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Télé d'antan & Outils d'aujourd'hui

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mardi 2 décembre 2008

Une reconversion

PlateauTel est le thème du débat du mois de décembre sur RJ.

Comme aujourd'hui, 2 décembre, est réellement "le" jour anniversaire de ce blog, je trouvais qu'un billet s'imposait car c'est exactement ce que j'ai effectué depuis un an: une reconversion!

Je ne développerai pas ici un billet technique et/ou documenté - je pense que d'autres le feront avec talent -, mais plutôt une expérience.

Issue du monde de l'audiovisuel, dans lequel j'étais productrice, je travaille aujourd'hui dans le conseil et la communication scientifique, dédiés notamment aux énergies marines renouvelables.

Cette reconversion s'est effectuée de deux façons:

- avec l'aide de l'ANPE et de la Région;

- avec l'aide de mon réseau;

Avec l'ANPE, j'ai pu suivre une formation (outil intitulé "cheque-force" avec un financement de la Région Bretagne) de Webmaster. Il est évident que l'on ne devient pas Webmaster avec une formation d'environ 120 heures, mais cela m'a permis de mieux connaître certains outils; c'est également une valeur ajoutée dans mon CV côté communication et outils d'aujourd'hui: connaissance du Web, des blogs, des réseaux, des usages, que je continue à approfondir sur le Web francophone et anglophone. Cela a été un atout pour la société qui m'a recrutée.

Côté réseau: c'est celui d'où je viens (l'audiovisuel) qui m'a permis de faire un certain nombre de rencontres, y compris dans d'autres secteurs.

Après, il faut bien sûr savoir s'adapter (à d'autres usages, d'autres codes, d'autres méthodes), et apprendre, vite, et donc travailler beaucoup, mais c'est possible.

Il faut pouvoir arriver rapidement à un degré de connaissance d'un milieu professionnel, de ses acteurs, de ses enjeux, d'une certaine façon, en "rattrapant" le niveau, afin d'atteindre une certaine finesse de compréhension des stratégies et des actions. Il faut donc se documenter, pratiquer de la veille d'information, lire, écouter, observer, etc.

Pour tenter un bilan, provisoire, je dirai que le plus difficile en matière d'emploi et de reconversion est sans doute de faire valoir - ou plutôt faire comprendre - que l'expérience et les compétences acquises dans un milieu sont "exportables" dans un autre.

entretien d'embauche Entretien d'embauche chez Ikea (trouvé chez Blog à Tout Faire)

Cette démarche est facilitée lorsqu'elle se fait par "rencontre", elle l'est beaucoup moins si elle se fait, dans un premier temps, en réponse à une annonce . Je ne développe pas, je pense que l'on comprend pourquoi.

Ensuite, et c'est légitime, il est difficile de reconnaître les compétences et savoir-faire inhérents à une profession donnée si on ne la connais pas, ou pas bien.

Prenons la production audiovisuelle. Mes capacités en management ou en recherche de partenariats financiers sont assez facilement compréhensibles.

Le fait que je sois également une commerciale, l'est moins. Savoir vendre est pourtant l'une des grandes caractéristiques du producteur. La dimension communicante n'est pas non plus toujours évidente pour tous; pourtant, le métier de producteur consiste également à savoir passer des messages, des informations et/ou à savoir les traduire dans une forme compréhensible au plus grand nombre (parfois!). Un producteur est également créatif (voir innovant pour certains). Il suppose également des capacités d'écoute, voir d'empathie, et, dans le même temps, une certaine fermeté. Un esprit ouvert et attentif, la prise en compte de multiples critères, la remise en question et la détermination.

Bref. Il est cependant clair que la reconversion était ici possible - ce qui n'est pas toujours le cas - surtout en ayant déjà travaillé et comme producteur, et parfois comme auteur, dans la domaine des documentaires scientifiques.

Compte tenu du contexte dans lequel évolue le monde du travail d'aujourd'hui, il n'est pas exclu non plus que d'autres reconversions m'attendent (nous attendent, en tant que salariés, au même titre que la mobilité).

