) Mtep= millions de tonnes équivalent pétrole

La France arrive en 2e position en Europe en 2006 (Europe à 15), après l'Allemagne, dans la production d'énergies renouvelables (position due en grande part à l'historique de l'hydroélectricité). Du côté des énergies marines renouvelables nous avons vingt ans de retard sur certains pays! Et pour passer de 13.2% à 23% en l'espace de 11 ans, les efforts à déployer sont considérables. Car, comme toujours, il s'agit d'un ensemble de facteurs. Il faudra aussi utiliser plusieurs sources, ce que l'on surnomme le "mix énergétique" pour y arriver, et ce dont on retrouve l'illustration dans les 50 points en question.

Sans oublier le fait qu'il faut évidemment réduire en parallèle notre consommation de CO2...

Crédit Illustration

mardi 11 novembre 2008

Un nouveau site pour les activités maritimes

Allegans1 Une fois n'est pas coutume, un peu de publicité (familiale) pour un nouveau site, en l'occurrence, celui de mon frère, juriste, spécialisé en droit maritime. Occasion aussi de vous donner un (tout petit) aperçu de ce qui se passe côté juridique pour le développement durable et les océans.

YR Allegans Allegans, Activités maritimes, littorales et environnement marin, tel est son nom.

Formation, études, analyses, veille juridique, droit des pollutions, autant de domaines d'expertise auxquels entend répondre le réseau Allegans.

On y trouve une lettre d'information, dont le premier numéro est téléchargeable gratuitement sur le site; un blog, ENVAR (et un récent et très intéressant article, pour spécialistes, intitulé: Loi sur la Responsabilité Environnementale et rejets illicites à partir des navires : Avancées et incertitudes) , et bientôt une base de données, JURILIT, dédiée aux jurisprudences littorales.

Bien sûr, je suis de parti pris, mais on ne saurait trop rappeler l'importance, notamment pour le développement des énergies marines renouvelables de ce type d'expertise.

Petite explication pour les non spécialistes (et dans la limite de ma propre compréhension!): lorsqu'un projet s'implante aujourd'hui, immobilier ou industriel, sur le littoral ou en mer (ne souriez pas: immobilier pourrait bien être en mer un de ces jours futurs!), il faut au préalable obtenir des autorisations et prendre en compte tous les multiples paramètres qui entrent en jeu: impact sur l'environnement (faune, flore), interactions avec les activités préexistantes (pêche, aquaculture, activités portuaires, tourisme...), perception par les usagers, trafic maritime, etc...Sans oublier, les pollutions, accidentelles ou volontaires, véritable casse-tête juridique et vrai fléau international.

Or, le littoral et la mer ne sont pas des zones de "non droit", bien au contraire. La fameuse Convention des Nations Unies, dite de Montego Bay en est l'un des outils (cette convention aura 30 ans en 2012, avis aux amateurs de commémorations!) qui posent les bases de cette régulation:

Le 10 décembre 1982, la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer a été ouverte à la signature à Montego Bay (Jamaïque) et a fait l’objet, ce jour-là, du nombre record de 119 signatures. La Convention sur le droit de la mer — ou « Constitution de la mer » comme on l’appelle souvent — a été saluée comme l’un des instruments juridiques les plus importants du XXe siècle. Son champ d’application est vaste et couvre l’ensemble de l’espace marin et de ses utilisations, y compris la navigation et le survol, l’exploration et l’exploitation des ressources, la conservation des ressources biologiques, la protection et la préservation du milieu marin et la recherche scientifique marine.

Un article très complet est disponible sur ce site pour ceux qui veulent comprendre la base du découpage des différents accès, zones, etc...de la côte et de la mer: ce qui relève de l'international, ce qui relève de l'Etat, ce qui relève des collectivités territoriales.

Enfin, le concept et outil GIZC (Gestion Intégrée de la Zone Côtière), qui vise à prendre en compte quelqu'uns des différents facteurs énumérés plus haut, et à les intégrer en vue du développement durable de ces zones.

Bonne lecture et découverte de ce qui se passe sur les océans de la planète!

Crédit photos Allegans, avec l'aimable autorisation de leur propriétaire.

samedi 18 octobre 2008

Brest, the Town from Ipanema


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Non, ce n'est pas une douce mélodie (The Girl from Ipanema) mais une forte initiative en faveur du développement des énergies marines!