Si tel est le cas, ce seront autant d'aventures et d'investissements à mener! Mais, dans l'intérêt du plus grand nombre, plus elles seront accompagnées mieux elles se feront, car elles sont aussi parfois délicates (je pense aux personnes qui sont dans l'obligation de se reconvertir après avoir travaillé de nombreuses années dans un secteur donné).

Vague2

Crédit Illustration 1, et 2.

jeudi 27 novembre 2008

Qui a coupé le courant?

circulation_thermohaline

Une découverte faite aujourd'hui que je souhaite vous faire partager pendant cette semaine spéciale anniversaire (toutes les occasions sont bonnes!).

Elle est un peu compliquée à communiquer justement, car il s'agit d'un phénomène naturel et complexe. J'ai nommé de le upwelling et le downwelling!

De quoi s'agit-il? Je vais essayer de vous restituer ce que j'en ai compris (pardon aux experts pour les approximations).

Tout a commencé lorsque j'ai appris qu'un courant avait "disparu" (le long des côtes californiennes)...

Car ces phénomènes concernent la circulation des courants dans les océans, histoire complexe liée à de nombreux processus: températures, densité (et salinité de l'eau), rotation de la terre , vents et force de Coriolis, structure des côtes et des fonds marins, ...tout un programme pour l'Océan mondial (oui, c'est ainsi qu'il se nomme).

Il s'agit d'un phénomène dans lequel les masses les plus denses "coulent" et les plus légères vont en surface: les plus denses étant ici les eaux froides (et plus denses si elles sont chargées en sel) et les plus légères, les eaux chaudes.

Le couplage des deux (upwelling et downwelling) forme ce que l'on appelle la circulation thermohaline.Elle constitue d'immenses courants ascendants ou descendants à la verticale en différents endroits du globe. Pour citer quelques - courants de surface et courants profonds:

Les courants froids: comme le courant circumpolaire antarctique; le courant de Californie, qui est perturbé par l'apparition du courant El Nino. C'est celui dont je parlais au début: le courant El Nino (qui contribue au phénomène climatique épisodique du même nom) empêche la remontée des eaux profondes froides et riches en plancton qui permettent la pêche sur ces zones - ; le courant du Labrador; le courant du Benguela ( Afrique Australe) ...

Les courants chauds comme: Le Gulf Stream; Le Kuro-Shivo, le courant des Aiguilles (Océan Indien)....

L'importance de ces grands mouvements des océans se situe notamment dans la nature des eaux froides et chargées en nutriment qui constituent des zones de pêche concentrées; ils ont aussi une influence sur les migrations des poissons et, bien sûr, sur le climat des côtes qu'ils longent.

D'où les interrogations sur les effets du réchauffement climatique sur ces grands équilibres, si complexes.

Je ne vous livrerai pas ici les scénarios catastrophes, mais ce bref aperçu des grands courants de l'Océan est aussi une occasion de rappeler notre part de responsabilité en tant que locataires de la planète...

banc depoisson Ressources:

- Belles pages sur l'upwelling et les écosystèmes sur le site de l'IRD- Institut de la Recherche et du Développement.

- Explications claires et concises pour anglophones sur le site Ocean explorer

Crédit Illustration 1 (et ressource), et illustration 2

mardi 25 novembre 2008

Un peu de vocabulaire

babel2 Un an de blogging et...un tout petit peu plus de vocabulaire!

J'ai toujours aimé apprendre des langues différentes. Blog emploi oblige, petit rappel de mes connaissances linguistiques:

Allemand (6 ans, scolaire), Anglais (1ère langue, et poursuivi depuis avec passion!), Russe ( 2 ans scolaire - en fait 4 ans passés en 2 années pour faire la bascule de 3e à 2nde langue, et un 19 au Bac dont je suis toujours fière! - puis 2 ans aux Langues Orientales), Italien ( 1 an en université).

Que me reste-t-il de tout cela me direz-vous?

- Avant tout l'opportunité de découvrir et apprendre à comprendre des cultures différentes, leur histoire, leur géographie, les mentalités (et aussi de formidables rencontres).

- Pour l'Allemand, je le comprends toujours, mais ne le parle, ni ne l'écris plus.

- Pour l'Anglais, je le parle, je l'écris, je le traduis, je le lis (poésie, romans, articles scientifiques...) et je regarde avec délectations des séries en VO (sous-titrées ou non, cela dépend). Allez, pour cette semaine "anniversaire", je vous révèle un rêve: je voudrais aller à Londres spécialement au Globe Theater (le théâtre shakespearien reconstruit à l'identique) pour regarder une pièce...de Shakespeare bien sûr! Pas compliqué me direz-vous, mais je n'ai encore jamais eu la conjonction de temps et de moyens qui me permette de le faire.

- Pour le Russe: je le comprends, le parle un peu - dés que je croise un Russe, je ne résiste pas, je vais lui parler! - je suis passionnée par la culture Russe (mais j'aurai hélas du mal aujourd'hui à lire les grands écrivains dans le texte, et du mal à écrire aussi!). Je continue à suivre tout ce qui se passe dans ce pays.

- Pour l'Italien: idem que pour le Russe, et passion pour cette culture également. Là aussi, de magnifiques écrivains et un pays où je suis allée plusieurs fois, toujours avec bonheur!

Et, pour en revenir au vocabulaire acquis, en bloggant, j'ai découvert une autre langue, d'autres codes, une autre culture!

Par exemple, les commentaires (ou il faut souvent être synthétique et parfois, aller vite à l'essentiel):

- Sympa! Veut dire quelque chose entre j'apprécie et réussi;

- Excellent! L'un des must. Le bloggeur est vraiment content et approuve (et s'il rajoute; je vais faire un lien, alors là...et parfois, il ne dit rien et le fait quand même!)

- Les smileys: malgré les efforts pédagogiques déployés ici ou , je n'y arrive toujours pas et, un coup sur deux, laisse un smiley "raté" dans mes commentaires - le meilleur exemple étant :D

- Cool! Cool (mais pas trop sur les blogs emplois).

Sinon, il y a des choses qui viennent des MMORPG (massive multiplayers online role playing game), mais là, c'est souvent le domaine des ados et, comme j'en ai un à la maison, j'ai aussi beaucoup appris, parce que lorsque votre chère tête blonde vous embrasse en coup de vent en vous disant: "B'jour m'man, je vais upper dans cinq minutes, lol; y sont trop cools dans la guilde, mon meneur a pu revendre des dragosdindes et mes deux persos sont tops tu sais!" Il vaut mieux être au courant!!

Allez, je doute d'upper mon niveau aujourd'hui, mais j'espère que vous aurez passé un bon moment!

Crédit Illustration

dimanche 23 novembre 2008

Un an de blogging!

Artifice Cette semaine, ce blog a un an. Pour l'occasion, changement de décors! (n'hésitez pas à me donner votre avis). Je fais des essais.

Il y a un an j'ouvrais donc ce blog sur Régionsjob, sachant à peine à quoi cela pouvait servir (et comment m'en servir!). Deux cent vingt billets plus tard, j'ai découvert et appris beaucoup de choses. Et il m'en reste beaucoup à expérimenter!

Je vais sans doute me répéter, mais je rappelle pourquoi j'aime bien cette plateforme. Peut-être, finalement, si je devais résumer les choses en un mot, c'est d'abord parce qu'on y croise l'expression de vraies personnalités.

A travers les métiers ou les études, les recherches, les compétences, les talents, les doutes ou les interrogations, on a ici l'opportunité d'aller plus directement vers ce qu'est chacun.

En terme de collaboration, il y a aussi de quoi faire! Nous pouvons trouver chez les autres - à travers une recherche commune, celle d'un emploi qui nous convienne - beaucoup de ressources. Il y a ici une foultitude de spécialités, d'experts, de professions, ou tout simplement de témoignages.

Comme nous voulons tous nous présenter sous notre meilleur jour (non?!), c'est plutôt dynamique.

Vous croisez tout cela avec le fait que nous sommes apparentés (et identifiés) à des régions différentes, et vous obtenez encore un +.

Sans oublier les échanges et les liens qui se tissent et l'animation ou les infos (...j'en profite!).