Hier à Brest l'initiative IPANEMA (Initiative partenariale nationale pour l’émergence des énergies marines) a été mise en lumière.

Le MEEDAT (ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de l'aménagement du territoire), l'ADEME (Agence de l'Environnement et la maîtrise de l'Energie), les régions Bretagne, Haute Normandie, Basse Normandie, Pays de Loire, PACA, Rhône Alpes, Ile de la Réunion, des entreprises ( EDF, DCNS, POWEO...), l'IFREMER (recherche), le CMF (Cluster Maritime Français) se sont rassemblés pour annoncer leur engagement de travailler ensemble à l'essort des énergies marines renouvelables. Un groupe de travail est constitué et devra remettre ses conclusions au printemps 2009.

Au milieu de tous ces cigles et abréviations, en clair cela veut dire qu'au sein de ce groupe (qui, peut-être sera amené à s'élargir) les principaux acteurs nécessaires à l'émergence des énergies marines renouvelables en France sont présents, accompagnés par l'Etat, sans qui rien n'est possible pour ce type de développement.

goeland

Hier aussi, j'écoutais pendant une conférence, le Préfet maritime de l'Atlantique (un marin donc) rapeller que 80% de l'économie mondiale passe par la mer... et surtout, rapeller trois mots "savoir, vouloir, pouvoir", tout trois nécessaires lorsque l'on veut faire avancer quelque chose.

Que j'interprète et résume ainsi: connaître la mer et ses ressources, savoir la préserver pour le futur, diffuser les connaissances; vouloir s'investir et se donner les moyens de réussir; pouvoir le faire avec les structures adéquates, l'ensemble des acteurs nécessaires et les moyens financiers adaptés.

Au passage, rappellons aussi que ce secteur des énergies marines est porteur d'emploi pour l'avenir dans de nombreux domaines.

Alors, si nous allons vers un monde marin et maritime engagé, vous l'imaginez, cela me réjouis!

Hier encore, j'ai eu l'occasion de passer une vingtaine de minutes (en travaillant!) devant un gigantesque aquarium tropical.

J'avais une vue en contreplongée par une baie vitrée sur les fonds blancs, des bancs de poissons multicolores qui "broutaient" les algues sur les arrêtes rocheuses, de grands requins dans une ronde assez peu rassurante à frôler la vitre...j'étais au même niveau qu'eux, c'est à dire sous la surface de l'eau, ce qui, d'une certaine façon, me donnait l'impression d'adopter leur "point de vue": un autre monde, parallèle au nôtre; d'autres formes, d'autres usages. Un monde vaste et fluide, celui de la planète bleue!

Le développement des énergies marines, s'il est mené comme il promet de l'être, devrait permettre de le respecter mieux, car aujourd'hui aucun projet n'est développé sans prendre en compte les impacts et l'interaction qu'il peut avoir avec l'environnement marin (et il serait temps, car si je vous raconte ce qui se passe sous l'eau avec nos rejets, déchets, transformations....sauvages).

Pour finir, je reviens vers Ipanema, et ne résiste pas à citer l'un des auteurs de la fameuse chanson, Vinícius de Moraes: « le paradigme de la Carioca pure et dure : une fille bronzée, entre la fleur et la sirène, pleine de lumière et de grâce mais avec un fond de tristesse, aussi portait-elle en elle, sur le chemin de la mer, le sentiment de ce qui passe, d'une beauté qui n'est pas seulement nôtre — c'est un don de la vie que son bel et mélancolique flux et reflux permanent. »Source Wikipédia

Autre info. sur Ipanema, article du journal Le Télégramme

samedi 11 octobre 2008

Semaine chargée

emploiaufeminin La semaine qui s'annonce va être chargée pour moi, puisqu'il s'agit de la semaine des entretiens Science et Ethique (12e édition) crée par la société qui m'emploie.

Quatre jours de rencontres, tables rondes et interventions sur le thème cette année de: Croissance bleue? patrimoine maritime, ressources et économies du littoral/ recherche, nouvelles compétences et nouveaux métiers de la mer.