J'arrête là ce billet car ce soir ici, à Brest, nous sommes sous des déluges d'eau (vous connaissez l'expression "il pleut des hallebardes"?!), et ma connexion internet n'arrête pas de sauter...mais j'essaierai de revenir dans la semaine pour continuer à publier des billets "spécial anniversaire"!

Bonne semaine.

Un petit jeu

C'est dimanche, alors juste un petit jeu, que beaucoup doivent connaître: Just Letters. Le principe est tout simple: vous déplacez les lettres pour écrire ce que vous voulez, simplement d'autres personnes font également la même chose! Allez-vous échanger ou vous chiper les lettres?!

Moi, cela me rappelle les "pâtes alphabet" de mon enfance! Celles avec lesquelles on traînait sur son assiette en formant des mots sur les bords!

Bonne découverte!

mercredi 19 novembre 2008

Grandes profondeurs...

Toyama

Petite présentation de ce qui pourrait bien devenir une nouvelle tendance en matière d'eau minérale!

En cherchant des informations sur l'ETM (énergie thermique des mers, qui fonctionne - grossièrement - sur le principe de la différence de température entre les eaux chaudes de surface (26-28°) et celles froides des profondeurs (4-5°)), je suis tombée dans sur la Deep Sea Water! L'eau des grandes profondeurs...Tout un programme.

En fait, en mettant en place les technologies qui permettent de produire de l'électricité à partir de l'ETM, on peut également la remonter à la surface (et la déssaler!) à des fins de consommation. Certains y ont aussi pensé en dehors des ETM.

Cette eau - en-dessous de 200 mètres de profondeur - serait riche en minéraux, et exempte de pollution et d'agents pathogènes...

Il semble qu'au Japon et à Hawaï cette eau se vende (cher) et que chacun veuille y goûter. Au Japon visiblement, l'idée ne date pas d'hier, le créateur Shu Uemura (très intéressant personnage des cosmétiques) a de longue date intégré cette eau dans certains de ces produits. L'eau est par ailleurs extraite à Muroto (Shikoku, Ouest du Japon) et une politique en faveur de ce type d'exploitation a été développée dés les années 1990 (également dans la région de Toyama (Chùbu, Ouest du Japon), l'un des sites pionniers).

A Hawaï (Etats-Unis donc, et île de l'enfance du nouveau président), le marketing semble très au point et efficace, la marque MaHaLo Hawaïi Deep Sea (trademark), possède un site très convaincant!

C'est vrai qu'en y regardant d'un peu plus prés, l'idée est séduisante: l'image positive des océans, les grandes profondeurs (et les mythes des origines de la vie), la pureté, la nature, etc. Pour ce qui me concerne, je ne peux m'empêcher de penser aux pollutions qui traînent quand même (atomiques et nucléaires dans ces parties du monde), mais, je n'y connais pas grand chose. Et puis Haiwaï et la Polynésie française sont distants de plus de 4.000 kms tout de même.

Avis aux fournisseurs d'eau minérales donc.

Au-delà de ces considérations commerciales, la problématique est toujours d'actualité, l'eau douce étant précieuse dans de nombreux pays du monde, il est question depuis longtemps d'arriver à la déssaler pour la consommer; les procédés semblent couteux (procédés thermiques ou osmose inverse) et, si j'ai bien compris, seuls les pays riches peuvent essentiellement s'offrir ces systèmes (comme les pays du Golfe par exemple); à titre d'information, cet article sur Enerzine.com qui signale un procédé peu couteux, mais à petite échelle, mis en place par l'Université de Delft (Hollande).

Et, une question (je ne peux pas résister): pensez-vous que si nous nous mettons tous à boire l'eau des océans nous arriverons à réguler la montée des eaux promise par le réchauffement climatique!!!! Avis aux amateurs de problèmes mathématiques! (vous remplacez la baignoire par l'océan).

Crédit Illustration (et site très instructif) Toyama Council of Deep Sea Water.

Energies renouvelables...au boulot!

EnR

Le 17 novembre le MEEDDAT (Ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire) - dans le cadre de la 1ère semaine des énergies renouvelables, du bâtiment et la maîtrise de l'Energie - a annoncé les 50 points de son plan pour le développement des énergies renouvelables sur le territoire.

Rappelons que l'objectif est d'atteindre 23% de la part de la consommation d'énergie par des énergies renouvelables à l'horizon 2020.

Le programme est téléchargeable sur le site du ministère. Au programme, un développement accru du solaire photovoltaïque, de la géothermie, des bioénergies, de l'hydroélectricité, de l'éolien (mais mieux encadré), des simplifications administratives pour les particuliers comme les entreprises, et même un passage (et deux mesures la 46 et la 50) sur les énergies marines renouvelables.

Sur l'état des lieux (en métropole, les DOM et les TOM ne sont pas inclus), extrait de l'annexe au communiqué de presse:

En 2007, la production primaire de l’ensemble des énergies renouvelables (électriques et thermiques) s’élève à 18 Mtep (1), soit 13,2 % de la production nationale énergétique. Elle se répartit en 30 % (soit 5,4 Mtep) d’énergie primaire électrique (hydraulique, éolien et solaire photovoltaïque) et 70 % (soit 12,6 Mtep) d’énergie primaire thermique (solaire thermique, géothermie, pompes à chaleur, déchets urbains renouvelables, bois-énergie, résidus agricoles et agroalimentaires, biogaz et biocarburants).

(1) Mtep= millions de tonnes équivalent pétrole

La France arrive en 2e position en Europe en 2006 (Europe à 15), après l'Allemagne, dans la production d'énergies renouvelables (position due en grande part à l'historique de l'hydroélectricité). Du côté des énergies marines renouvelables nous avons vingt ans de retard sur certains pays! Et pour passer de 13.2% à 23% en l'espace de 11 ans, les efforts à déployer sont considérables. Car, comme toujours, il s'agit d'un ensemble de facteurs. Il faudra aussi utiliser plusieurs sources, ce que l'on surnomme le "mix énergétique" pour y arriver, et ce dont on retrouve l'illustration dans les 50 points en question.

Sans oublier le fait qu'il faut évidemment réduire en parallèle notre consommation de CO2...

Crédit Illustration

dimanche 16 novembre 2008

Contact

Contact 12e semaine pour l'emploi des personnes handicapées, du 17 au 23 novembre 2008.

Plutôt que de développer ce qui sera très bien bien fait par ailleurs sur RJ, un billet dédié à la différence.

«Le contact, c’est l’appréciation des différences», Frederick Perls (psychanalyste).

Sans différence, pas d'intérêt. Tout serait uniforme et dans la norme. Dans le même temps, la norme rassure, elle permet de se rattacher à un cadre commun de références.

Notre regard tourné vers une personne handicapée porte l'empreinte de cette différence qui ne rassure pas.

D'abord, et bien souvent, par méconnaissance: Comment fonctionne-t-il/elle? De quoi va-t-il avoir besoin? Où sont ses faiblesses? Ses forces? Comment réagir? Va-t-il/elle "mal le prendre"?

Ensuite, et particulièrement dans le monde de l'entreprise: il/elle va-t-il/elle aller moins vite? Que se passe-t-il s'il/elle fait des erreurs? Comment lui dire? Comment l'accompagner?

Et surtout, bien sûr, il y a une multitude de handicaps: mal voyance, surdité, tétraplégie, traumatisme crânien....autant de spécificités, de besoins et d'approches différentes.

Alors, simplement: établissez d'abord le contact! Allez vers (l'autre) et laissez venir la découverte; acceptez de remettre en cause les idées reçues; acceptez, parfois, d'entrer dans un temps différent et parallèle; acceptez la surprise, le fait d'être désarçonné, bousculé, voir secoué; acceptez l'humour et, finalement, acceptez d'apprendre.

J'emprunte à BJC pour conclure, une chanson qu'elle connaît bien, que l'on cite souvent en pareil cas - mais c'est qu'elle sonne juste et pique au vif - et vous invite, pendant cette semaine à publier des billets partageant votre expérience, vos interrogations, des informations, ou tout simplement votre réflexion.


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Et puis, une fois n'est pas coutume, ci-dessous une dédicace pour D. qui se reconnaîtra.


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Crédit Illustration; dessin de Albert Tabaot (sourd).

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