En clair? Deux journées consacrées aux jeunes chercheurs et étudiants issus des sciences dites dures, mais aussi des lettres et sciences humaines. Et deux journées pendant lesquelles interviennent des experts (universitaires, chefs d'entreprises, élus...): historiens, biologistes marins, conservateurs de musées, industriel de l'énergie (marine renouvelable), journalistes, enseignants, spécialistes du patrimoine marin, géographes...

expo3B Avant cela, nous avons déjà organisé la semaine dernière et la précédente, des journées de découverte du patrimoine maritime pour les scolaires (primaires, collèges) dans le Finistère et dans les Côtes d'Armor (vive la gestion des cars de 150 élèves qui vont de lieu d'animation en lieu d'animation!). Ces journées sont gratuites pour eux et les partenaires des différents lieux sont bien souvent des passionnés sans qui nous ne pourrions organiser tout cela!

A ce stade, nous n'en sommes plus aux documentations et recherches diverses mais bien à la logistique...tout ceux qui connaissent un peu peuvent se faire une idée des doses d'adrénaline déversées dans mon organisme!

En fait, c'est un peu équivalent à l'organisation de tournages! Ou bien, à la fameuse image que j'affectionne des assiettes tournantes dans les numéros de cirque (souvent chinois): on donne une impulsion à l'une, puis la suivante, et ainsi de suite. Mais quand on arrive à la fin, il faut déjà relancer la première, puis la seconde, et ainsi de suite. Le tout en ayant un sens aïgu de l'équilibre!

Donc, jour et presque nuit, nous gérons (dans le désordre): les intervenants (qui n'envoient pas leurs power point dans les temps pour certains!), les nuits d'hôtels, les trajets, les badges, les plantes, les itinéraires, les présentations, les relances, les traductions, le site WEB, les blogs, les repas, les invitations, les angoissés...

Le tout pour moi en menant en parallèle une mission pour un autre organisme.

La journée "type" est un peu ainsi:

- Levée 4 ou 5H du matin

- Recherche et écriture de dossiers, et envois des premiers mails courriels.

- 8H au bureau (non s'en avoir réussi à emmener mon fiston au collège et surtout à l'avoir réveillé!)

- Ensuite non stop jusqu'à 18H30, 19H (en déjeunant au bureau avec mes collègues)

- Retour à la maison, dîner etc (sans oublier de vérifier les devoirs et de m'occuper de la paperasse familiale!)

- 21H ou 22H, à nouveau dans les dossiers et les mails si besoin.

- 23H ou minuit: dodo!

Lundi, aller-retour sur Paris pour couronner le tout!

Bon, mais en fait, j'aime bien ça! Je dois l'avouer. Ca va vite, il faut: réfléchir vite, s'adapter vite, anticiper. Et puis, cette future semaine sera, je l'espère riche en rencontres et en contenu (si j'arrive à me glisser dans un petit coin d'auditorium pour écouter!).

Après cela, un peu de calme sera le bienvenu et je pourrai vous donner d'autres nouvelles de la mer!

Programme

samedi 4 octobre 2008

Humeur Marine

hommetlamer

Etant immergée (sans jeux de mots) parmi les problématiques des énergies marines renouveblables à longueur de journées, envie de vous restituer ce qui s'y passe, étant entendu que ce point de vue est le mien et n'a de valeur qu'un regard à un temps T.

Je croise ou discute tous les jours avec des universitaires (biologistes, géomaticiens, juristes...), des enseignants (qui sensibilisent les jeunes générations à l'importance du milieu marin et à sa connaissance), des industriels, des écoles d'ingénieurs, des journalistes scientifiques, des marins, des pêcheurs, des ONG environnementales, des élus...

Je lis des publications (majoritairement en anglais, encore une fois), consulte les calendriers des manifestations qui se tiennent de part le monde, visionne des vidéos pleines de vagues, de turbines, de pales, de fonds marins; ingère des rapports denses (pas forcément indigestes), des études, des statistiques...

J'assiste, me semble-t-il à la naissance de ce qui pourrait bien être une industrie (de demain?) encore aux portes des R&D (recherche et développement) et prête à se déployer. Rappellons au passage que beaucoup des principes employés (comme l'énergie thermique des mers) ne datent pas d'hier et que depuis les années 60 des chercheurs étaient déjà en train d'inventorier et de dresser des scénarios pour le futur. Sans oublier les connaissances nécessaires à la conception, la mise en place et la maintenance de ces technologies en milieu marin, issues des compétences des constructeurs navals par exemple, ou des spécialistes de l'offshore.

Comme tout secteur "nouveau", celui des énergies marines renouvelables est aussi générateur d'emplois.

L'Europe par exemple oeuvre beaucoup au rapprochement des compétences, des capitaux, et à la mise en place de mesures qui favorisent le développement de ces recherches, et maintenant de leurs applications industrielles.

Le charbon et les pétrole (les énergies fossiles) appartiennent à l'ère de la révolution industrielle, celle qui est derrière nous; au cas où nous ne l'aurions pas remarqué, nous sommes passés à une autre ère; les énergies marines renouvelables en font partie. Elles ne résoudront pas tout (il faut par exemple penser à maîtriser et résorber ce que nous laissons derrière nous, comme les émissions de CO2; et je n'évoque même pas le nucléaire qui n'a pas dit son dernier mot), mais elles contribueront très certainement à renouveler les choses (dans "renouvelables", il y a renouveler, au cas où l'on ne le verait pas!).

Quant aux volontés politiques (gouvernementales) qu'en est-il? Dans le discours, plus ou moins volontariste, on retrouve les mots développement, synergies, collaborations, formation, impacts environnementaux (prise en compte des)...mais, pour pouvoir réellement donner de l'essort à tout ce qui précède, il faut aussi instaurer les conditions financières (lourdes pour certaines) de ce déploiement.

Un exemple précis (parmi d'autres), est ce que l'on appelle le "tarif de rachat", de l'énergie produite par ces sources. Pour les favoriser les gouvernements peuvent mettre en place (ce qui est déjà fait dans certaines régions) des tarifs préférentiels pour le rachat de l'électricité ainsi produite; ceci a une incidence directe par rapport aux coûts d'exploitation. Or, même ce type de mesures ne semblent pas acquises.

Et puis (je prêche pour ma chapelle), il faut aussi penser à communiquer: combien d'entre nous connaissent ces énergies et ce qu'elles représentent? Il serait peut-être nécessaire d'accompagner l'avenir par de l'information et de l'explication, non?

Et pour finir, une pub (trouvée ici), venue des Etats-Unis, version conquête de l'espace, très futée.

EDIT sur le tarif de rachat et une décision du Conseil d'Etat

samedi 20 septembre 2008

Energie des vagues

Connaissez-vous Pelamis? Ce grand serpent de mer écossais est bien connu des spécialistes puisqu'il est opérationnel depuis 2004. Il utilise l'énergie des vagues: le nez face à elles, dans la houle, semi immergé, il ondule avec elles et transforme le mouvement en énergie: des fluides hydrauliques (biodégradables) à haute pression sont pompés, accumulés et transformés via des générateurs d'électricité. L'électrécité est retransmise ensuite à terre via un cable sous-marin.

Ci-dessous, deux vidéos pour mieux comprendre ce fonctionnement (en anglais, mais explicites). Plusieurs Pelamis regroupés fournissent évidemment plus de puissance et des implantations de ce type sont en cours.

A noter également que la société Pelamis (anciennement Ocean Power Delivery) recrute (info sur leur site).

Et, pour finir, une vidéo spéciale "énergie marine"et vagues surtout! (un peu longue, mais tellement fascinante).

EDIT cet article (Enerzine) sur la mise à l'eau au Portugal des premiers Pelamis "commerciaux".

dimanche 7 septembre 2008

Sentinelles du littoral

sentinellerivage

Un titre qui m'a plu et l'occasion de faire découvrir une initiative intéressante.

C'est Thalassa qui ouvre sa rentrée avec cette thématique (sur le Web et à la télévision). D'abord (et aussi parce que je les connais) coup de chapeau: quand on existe depuis 1975, savoir se renouveler et être une force de proposition n'est pas toujours donné à tout le monde! Georges Pernoud est un passionné et garde son cap!

Sentinelles du littoral: un beau titre. La sentinelle: qui veille, qui guette, qui découvre, qui prévient. Quant au littoral: zone frontière, zone de toutes les rencontres. Les frontières m'ont toujours intéressé: lignes imaginaires ou bien trop réelles, mais aussi symbole de passage et de découverte de l'autre.

Ici, invite à explorer la rencontre de l'homme et de la mer, pour le meilleur (ou pour le pire!).

Et, au passage, une jolie phrase d'Eric Orsenna sur le site de l'émission (l'écrivain qui doit son pseudonyme au livre de Julien Gracq le "Rivage des Syrtes"...). Il dit que la mer n'est pas "qu'un lieu d'agrément, mais un lieu de savoirs".

Pour continuer:

Sur le Web, chacun peut envoyer ses images filmées ou ses photos sur le sujet. Il y a déjà de nombreux reportages en ligne.

L'acceuil

Les sujets

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